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	<title>Commentaires sur : Les Promesses de l&#8217;ombre</title>
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	<description>musique, cinéma, romans, bande-dessinée</description>
	<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 19:18:51 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : FF</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/#comment-188</link>
		<dc:creator>FF</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 20:25:58 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,
j’ai lu avec attention cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou à tout le moins participer d’une interprétation quelque peu hâtive. Le cinéaste canadien, même au sein d’une commande à visée plus commerciale que certains de ces précédents films, ne cède aucunement aux principes du “pur entertainment” comme il est écrit plus haut. La séquence du hammam en témoigne : quel cinéaste ayant pignon sur rue à Hollywood oserait filmer aujourd’hui une scène d’action aussi sèchement, sans la moindre esbroufe formaliste (le découpage de la séquence est admirable d’économie et de précision), avec un acteur complètement nu ? Violence refoulée d’un corps surexposé devenu proie et bourreau qui montre combien le cinéaste canadien excelle à détourner les conventions du film de genre et à opérer à l’intérieur d’un cadre qu’il rend inconfortable pour le regard. De même, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l’insondable ambiguïté du personnage joué par Vigo Mortensen, partagé entre deux mondes qui, littéralement, ne sont pas raccords ? Le motif de la peau, de l’écriture et de sa transcription sont d’ailleurs révélateurs de la complexité d’un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intérieur/extérieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le déchiffrage des apparences. Quant à la vision de Londres, elle me semble suffisamment étonnante de par son cosmopolitisme très fin de siècle et son brouillage des repères - éminemment politique - pour prétendre atteindre un certain réalisme décadent.
Bien à vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
j’ai lu avec attention cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou à tout le moins participer d’une interprétation quelque peu hâtive. Le cinéaste canadien, même au sein d’une commande à visée plus commerciale que certains de ces précédents films, ne cède aucunement aux principes du “pur entertainment” comme il est écrit plus haut. La séquence du hammam en témoigne : quel cinéaste ayant pignon sur rue à Hollywood oserait filmer aujourd’hui une scène d’action aussi sèchement, sans la moindre esbroufe formaliste (le découpage de la séquence est admirable d’économie et de précision), avec un acteur complètement nu ? Violence refoulée d’un corps surexposé devenu proie et bourreau qui montre combien le cinéaste canadien excelle à détourner les conventions du film de genre et à opérer à l’intérieur d’un cadre qu’il rend inconfortable pour le regard. De même, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l’insondable ambiguïté du personnage joué par Vigo Mortensen, partagé entre deux mondes qui, littéralement, ne sont pas raccords ? Le motif de la peau, de l’écriture et de sa transcription sont d’ailleurs révélateurs de la complexité d’un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intérieur/extérieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le déchiffrage des apparences. Quant à la vision de Londres, elle me semble suffisamment étonnante de par son cosmopolitisme très fin de siècle et son brouillage des repères - éminemment politique - pour prétendre atteindre un certain réalisme décadent.<br />
Bien à vous</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : maxime cazin</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/#comment-183</link>
		<dc:creator>maxime cazin</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 12:15:08 +0000</pubDate>
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		<description>La complaisance sur la violence est un faux débat : ses scènes sont brutes, il n'y a pas a priori d'esthétisme là dessus, il montre comment la violence peut encore être très dur à avaler, alors que des films massacrent parfois plein de gens sans que ça soit choquant. Montrer cette violence c'est justement ne pas la banaliser, mais la montrer comme elle doit être.
Et puis la violence chez lui, c'est qqch qui rentre dans son idée de travail (corps et identité.)
d'ailleurs, la scène du hamman est surement l'une des plus belles et éprouvantes que j'ai pu voir ces dernieres années :  elle rentre en plein dans l'idée du film (identités multiples par les tatouages, trahisons et filiation car ces tatouages à nue montre son attachement aux vory, mais également le trahit) comme la synthèse de tout ce qu'il y avait avant.
Et puis fait apparaitre cette nouvelle cicatrice, qui est celle du pouvoir. (juste après cela, il va devenir le Roi &#62; on ne sait pas si c'est stratégique ou bien si c'est machiavélique...)

