Bonde do role – With lasers

bonde_do_role.jpgDécouverts par le DJ producteur américain Diplo, à  Curitiba au Brésil ; Bonde do role est signé chez Domino. Bien que le style dénote un peu sur le label qui les héberge, ces Brésiliens là  essaient de réitérer le succès d’autres déjantés lusophones : CSS ; en 2006. Certes leurs albums présentent de jouisseuses similitudes, mais leur musique n’est semblable en rien.

La simitlitude entre BDR et Cansei de ser Sexy est en fait essentiellement basée sur l’énergie qui se dégage du foutoir organisé que constitue leurs albums respectifs et qui, semble-t-il, donne toute sa démesure sur scène. Sur une présence féminine aussi : complètement désinhibée apparemment. Puis forcément un peu sur la provenance géographique et l’idiome portugais qui n’est donc plus réservé qu’au seul Seu Jorge.

Pour le reste, chaque groupe officie dans sa niche musicale. Celle de Bonde do role s’appelle baile funk. Le baile funk est un genre musical né au Brésil à  la fin des années 80, largement inspiré, – en fait traduit à  la mode lusophone des favelas- du genre Miami bass. l’ensemble s’accommode donc d’un style d’électro funk assez brutale, ravivée aux sonorités acérées qui rappellent ou bien le rock de Van Halen ou un punk rock plus bubblegum comme à  l’époque des Anglais de Bis. On y parle bien sûr des maux de la société et/ou des gangs (influence du rap américain et de la vie en cité oblige) puis, dans le cas de Bonde do role, on l’atîse surtout par une sexualité ouverte débridée et sans tabou. Ce qui fait d’ailleurs le sel, l’étincelle et l’incongruité du chant féminin de Bonde do role, et finit d’en assurer la caution  » stupre  » chère aux icônes punk.

l’ensemble une fois lancé sur la platine est une immédiate machine à  remuer son derche, de manière provocante, ou plus simplement, totalement éméché : sautillant frénétiquement sur la piste de danse. On essaie d’y résister, mais même le pied plâtré c’est impossible. C.’est lourdaud, jouisseur, totalement immédiat et diablement jouissif. Ca se consomme plutôt à  la bière qu’à  la margarita. Ce se vomit, sans doute aussi, le matin après une nuit d’excès corporels et un réveil dans un lit inconnu. Mais pendant les trente et quelques minutes durant lesquelles est lancée cette machine de danse pataude et provocante (avec ses lasers grossiers façon Spectreman, mais on s’en fout qu’est-ce qu’on en a à  foutre ») on profite de l’instant.

Carpe noctem. Il sera toujours temps de passer, plus tard, à  quelque musique plus sérieuse ou plus réfléchie. Du genre qu’on se gratte le menton en écoutant. Et de se demander un jour en rangeant la discothèque, c’est quoi cette substance collante qui reste sur le boîtier du CD.Une fois la soirée terminée, une fois le disque usé à  force de l’avoir utilisé, une fois oubliés les moments d’égarement que l’album a procuré.

Denis Verloes

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Domino / Pias

Tracklist

01. Danca Do Zumbi
02. Solta O Frango
03. James Bonde
04. Tieta
05. Office Boy
06. Marina Do Bairro
07. Divine Gosa
08. Gasolina
09. Caminhao De Gas
10. Geremia
11. Quero Te Amar
12. Bondallica

Date de sortie: 5 juin 2007
Durée:30′,4 »

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le clip »Office boy » sur Youtube

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