Chroniques Express 42
Sally Shapiro, Band of Horses, Junior Boys, Ai phoenix, Housse de racket, Les passagers, Mùm, Nancy Elisabeth, Bat for lashes, Alter Ego, Quince, Elektrons, Guillaume Eluerd, c/o Pop,BB Brunes, Joyeux Urbains
Sally Shapiro - Disco romance
Discrètement, sous une pochette qui rappelle les swinging sixties à la française en version Haribo, la Suédoise Sally Shapiro nous invite à l’écoute de Disco romance. Ecouter le disque, sans espoir d’ailleurs de la croiser sur scène, tant la blonde à l’identité réelle inconnue, semble timide. Sa musique, est faite d’un mélange de pop synthétique, et de bidouillages électroniques rafraîchissants. On songe à Saint Etienne, certes plus enjoué, via la voix de Sally Shapiro. On songe aussi à Dubstar (mais qui s’en rappelle?) pour les mélodies sucrées faussement naïves. Pas forcément l’album de l’année, mais un album de fille; bien agréable à écouter (3.0) Denis Verloes
Diskokaine / Klein - sortie mai 2007 - Un site officiel - L’espace Myspace
Housse de racket - Housse de Racket ep
Découverts dans le “CQFD” des inrocks Housse de Racket mise tout sur le tennis et l’imagerie 80’s, et joue en première partie de Phoenix, groupe d’ailleurs avec lequel ils partagent une certaine habilité à faire sonner la pop, soft, délicate et pleine de mélodies faciles. Mêlant l’humour décalé façon Stupeflip, name-dropping facile et références variété pop estampillée “1986″ aussi bien dans le son que dans le phrasé, le groupe divertit… sans prétention. Difficile de juger sur deux titres, mais rien qu’avec le tube “Housse de Racket”, on peut déjà dire que le groupe a réussi sont truc. (3.0) Benoît Richard
www.myspace.com/houssederacket - septembre 2007
Ai phoenix – the light shine almost all the way
Contrairement à la plupart de leurs petits amis venus de Norvège, le trio Ai Phoenix, lui, ne joue pas une musique froide et éthérée mais lorgne plutôt vers une country-folk que l’on jurerait estampillée made in USA, comme peuvent la faire, par exemple, les Walkabouts, Mazzy Star, Mojave 3 voire même Grandaddy dans ses moments les plus calmes. Disque du coin du feu dans maison en bois, “the light shine almost all the way” est un album chaleureux, réconfortant, conçu dans l’amour et l’amitié puisqu’on apprend que le groupe avait convié, pour l’enregistrement de es jolies chansons, quelques amis. Très abouti, l’album navigue entre country-songs intimistes et folk façon big band hippie avec un côté traditionnel très agréable. (4.0) Benoît Richard
GlitterhouseDiffer-Ant - sept. 2007
www.aiphoenix.no www.myspace.com/aiphoenix
Junior Boys - Last exit
On ne peut pas dire que ce premier album des Junior Boys, en tout point charmant, méritait pour autant un ressortie trois ans après sa parution initiale. Mais on imagine bien que Domino, suite au succès d’estime rencontré par le “So This Is Goodbye”, le second album du groupe paru en juin 2007, a voulu proposer uen session de rattrapage à ceux qui étaient passés à côté, à l’époque. Alors pour ceux-là et uniquement, on dira qu’avec ce premier lp, ce duo américain évoluait déjà dans une sphère house/electro/pop avec une musique un brin aseptisée, sans trop de personnalité qui rappelle un peu Depeche Mode, Pet Shop Boys, Royksopp… le talent en moins. On conclura donc en disant que le seul intérêt de cette re-parution réside dans ses bonus tracks avec deux jolis remixes signés Caribou et Fennesz. (2.5) Benoît Richard
Domino/pias - 2007 www.juniorboys.net
Band of Horses - cease to begin
Passé trop vite sur le premier album, me voilà confronté au second “cease to begin”, l’occasion de découvrir un groupe plutôt attachant formé par Ben Bridwell et Matt Brooke que l’on a connu par le passé sous le nom de Carissa’s Wierd. Malgré un côté un peu agaçant dans le chant qui a tendance à vouloir tout bouffer (genre Flaming Lips, Mercury rev…), le groupe propose un disque bigrement bien fichu, bien produit, et relativement court pour ne pas nous lasser. Composé de quelques tubes en puissance pour illustrer vos futures pubs ou séries américaines favorites, “Cease to begin” s’écoute sans mal et dévoile de titre en titre une belle richesses harmonique, des mélodies impeccables. Bref, de l’émo pop folk bien troussée, efficace qui fera sans doute son effet en cet automne 2007. (3.5) Benoît Richard
