Beirut – The Flying Club Cup

A sa sortie, le premier album de Beirut fut une vraie bouffée d’air, la sensation qu’un groupe pas comme les autres pouvait encore avoir sa place dans les playlists exigeantes de la planète pop et que la pop moderne, bricolo, baroque, exotique, intimiste, etc… n’était pas forcément destiné aux micro-labels pour fouineurs et nerds invertébrés.
« Gulag [...]

beirut.jpgA sa sortie, le premier album de Beirut fut une vraie bouffée d’air, la sensation qu’un groupe pas comme les autres pouvait encore avoir sa place dans les playlists exigeantes de la planète pop et que la pop moderne, bricolo, baroque, exotique, intimiste, etc… n’était pas forcément destiné aux micro-labels pour fouineurs et nerds invertébrés.
« Gulag Orkestar », apportait ainsi la preuve que faire rencontrer la musique sombre du génial dépressif Matt Elliott avec les images de Kusturica et les psalmodies de Thom Yorke ne pouvait déboucher que sur quelque chose de grand. Ecouté et réécouté, « Gulag Orkestar », devint vite un classique, hors du temps, et déjà on priait pour qu’il ne devienne pas aussi l’œuvre unique d’un artiste maudit ; un disque que l’on rangerait vite au rayon des trésors cachés de la pop.

C’est donc avec soulagement que l’on voit arriver en cet automne 2007, « The flying club cup », au combien digne successeur de « Gulag Orkestar ». Toujours aussi baigné cette ambiance d’auberge slave, la musique de Beirut prend avec ce second opus une nouvelle dimension et nous emmène plus loin encore que par le passé : en Orient, en Amérique du Sud ou ailleurs si affinité…

Plus harmonieuse encore, plus arrangée que par le passé, et plus seulement cantonnée à de la chambrette de Zach Condon, la musique de Beirut bénéficie aujourd’hui d’une orchestration à sa mesure, avec piano, violoncelle, accordéon, bouzouki, clarinette… une musique que l’imagine bien jouée par fanfare exaltée, poétique en diable, inarrêtable, prête à déverser sa mélancolie flamboyante tout au long de treize titres plus beaux les uns que les autres.

On espère simplement qu’à l’aube de ce second album, ce jeune Américain aura pu trouver son second souffle, et qu’il n’y laissera pas encore santé pour pouvoir encore nous emmener pendant longtemps dans ses voyages aux longs cours.

Benoît Richard

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4AD /Naïve

Tracklist :
01/ A Call to Arms
02/ Nantes
03/ A Sunday Smile
04/ Guyamas Sonora
05/ La banlieu
06/ Cliquot
07/ The Penalty
08/ Forks And Knives (La Fete)
09/ In The Mausoleum
10/ Un Dernier Verre (Pour La Route)
11/ Cherbourg
12/ St Apollonia
13/ The Flying Club Cup

Durée : 38’34
date de sortie : 9 octobre 2007

Plus+
www.badabingrecords.com
beirutband.com

flyingclubcup.com

Un Commentaire

  1. jeanmarie a ajouté ces quelques mots le 12 novembre 2007 | Permalien

    Artiste culte de chez culte… S’il n’y avait pas eu la sortie du dernier Cinematic Orchestra cette année, ça aurai été la meilleure chose entendue cette année 2007.
    Toutes les vidéos « à emporter » sont visible par là:
    http://flyingclubcup.com/spip.php?rubrique1

Un Rétrolien

  1. [...] Beirut : the flying club cup (4AD) [...]

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