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Liars - Liars

Liars.jpgA la bourre, pour parler d’un album paru fin de l’été 2007, mais peut-être encore assez tôt pour “ajouter au panier” en cette période de cadeaux hivernaux; voici le nouvel et excellent opus des Américains de Liars.

Sobrement intitulé Liars, cette galette éponyme est surtout un disque concentré, à l’instar de son titre. Ca aurait pu être un hasard créatif, mais chez Liars, il y a toujours un concept démiurge qui guide les voies musicales. Alors, quand ils décident de composer des morceaux plus reserrés, sans précepte préalable, mois alanguis dans une durée que n’osait ni la techno, ni le psyché rock… C’est aussi dû à un méthodologie particulière, à leur corps défendant.

Reserrer le propos, augmenter la dose de pop prescrite, laisser parler le pur kif, comme à 16 ans, en injectant le ressenti qu’on avait en écoutant OMD, Siouxsie et les Cure; et tiens tant qu’à faire: orienter la discussion sur le thème de la vie adolescente… Voilà le mécanisme directeur de ce nouvel album.

Enregistré au Planet roc studio, dans l’ancien Berlin est; où Angus Andrew a établi domicile laissant Aaron Hemphill et Julian Gross s’en retouner au Los Angeles originel -après une escapade New Yorkaise, et un intermède berlinois-

Du fait de sa concentration programmatique, l’album ratisse assez large et s’agrège désormais un public moins pointu, dont votre serviteur, plus séduit par la pop q’une stricte expérimentation.

Liars fait désormais partie des groupes qui prolongent l’histoire du rock plutôt qu’ils ne s’appliquent à la faire bégayer. On entend par là qu’ils ne piochent pas un style particulier et tentent ensuite de le mettre au goût et techniques du jour. Liars est un magma d’idées, d’impressions du passé, de possibilités logicielles, jadis trop intellectualisées pour votre serviteur, aujourd’hui rendues accessibles et pertinentes. Dans ce vivier à l’identité très affirmée, on repère pèle-mèle: l’ambiance claustrophobe du Faith des Cure, le psychédélisme d’Ummaguma des Floyd, l’énergie gothique de la BO du premier the crow, la lo-fi adrénalinée de Jesus and Mary Chain, l’électro métallique des premiers Depeche Mode, et un grosse tranche d’indus à la Trent Reznor… Mais la liste n’est pas exhaustive et dépend en partie du vécu de l’auditeur.

De cette concentration structurelle pétrie d’influences, sans en fac similer aucune, naît un grand album. A la fois de son temps, inscrit dans l’histoire, et utile à son renouvellement .

Denis Verloes

4.gif

Mute / EMI

Tracklist
01. Plaster Casts of Everything
02. Houseclouds
03. Leather Prowler
04. Sailing to Byzantium
05. What Would They Know
06. Cycle Time
07. Freak Out
08. Pure Unevil
09. Clear Island
10. Dumb in the Rain
11. Protection

Date de sortie: 20/08/2007

Plus+
Le site officiel
L’espace Myspace
Les vidéos via Google

Le clip de plaster casts of everything sur Youtube

Le clip de Houseclouds sur Youtube

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