Tue-moi à  en crever, de David Lapham

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Un soir, en rentrant chez lui, un pianiste de jazz, découvre le corps de sa femme, pendue au milieu du salon. Très vite, la thèse du suicide est retenue, mais la famille de la défunte ne veut pas en rester là  et pense que le mari a tout manigancé pour hériter de la fortune de sa femme. Peu après, notre pianiste retrouve, par l’entremise d’un ami, un ex-petite copine de lycée à  laquelle notre homme va très vite s’attacher. Et c’est là  que les ennuis vont vraiment commencer »
Véritable et vibrant hommage au polar noir (Dashiell Hammet, Jim Thompson, James M. Cain et tous les films hollywoodiens produit entre 1930 et 1950 et autres polars de la série noire Gallimard), Tue-moi à  en crever est bien à  l’image de ses modèles et reprend scrupuleusement les codes du genre avec une ambiance très noire, dans la quelle on retrouve évidemment les bars jazz, la femme fatale et venimeuse, les caîds, les cadavres qui s’amoncèlent au fur et à  mesure que le récit avance, et cette spirale infernale dans laquelle s’enfonce naîvement le héros… bref tout est réuni pour nous faire déguster un modèle du genre.
Et l’auteur ne lésine pas sur les moyens, avec notamment une mise en scène fluide et impeccable, un dessin noir et blanc magnifique et une utilisation des ombres et des lumières qui rappelle évidemment le cinéma noir de la grande époque.
Et même s’il n’y a rien de bien neuf dans tout ça, on trouvera mille raisons de saluer comme il se doit cette bande dessinée très prenante, impeccable de maîtrise par un auteur au style affirmé dont attend évidemment de nouvelles parutions en France.

[5.0]
Benoît Richard

Date de parution : 03/05/2006

Delcourt – 240p, 17.50€¬

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