maxime c.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La complaisance sur la violence est un faux débat : ses scènes sont brutes, il n&#8217;y a pas a priori d&#8217;esthétisme là dessus, il montre comment la violence peut encore être très dur à avaler, alors que des films massacrent parfois plein de gens sans que ça soit choquant. Montrer cette violence c&#8217;est justement ne pas la banaliser, mais la montrer comme elle doit être.<br />
Et puis la violence chez lui, c&#8217;est qqch qui rentre dans son idée de travail (corps et identité.)<br />
d&#8217;ailleurs, la scène du hamman est surement l&#8217;une des plus belles et éprouvantes que j&#8217;ai pu voir ces dernieres années :  elle rentre en plein dans l&#8217;idée du film (identités multiples par les tatouages, trahisons et filiation car ces tatouages à nue montre son attachement aux vory, mais également le trahit) comme la synthèse de tout ce qu&#8217;il y avait avant.<br />
Et puis fait apparaitre cette nouvelle cicatrice, qui est celle du pouvoir. (juste après cela, il va devenir le Roi &gt; on ne sait pas si c&#8217;est stratégique ou bien si c&#8217;est machiavélique&#8230;)</p>
<p>maxime c.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : FF</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/#comment-182</link>
		<dc:creator>FF</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 23:51:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.benzinemag.net/2007/11/14/les-promesses-de-lombre/#comment-182</guid>
		<description>Bonjour,
j'ai lu avec intÃƒÂ©rÃƒÂªt cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou Ãƒ  tout le moins participer d'une interprÃƒÂ©tation quelque peu hÃƒÂ¢tive. Le cinÃƒÂ©aste canadien, mÃƒÂªme au sein d'une commande Ãƒ  visÃƒÂ©e plus commerciale que certains de ces prÃƒÂ©cÃƒÂ©dents films, ne cÃƒÂ¨de aucunement aux principes du "pur entertainment" comme il est ÃƒÂ©crit plus haut. La sÃƒÂ©quence du hammam en tÃƒÂ©moigne : quel cinÃƒÂ©aste ayant pignon sur rue Ãƒ  Hollywood oserait filmer aujourd'hui une scÃƒÂ¨ne d'action aussi sÃƒÂ¨chement, sans la moindre esbroufe formaliste (le dÃƒÂ©coupage de la sÃƒÂ©quence est admirable d'ÃƒÂ©conomie et de prÃƒÂ©cision), avec un acteur complÃƒÂ¨tement nu ? Violence refoulÃƒÂ©e d'un corps surexposÃƒÂ© devenue proie et bourreau qui montre combien le cinÃƒÂ©aste excelle Ãƒ  dÃƒÂ©tourner les conventions du film de genre et Ãƒ  opÃƒÂ©rer Ãƒ  l'intÃƒÂ©rieur d'un cadre qu'il rend inconfortable pour le regard. De mÃƒÂªme, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l'insondable ambiguÃƒÂ¯tÃƒÂ© du personnage jouÃƒÂ© par Vigo Mortensen, partagÃƒÂ© entre deux mondes qui, littÃƒÂ©ralement, ne sont pas raccords. Le motif de la peau, de l'ÃƒÂ©criture et de sa transcription sont d'ailleurs rÃƒÂ©vÃƒÂ©lateurs de la complexitÃƒÂ© d'un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intÃƒÂ©rieur/extÃƒÂ©rieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le dÃƒÂ©chiffrage des apparences. Quant Ãƒ  la vision de Londres, elle me semble suffisamment ÃƒÂ©tonnante de par son cosmopolitisme trÃƒÂ¨s fin de siÃƒÂ¨cle et son brouillage des repÃƒÂ¨res - ÃƒÂ©minemment politique - pour prÃƒÂ©tendre atteindre un certain rÃƒÂ©alisme dÃƒÂ©cadent.
Bien Ãƒ  vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
j&#8217;ai lu avec intÃƒÂ©rÃƒÂªt cette chronique qui ne me semble pas rendre justice au film de Cronenberg, ou Ãƒ  tout le moins participer d&#8217;une interprÃƒÂ©tation quelque peu hÃƒÂ¢tive. Le cinÃƒÂ©aste canadien, mÃƒÂªme au sein d&#8217;une commande Ãƒ  visÃƒÂ©e plus commerciale que certains de ces prÃƒÂ©cÃƒÂ©dents films, ne cÃƒÂ¨de aucunement aux principes du &#8220;pur entertainment&#8221; comme il est ÃƒÂ©crit plus haut. La sÃƒÂ©quence du hammam en tÃƒÂ©moigne : quel cinÃƒÂ©aste ayant pignon sur rue Ãƒ  Hollywood oserait filmer aujourd&#8217;hui une scÃƒÂ¨ne d&#8217;action aussi sÃƒÂ¨chement, sans la moindre esbroufe formaliste (le dÃƒÂ©coupage de la sÃƒÂ©quence est admirable d&#8217;ÃƒÂ©conomie et de prÃƒÂ©cision), avec un acteur complÃƒÂ¨tement nu ? Violence refoulÃƒÂ©e d&#8217;un corps surexposÃƒÂ© devenue proie et bourreau qui montre combien le cinÃƒÂ©aste excelle Ãƒ  dÃƒÂ©tourner les conventions du film de genre et Ãƒ  opÃƒÂ©rer Ãƒ  l&#8217;intÃƒÂ©rieur d&#8217;un cadre qu&#8217;il rend inconfortable pour le regard. De mÃƒÂªme, le dernier plan du film, bouleversant, ne met-il pas en exergue l&#8217;insondable ambiguÃƒÂ¯tÃƒÂ© du personnage jouÃƒÂ© par Vigo Mortensen, partagÃƒÂ© entre deux mondes qui, littÃƒÂ©ralement, ne sont pas raccords. Le motif de la peau, de l&#8217;ÃƒÂ©criture et de sa transcription sont d&#8217;ailleurs rÃƒÂ©vÃƒÂ©lateurs de la complexitÃƒÂ© d&#8217;un film qui se joue sur plusieurs niveaux antinomiques (intÃƒÂ©rieur/extÃƒÂ©rieur, dessus/dessous, centre/marge) et appelle le dÃƒÂ©chiffrage des apparences. Quant Ãƒ  la vision de Londres, elle me semble suffisamment ÃƒÂ©tonnante de par son cosmopolitisme trÃƒÂ¨s fin de siÃƒÂ¨cle et son brouillage des repÃƒÂ¨res - ÃƒÂ©minemment politique - pour prÃƒÂ©tendre atteindre un certain rÃƒÂ©alisme dÃƒÂ©cadent.<br />
Bien Ãƒ  vous.</p>
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