La trilogie noire : tome 3, Sueur aux tripes

trilogienoire.jpgMine de rien, voilà  une série qui se bonifie à  chaque parution d’un nouveau volume et c’est donc presque avec un regret que l’on en terminera avec cette trilogie où il sera difficile de dégager un tome tant les trois se tiennent. Trois livres dans lesquels on retrouve l’ambiance des polars de Léo Malet où les petites frappes et les loosers de tout poil sont condamnés à  la chute… pour notre plus grand plaisir de lecteur.

Adaptées par Philippe Bonifay, mis en image par Youssef Daoudi, les trois tomes (« La vie est dégueulasse » »Le soleil n’est pas pour nous » et enfin »Sueur aux tripes ») nous conduisent dans les tréfonds de l’âme humaine, dans ce qu’elle peut avoir de plus noire et de plus abjecte, mettant en scène des personnages sans foi ni loi, des ratés de la vie, souvent poussés vers le crime par l’attrait de l’argent facile ou pour les beaux yeux d’une fille trop attirante pour être honnête.

Sueur aux tripes, le dernier volet de cette trilogie nous fait découvrir Paulot, un petit voyou sans envergure, épris de la belle Jeanne, mais terriblement jaloux et qui en plus a la sale manie de voir apparaître, comme des hallucinations, un drôle de petit bonhomme à  moustache qui fait office de (bonne ou mauvaise ?) conscience. Un conscience qui va petit à  petit le conduire à  commettre des actes encore plus répréhensibles que d’habitude.

Fasciné par les plus bas instincts de l’homme, Léo Malet a toujours eu le don pour raconter des histoires sordides. Les eux auteurs reprennent ici le flambeau pour essayer de restituer au mieux cette atmosphère poisseuse qui se dégageait des romans du père de »Nestor Burma ». Et même si tout ça n’est pas d’une grand originalité et manque parfois un peu de personnalité, reconnaissons malgré tout que ces livres se lisent avec un certain bonheur.

Dans la veine des précédents tomes, ce dernier ne déroge pas à  la règle et nous plonge dans un polar noir efficace où toute forme happy end et de rédemption sont proscrits. Car ici les héros ont la mort qui leur colle à  la peau, et quoi qu’ils fassent, ils ne peuvent pas s’en sortir.

Benoît Richard

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La trilogie noire : tome 3, sueur aux tripes
Scénario : Philippe Bonifay
dessins : Youssef Daoudi
d’après l’oeuvre de Léo Malet
editeur : casterman
Collection : Ligne rouge
56 pages – 9.80 euros
publication : septembre 2007

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