Subpop/Pias - oct. 2007 www.bandofhorses.com www.myspace.com/bandofhorses
bande originale : Les passagers
La bande son originale du spectacle “Les passagers”, spectacle créé par la compagnie La valise propose 7 compostions qui tranchent avec la représentation que l’on se fait habituellement de la musique de spectacles contemporains. Ici il faudra plutôt chercher du côté de Pascal Comelade, de Yann Tiersen, voire de la scène tronica européenne, avec des gens comme FS Blumm par exemple, pour essayer de trouver des correspondances avec la musique composée par Gabriel Fabing. Musicien, compositeur, multi-instumentiste, ce dernier donne vie à une musique très riche, pleine de douces harmonies… très évocatrice, à la fois intimiste et très ouverte sur le monde. Une musique qui peut s’écouter indépendamment du spectacle et qui, en tout cas, donne très envie de découvrir “Les passagers”. (4.0) Benoît Richard
autoproduit - 2007 contact : oucathopo@club-internet.fr le site de la compagnie La valise
Múm - Go Go Smear The Poison Ivy
Dans une formation qui n’a plus grand chose à voir avec celles des débuts et du désormais célèbre “Finally We Are No One” qui nous ramène quand même à 2002, Mùm fait évoluer sa musique doucement mais sûrement. Avec ce nouvel album, le groupe prend une nouvelle dimension, assumant complémenté l’aspect pop que revêt plus que jamais sa musique. Et on apprécie ! Surtout quand des titres comme “Moon Pulls”, par exemple, viennent rehausser encore un peu plus le niveau d’une tracklist déjà de grande qualité. Mêlant complexité et simplicité à la fois, ce quatrième album studio se révèle au final le plus direct jamais sorti par le groupe. On en conclura donc que le départ de Kristín Anna Valtýsdóttir aura permis au groupe (désormais recentré autour du duo Gunnar Örn Tynes / Örvar Þóreyjarson) de trouver de nouvelles voies, et surtout l’équilibre parfait entre musique bricolo et une pop décomplexée des plus tonifiantes.(4.5) Benoît Richard
FatCat/Pias - spetembre 2007 http://fat-cat.co.uk www.myspace.com/mumtheband
Nancy Elisabeth - Battle and Victory
D’abord connue sous le nom de Cunliffe avec un EP “The Wheel Turning King” en 200., Nancy Elisabeth se produit désormais sous son propre nom pour nous offrir une musique folk aux accents celtiques, voire moyenâgeux qui ne sont pas sans rappeler les élucubrations new folk (en moins barré !) de Joanna Newsom, ou encore la folk merveilleux de la revenante Vashti Bunyan. Et c’est donc sur Leaf, le label anglais toujours soucieux de bousculer nos habitudes musicales (Colleen, Efterklang, Murcof…) que cette jeune femme de 23 ans a atterri pour sortir ce “Battle and Victory”. Lumineux, parfois mystique, mais follement musical, ce premier album est une petite perle de musique vaporeuse, envoûtante, porté par une flopée d’instruments bigarrés (cithare indienne, dulcimer, bouzouki…). Un vraie curiosité. (4.0) Benoît Richard
Leaf label/la baleine - septembre 2007 www.myspace.com/nancyelizabethcunliffe www.myspace.com/theleaflabel
Bat for lashes - Fur and gold
Natasha Khan est anglaise et file doucement vers la trentaine. Sans doute comme des milliers/ millions d’entre nous. Ses influences musicales s’en ressentent. Du coup, elle place un premier album quelque part à la croisée des chemins entre Kate Bush pour ce petit côté eighties sombre; PJ Harvey pour ce côté femme libérée mais écorchée, Björk époque Debut pour ces bidouillages électro-rock qui évoquent human behaviour ou un Cocorosie moins intello. Sans oublier une pointe de Chan Marshall qu’on agite devant toute fille qui aurait un joli et douc brin de voix, capable de le jouer downtempo. L’album ne manque pas d’ambition et est même très souvent proche d’emporter la mise. Tout est là, tous les éléments de la photographie parfaite sont là. Mais on ne sait trop ni pourquoi, ni comment, ils ne parviennent jamais réellement à se mettre en place, à dépasser le “joli”, le “lisse” pour gagner ce petit supplément d’âme qui sied aux albums qui comptent. On remet dès lors notre rendez-vous à plus tard, et on attend de voir ce que donneront ces différents éléments, une fois mûris et mieux “ressentis” (3.0) Denis Verloes
Echo / Capitol - Sortie juillet 2007 - Le site officiel - L’espace Myspace
Alter Ego - Why not?!
