Architecture in Helsinki – Places like this

architecture.jpg » Si rien ne vous arrive à  l’écoute de Places like this : consultez. Quelque chose ne va pas.  » C.’est en ces mots que se termine l’annonce presse relative au nouvel album d’Architecture in Helsinki. Malheureusement pour l’auditeur, c’est un peu vrai. A moins d’être fan inconditionnel du groupe, on y retrouve peu des arguments qui nous ont fait encenser le précédent opus : in case we die. Quelque chose ne va pas, donc

S.’agit-il d’un rendez-vous manqué ou d’une nouvelle direction générale pour le sextuor australien ? Est-ce la conséquence de la notoriété, de la reconnaissance du public ou des pairs ? On ne sait pas trop. Toujours est-il que la vie d’Architecture in Helsinki a changé. Cameron Bird s’est installé à  Brooklyn, laissant James Cecil, Gus Franklin, Jamie Mildren, Sam Perry et Kellie Sutherland à  Melbourne. Il y a découvert la capitale, un autre style de vie, une quotidienneté différente et une proximité inattendue avec la communauté portoricaine de New York. Et comme la vie de Cameron a changé, la musique d’Architecture in Helsinki, composée désormais à  coup de messagerie instantanée et de FTP, a changé elle aussi.

Du coup, on ne retrouve plus vraiment le Architecture in Helsinki qu’on avait laissé en grande forme à  la sortie de l’excellent in case we die. En fait, c’est toute la direction artistique qui semble avoir changé. A notre humble avis pas forcément à  l’avantage du groupe. On a laissé un groupe à  tendance pop/rock, on le retrouve mélange de rock et de gros beats entre bourrins et patauds. La voix qui cherchait son chemin au milieu d’un foutoir de rythmes rock et pop, précédemment, est placée plus haut dans le mix, se pose en vecteur. Elle hésite du coup entre Mick Jaggerisation et Prince-ophilie. Bof pas assez fun tout ça. Est-ce aussi un des corollaires de la notoriété, le tout semble beaucoup moins direct, percussif, intrusif et balancé avec les tripes. Ici on se regarde, on s’écoute, et on balance un rock funky qui se voudrait B-52.’s mais peine à  seulement être lui-même, à  seulement dépasser le stade de l’anecdote un poil usante à  force d’être lisse. En fait, de ce qu’on appréciait, avec légèreté et humilité sur le précédent opus est devenu maladresse, excès de production et assurance un peu surfaite.

Du groupe qu’on aimait, ne reste en fait qu’une capacité à  introduire dans une mélodie, ici sur-formatée, des éléments qui viennent apporter un peu d’air frais, un peu de folie, un souffle d’originalité (on pense entre autres aux marimbas sur le titre introductif). Et encore, on a parfois même l’impression qu’ils se sentent obligés de déstructurer le titre, parce que c’est justement ce qu’on attend d’eux, la signature AIH en quelques sortes. Malheureusement, du fait d’une quête du rythme non rock, d’une production très léchée et d’un accroissement de la prise au sérieux de leur musique, même cette originalité dans la déstructure, ne suffit pas à  nous faire aimer un album même globalement assez fatigant.

Denis Verloes

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Tailem Bend / cooperative music / Warner

Tracklist
01. Red Turned White
02. Heart It Races
03. Hold Music
04. Feather in a Baseball Cap
05. Underwater
06. Like It or Not
07. Debbie
08. Lazy (Lazy)
09. Nothing’s Wrong
10. Same Old Innocence

Durée: 31′,5 »
Date de sortie:21/08/2007

Plus+
Le site officiel
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Les vidéos via google

Heart it races sur Youtube

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