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	<title>Commentaires sur : Les Promesses de l&#8217;ombre</title>
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	<description>Critiques musique, cinéma, littérature et bande dessinée</description>
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		<title>Par : FF</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/comment-page-1/#comment-188</link>
		<dc:creator>FF</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 20:25:58 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,
j’ai lu avec attention cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou à tout le moins participer d’une interprétation quelque peu hâtive. Le cinéaste canadien, même au sein d’une commande à visée plus commerciale que certains de ces précédents films, ne cède aucunement aux principes du “pur entertainment” comme il est écrit plus haut. La séquence du hammam en témoigne : quel cinéaste ayant pignon sur rue à Hollywood oserait filmer aujourd’hui une scène d’action aussi sèchement, sans la moindre esbroufe formaliste (le découpage de la séquence est admirable d’économie et de précision), avec un acteur complètement nu ? Violence refoulée d’un corps surexposé devenu proie et bourreau qui montre combien le cinéaste canadien excelle à détourner les conventions du film de genre et à opérer à l’intérieur d’un cadre qu’il rend inconfortable pour le regard. De même, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l’insondable ambiguïté du personnage joué par Vigo Mortensen, partagé entre deux mondes qui, littéralement, ne sont pas raccords ? Le motif de la peau, de l’écriture et de sa transcription sont d’ailleurs révélateurs de la complexité d’un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intérieur/extérieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le déchiffrage des apparences. Quant à la vision de Londres, elle me semble suffisamment étonnante de par son cosmopolitisme très fin de siècle et son brouillage des repères - éminemment politique - pour prétendre atteindre un certain réalisme décadent.
Bien à vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
j’ai lu avec attention cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou à tout le moins participer d’une interprétation quelque peu hâtive. Le cinéaste canadien, même au sein d’une commande à visée plus commerciale que certains de ces précédents films, ne cède aucunement aux principes du “pur entertainment” comme il est écrit plus haut. La séquence du hammam en témoigne : quel cinéaste ayant pignon sur rue à Hollywood oserait filmer aujourd’hui une scène d’action aussi sèchement, sans la moindre esbroufe formaliste (le découpage de la séquence est admirable d’économie et de précision), avec un acteur complètement nu ? Violence refoulée d’un corps surexposé devenu proie et bourreau qui montre combien le cinéaste canadien excelle à détourner les conventions du film de genre et à opérer à l’intérieur d’un cadre qu’il rend inconfortable pour le regard. De même, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l’insondable ambiguïté du personnage joué par Vigo Mortensen, partagé entre deux mondes qui, littéralement, ne sont pas raccords ? Le motif de la peau, de l’écriture et de sa transcription sont d’ailleurs révélateurs de la complexité d’un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intérieur/extérieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le déchiffrage des apparences. Quant à la vision de Londres, elle me semble suffisamment étonnante de par son cosmopolitisme très fin de siècle et son brouillage des repères &#8211; éminemment politique &#8211; pour prétendre atteindre un certain réalisme décadent.<br />
Bien à vous</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : maxime cazin</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/comment-page-1/#comment-183</link>
		<dc:creator>maxime cazin</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 12:15:08 +0000</pubDate>
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		<description>La complaisance sur la violence est un faux débat : ses scènes sont brutes, il n&#039;y a pas a priori d&#039;esthétisme là dessus, il montre comment la violence peut encore être très dur à avaler, alors que des films massacrent parfois plein de gens sans que ça soit choquant. Montrer cette violence c&#039;est justement ne pas la banaliser, mais la montrer comme elle doit être.
Et puis la violence chez lui, c&#039;est qqch qui rentre dans son idée de travail (corps et identité.)
d&#039;ailleurs, la scène du hamman est surement l&#039;une des plus belles et éprouvantes que j&#039;ai pu voir ces dernieres années :  elle rentre en plein dans l&#039;idée du film (identités multiples par les tatouages, trahisons et filiation car ces tatouages à nue montre son attachement aux vory, mais également le trahit) comme la synthèse de tout ce qu&#039;il y avait avant.
Et puis fait apparaitre cette nouvelle cicatrice, qui est celle du pouvoir. (juste après cela, il va devenir le Roi &gt; on ne sait pas si c&#039;est stratégique ou bien si c&#039;est machiavélique...)

