Super furry animals – Hey Venus!

heyvenus.jpgQuelques mois à  peine après la digression musicale de leur frontman, parti à  la chasse au lion de sucre pop, voici que revient la formation galloise dans son ensemble.

Et si l’album n’est pas une surprise musicale, il est pourtant surprenant, au vu de l’histoire récente du groupe, qui nous avait habitués depuis rings around the world, à  aller tâter une forme presque intello de psychédélisme à  la galloise. Ce n’était pas pour nous déplaire non; on rangeait désormais SFA aux côtés de nos albums de Flaming lips et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. A peine pointaient les prémices de la redondance. Pas encore celles de l’ennui provoqué par une formule musicale trop rôdée. Mais on évoquait tout de même en vieux popeux qui se respecte, le temps où leur musique parlait plus aux tripes qu’au cerveau.

Alors, qu’est-ce qui a pu motiver: a) Gruff Rhys à  produire en solo un des plus beaux albums simplement pop paru à  la charnière de l’année? b) les SFA à  s’en venir re-tater le pop rock qui les animait entre Fuzzy logic et Radiator?

Ma réflexion? J’en doute. La nostalgie de l’époque où ils parcouraient l’europe des festivals perchés sur un char d’assaut relooké? La volonté de reprendre pied dans l’immédiateté de la pop, l’urgence du rock? Le besoin de revenir tâter des charts outre-Manche (ce qui expliquerait l’usage massif de l’Anglais au détriment du Gallois, au long de l’opus)?

Reste que quand il s’agit de faire bouger l’auditeur, SFA n’est pas en reste, sur ce nouvel album. Repiquant sur la formule de Radiator, les guitares libérées foncent à  l’assaut de chaque titre. Les gimmicks accrochent l’oreille, qu’ils soient partie de couplet, refrain guitaristique, ou discret accompagnement, à  peine perceptible derrière la décharge électrique.

On passe l’album à  fond, parce que c’est bon et que ça met en valeur le travail de production, d’autant plus efficace qu’il sait se faire discret. On le repasse pour détailler les petites subtilités que SFA disperse au fil des titres. Et encore une fois, parce que c’est bon et tout en humilité. Et encore une fois, encore une fois, encore une fois…

Denis Verloes

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Rough trade / V2 / Warner

Tracklist
01. Gateway Song
02. Run-Away
03. Show Your Hand
04. Gift That Keeps Giving
05. Neo Consumer
06. Into the Night
07. Baby Ate My Eightball
08. Carbon Dating
09. Suckers!
10. Battersea Odyssey
11. Let the Wolves Howl at the Moon

Le clip de Run-away sur Youtube


Date de sortie: 25 septembre 2007
Durée: 36′,4 »

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