Trois ans après le dernier album d’Alter Ego, Roman Flügel et Jörn Elling Wuttke remettent le couvert avec “Why not?!” soit une collection de titres qui ont autant à voir avec la moog musak de Jean-Jacques Perrey que l’electro-clash du label allemand Gigolo. Faisant suite à l’album “Transphormer” déjà sur le label Klang Elektronik, “Why not?!” Est un album pétillant, sautillant construit sur des sonorités drôlatiques (qui font couic-couic et pouet-pouet), mêlées à d’autres, plus abrasives, plus modernes. Et si tout ça parait un peu répétitif vu depuis le canapé, en revanche sûr qu’une fois sur le dance-floor cet album donnera sa pleine mesure . (3.0) Benoît Richard
Quince - En vision
Les petits labels font parfois les grands disques, c’est un peu la pensée qui nous vient à l’esprit à l’écoute de ce premier album signé du jeune Quince, un producteur techno hébergé par le label hollandais Delsin records qui pourrait bien connaitre un petit succès d’estime avec cette sortie. Assez proche des univers de gens comme Laurent Garnier, Carl Craig, Kenny Larkin ou encore Moodymann, Quince joue une deep techno/house, longue en bouche, jamais avare de mélodies, dans laquelle ressort un coté jazz très palpable. Pas forcément évident sur le 75 minutes que dure l’album, ces douze perles s’apprécieront surtout par petites tranches et se révèleront encore plus à travers des mixes ou autres compilations. (4.0) Benoît Richard
Delsin records/Nocturne - octobre 2007 www.delsin.org
Elektrons – Red Light Don’t Stop
Après avoir sorti le ep “Dirty Basement” et lesingle “Get Up”, les Elektrons, emmenés par Luke Cowdrey et Justin Crawford (par ailleurs tous deux DJs au club Electric Chair à Manchester) sortent enfin leur premier album intitulé “Red Light, Don’t Stop”. Album foisonnant, mélangeant les genres avec réussite (soul, jazz, pop, funk, disco, hip-hop et électro…), “Red Light, Don’t Stop” renvoie à la fois aux plans des artistes du label Grand central (Rae & Christian, Aim…) et au funk des années 80. Le résultat donne quelque chose d’assez fun, d’assez séduisant. Entre FM et Indie roots, le groupe parvient à trouver l’équilibre sans jamais tomber dans la vulgarité. (3.5) Benoît Richard
wall of sound/pias - 2007 www.wallofsound.net www.myspace/elektrons
Guillaume Eluerd - The year of The Dog
Malgré une pochette presque trompeuse (genre nouveau chanteur français) pas trop en adéquation avec la musique du garçon, “The year of The Dog” s’impose très vite comme un très bel album de musique pop folk, tellement bon, tellement bien fichu qu’on aurait presque peine à croire qu’il est l’oeuvre d’un jeune musicien français. Mais il faut se rendre à l’évidence, Guillaume Eluerd (qui s’est produit par le passé le pseudonyme de NIMP) a du talent, et les onze titres de son premier album sous son propre nom l’attestent. Guitares, voix, mélodies, arrangements… tout ici est placé sous le signe de la légèreté et de la douceur. Gentiment foutraque, un peu à l’image des albums de Herman Dune, “The year of The Dog” séduit de bout en bout grâce à une manière de faire la musique très libre, très séduisante. Et au final, on appréciera la grande diversité des morceaux rencontrés tout au long d’un disque qui figurera sans aucun doute en bonne place dans le classement des bons petits albums de l’année 2007.. (4.0) Benoît Richard
Fabriq - 2007 www.guillaume-eluerd.fr www.fabriq.net
c/o pop : festiva compilation 2007
Rares sont les compilations electro/pop liées à un festival ou à toute autre manifestation musicale à capter mon attention de bout de en bout. L’exception à la règle sera donc la compilation c/o pop, une sélection dans laquelle on découvrira 15 titres aussi intéressants les uns que les autres allant de l’électro sensuelle de Agoria au post-rock allumé de Battles. Un belle compil éditée par le festival Cologne On Pop qui chaque année convoque la crème de la scène electro/pop/rock actuelle. En 2007 étaient invités des labels comme Shitkatapult, Ed Banger, Tomlab, Morr Music, Stattmusik, Kompakt, Traum, ou encore Warp… l’occasion de découvrir quelques pointures de leur catalogues respectifs et surtout d’écouter une sélection de qualité et vraiment pertinente. (4.0) Benoît Richard
c/o pop/Nocturne - 2007 www.c-o-pop.de
BB Brunes - Blonde comme moi
Tiens Naast a déjà sorti un nouvel album ? C’est un disque de parodie? c’est quoi ? Une blague ? Ararar ararrarrfff. (0.0) Denis Verloes
Palass / Warner - sortie octobre 2007 - L’espace Myspace
Joyeux Urbains - Au bord de la gloire
Leurs chansons convoquent les histoires d’amitié, le temps qui passe, des love stroy… en vrac. Leur ton oscille régulièrement entre un Bénabar moins snob et un Hurlements de Léo moins strict dans la démarche. Quelque part entre les frères Volo tout seuls et les Wriggles (dont un compère les met d’ailleurs en scène), avec une pointe d’humour et de poésie façon Dick Annegarn un ton en dessous. Si l’album n’a pas trouvé grâce à nos oreilles, on sait qu’il existe pourtant un public fidèle à ce genre de groupes. On leur souhaite de tomber… le précipice de la gloire. (2.5) Denis Verloes
Opera music - sortie novembre 2006 - Le site officiel - L’espace Myspace