maxime c.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La complaisance sur la violence est un faux débat : ses scènes sont brutes, il n&#8217;y a pas a priori d&#8217;esthétisme là dessus, il montre comment la violence peut encore être très dur à avaler, alors que des films massacrent parfois plein de gens sans que ça soit choquant. Montrer cette violence c&#8217;est justement ne pas la banaliser, mais la montrer comme elle doit être.<br />
Et puis la violence chez lui, c&#8217;est qqch qui rentre dans son idée de travail (corps et identité.)<br />
d&#8217;ailleurs, la scène du hamman est surement l&#8217;une des plus belles et éprouvantes que j&#8217;ai pu voir ces dernieres années :  elle rentre en plein dans l&#8217;idée du film (identités multiples par les tatouages, trahisons et filiation car ces tatouages à nue montre son attachement aux vory, mais également le trahit) comme la synthèse de tout ce qu&#8217;il y avait avant.<br />
Et puis fait apparaitre cette nouvelle cicatrice, qui est celle du pouvoir. (juste après cela, il va devenir le Roi &gt; on ne sait pas si c&#8217;est stratégique ou bien si c&#8217;est machiavélique&#8230;)</p>
<p>maxime c.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : FF</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/comment-page-1/#comment-182</link>
		<dc:creator>FF</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 23:51:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/#comment-182</guid>
		<description>Bonjour,
j&#039;ai lu avec intÃƒÂ©rÃƒÂªt cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou Ãƒ  tout le moins participer d&#039;une interprÃƒÂ©tation quelque peu hÃƒÂ¢tive. Le cinÃƒÂ©aste canadien, mÃƒÂªme au sein d&#039;une commande Ãƒ  visÃƒÂ©e plus commerciale que certains de ces prÃƒÂ©cÃƒÂ©dents films, ne cÃƒÂ¨de aucunement aux principes du &quot;pur entertainment&quot; comme il est ÃƒÂ©crit plus haut. La sÃƒÂ©quence du hammam en tÃƒÂ©moigne : quel cinÃƒÂ©aste ayant pignon sur rue Ãƒ  Hollywood oserait filmer aujourd&#039;hui une scÃƒÂ¨ne d&#039;action aussi sÃƒÂ¨chement, sans la moindre esbroufe formaliste (le dÃƒÂ©coupage de la sÃƒÂ©quence est admirable d&#039;ÃƒÂ©conomie et de prÃƒÂ©cision), avec un acteur complÃƒÂ¨tement nu ? Violence refoulÃƒÂ©e d&#039;un corps surexposÃƒÂ© devenue proie et bourreau qui montre combien le cinÃƒÂ©aste excelle Ãƒ  dÃƒÂ©tourner les conventions du film de genre et Ãƒ  opÃƒÂ©rer Ãƒ  l&#039;intÃƒÂ©rieur d&#039;un cadre qu&#039;il rend inconfortable pour le regard. De mÃƒÂªme, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l&#039;insondable ambiguÃƒÂ¯tÃƒÂ© du personnage jouÃƒÂ© par Vigo Mortensen, partagÃƒÂ© entre deux mondes qui, littÃƒÂ©ralement, ne sont pas raccords. Le motif de la peau, de l&#039;ÃƒÂ©criture et de sa transcription sont d&#039;ailleurs rÃƒÂ©vÃƒÂ©lateurs de la complexitÃƒÂ© d&#039;un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intÃƒÂ©rieur/extÃƒÂ©rieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le dÃƒÂ©chiffrage des apparences. Quant Ãƒ  la vision de Londres, elle me semble suffisamment ÃƒÂ©tonnante de par son cosmopolitisme trÃƒÂ¨s fin de siÃƒÂ¨cle et son brouillage des repÃƒÂ¨res - ÃƒÂ©minemment politique - pour prÃƒÂ©tendre atteindre un certain rÃƒÂ©alisme dÃƒÂ©cadent.
Bien Ãƒ  vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
j&#8217;ai lu avec intÃƒÂ©rÃƒÂªt cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou Ãƒ  tout le moins participer d&#8217;une interprÃƒÂ©tation quelque peu hÃƒÂ¢tive. Le cinÃƒÂ©aste canadien, mÃƒÂªme au sein d&#8217;une commande Ãƒ  visÃƒÂ©e plus commerciale que certains de ces prÃƒÂ©cÃƒÂ©dents films, ne cÃƒÂ¨de aucunement aux principes du &laquo;&nbsp;pur entertainment&nbsp;&raquo; comme il est ÃƒÂ©crit plus haut. La sÃƒÂ©quence du hammam en tÃƒÂ©moigne : quel cinÃƒÂ©aste ayant pignon sur rue Ãƒ  Hollywood oserait filmer aujourd&#8217;hui une scÃƒÂ¨ne d&#8217;action aussi sÃƒÂ¨chement, sans la moindre esbroufe formaliste (le dÃƒÂ©coupage de la sÃƒÂ©quence est admirable d&#8217;ÃƒÂ©conomie et de prÃƒÂ©cision), avec un acteur complÃƒÂ¨tement nu ? Violence refoulÃƒÂ©e d&#8217;un corps surexposÃƒÂ© devenue proie et bourreau qui montre combien le cinÃƒÂ©aste excelle Ãƒ  dÃƒÂ©tourner les conventions du film de genre et Ãƒ  opÃƒÂ©rer Ãƒ  l&#8217;intÃƒÂ©rieur d&#8217;un cadre qu&#8217;il rend inconfortable pour le regard. De mÃƒÂªme, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l&#8217;insondable ambiguÃƒÂ¯tÃƒÂ© du personnage jouÃƒÂ© par Vigo Mortensen, partagÃƒÂ© entre deux mondes qui, littÃƒÂ©ralement, ne sont pas raccords. Le motif de la peau, de l&#8217;ÃƒÂ©criture et de sa transcription sont d&#8217;ailleurs rÃƒÂ©vÃƒÂ©lateurs de la complexitÃƒÂ© d&#8217;un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intÃƒÂ©rieur/extÃƒÂ©rieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le dÃƒÂ©chiffrage des apparences. Quant Ãƒ  la vision de Londres, elle me semble suffisamment ÃƒÂ©tonnante de par son cosmopolitisme trÃƒÂ¨s fin de siÃƒÂ¨cle et son brouillage des repÃƒÂ¨res &#8211; ÃƒÂ©minemment politique &#8211; pour prÃƒÂ©tendre atteindre un certain rÃƒÂ©alisme dÃƒÂ©cadent.<br />
Bien Ãƒ  vous.</p>
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