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Hobotalk - Homesick for nowhere

hobotalk.jpgHomesick for nowhere est une des bonnes surprises de ce dernier trimestre. Soit un de ces albums dont on n’attend rien, de facture classique. Un second album de retour dont on a même oublié le premier essai. Un disque qui se hisse finalement au rang de ceux auxquels on revient pour leur discrète et simple beauté.

Comme beaucoup d’albums feutrés parus depuis quelques années, c’est à la maison qu’est né homesick for nowhere :quelque part entre la chambre et le living room de l’Ecossais Marc Pilley. Et se livre ici à une adaptation libre de la bio du groupe tant elle nous semble décrire aussi bien qu’on pourrait le faire nous-même, la structure de cet album charmant. «Chansons d’amours et d’humanité mises en musique jusqu’à coller au plus proche de l’ossature du message; musicalement comparable à la manière dont Raymond Carver quant à lui, rédige ses nouvelles. Le piano et la guitare acoustique créent les motifs clés, auxquels se marient de très proches harmonies et des mélodies qui cherchent à émouvoir » Si on est pas tout à fait satisfait de notre traduction, au moins on est à peu près sûr d’avoir tenté de rendre la substantifique moelle du discours de la méthode Hobotalk.

Reste qu’au-delà de la méthode, il y a l’objectif caché derrière ces titres qui viennent hanter les oreilles, imposer leur gimmick, ou leur charme intemporel. On se sent bien dans l’univers que définit Marc Pilley. Et sa voix ni suave ni croonante, mais pourtant bien présente, est le fil conducteur de notre ballade dans son petit monde. Faire découvrir un petit univers discret mais complet semble être la vocation de homesick for nowhere, s’excusant presque d’être là, dans son unité pas unitaire.

C’est d’ailleurs sans doute dans cette non-apartenance à aucun genre que ses situe un des atouts majeurs de ce nouvel opus. Hobotalk est un groupe de lisière. Lisière de folk pour ces titres portés par la guitare ; mais arrangés ensuite subtilement pour éviter le décharnement. Lisière de country pour cette façon de laisser poindre la mélancolie ; mais sans jamais revêtir un costume étriqué de cow boy, pas même celui de cow boy tout en réserve façon frères Nourallah. Lisière de rock pour les titres plus enlevés, où pointent les gimmicks ; mais sans jamais ni racoler ni lâcher les chiens. Lisière de croon enfin, surtout par l’organe Piley ; mais dont le classicisme simple et efficace évite toute comparaison avec la fêlure d’unElliot Smith ou la classe gominée et so british de Richard Hawley.

L’album s’avère du coup inclassable, mais pas de cette inclassabilité qu’on réserve aux bizarreries soniques. Non. Juste simple ; mais fondamentalement beau. Et, du coup, précieux.

Denis Verloes

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Talitres / Glitterhouse / Differ-ant

Tracklist
01. Homesick Pt. 1
02. These Times Sure Could Break Your heart
03. How It Is
04. Dream On
05. Homesick Pt. 2
06. Settin Fire To Flame
07. Fallin For You Again
08. People Keep On
09. Homesick Pt. 3
10. Between The Graveyard And Your door
11. Life Looks Better (Lookin At It through you)
12. Doesnt Life Go On
13. Homesick Pt. 4
14. Me Myself
15. Today
16. Homesick Pt. 5
17. Dont Say Goodbye

Date de sortie : 19 juin 2007
Durée : 47′ 32”

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Le site officiel
L’espace Myspace
Les vidéos via Google

Litlelight (nv. de mai 2007) sur Youtube

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