French Cowboy – Baby Face was a French cowboy

Après la cessation des activités des Little Rabbits, Fred Pellegrini s’est lancé tête baissée dans l’aventure de la collaboration avec Helena Noguerra pour un Bang! par Dillinger Girl & Baby Face Nelson nourri d’influences western. Une aventure en duo qui l’a comblé et frustré tout à la fois, au point d’en perpétuer le concept en [...]

babyface_nelson.jpgAprès la cessation des activités des Little Rabbits, Fred Pellegrini s’est lancé tête baissée dans l’aventure de la collaboration avec Helena Noguerra pour un Bang! par Dillinger Girl & Baby Face Nelson nourri d’influences western. Une aventure en duo qui l’a comblé et frustré tout à la fois, au point d’en perpétuer le concept en solo, seul sous les projecteurs, avec French Cowboy.

Et en guise de Cowboy solitaire, Pellegrini manque un peu sa cible. Bien vite, c’est à peu près tout le line up des Rabbits (libérés de leurs obligations en qualité de robots après tout, aux côtés de Katerine) qui le rejoint dans l’aventure. Un groupe donc, qui nourrit les compositions à l’américaine de son ancien frontman avec sa couleur rock pop habituelle et sa légère distortion; quand bien même Pellegrini a décidé d’emmener sa petite troupe au far west.

Mixé dans les studios de Tucson Arizona, sous la houlette du producteur et ami Jim Waters, comme au bon vieux temps des Rabbits, la production lorgne, avec les mêmes artéfacts que les petits lapins, vers une forme volontairement plus inspirée par la folk américaine et la country.

French Cowboy évite pourtant l’écueil du banjo et du bottleneck glissé le long du manche. Une faute de goût que personne n’aurait pardonné à un cow boy français. C’est dès lors du côté de Jon Spencer qu’on a envie d’aller chercher quelques similitudes, dans une réinterprétation, contemporaine et rock, du blues originel.

Plus étonnant encore, ou finalement pas tant que cela, – si on l’éclaire à la lumière de la volonté de Pellegrini à produire une musique assez directe et des refrains efficaces – est le rapport assez immédiat qu’on ne peut manquer de faire entre la voix anglaise du French Cowboy, avec celle du britannique Damon Albarn. La comparaison tient, d’ailleurs, au delà de la seule ressemblance vocale. A côté d’une très grosse marque de fabrique « à la Little Rabbits« , dans ses moments les plus efficaces, Baby face Nelson was a french cowboy évoque le monde pop malin du Think Tank de Blur, mais aussi les salo(o)ns obscurs et enfumés, arpentés par The Good the Bad and the Queen.

Une vraie réussite, en forme de continuation, pour Pellegrini et les Rabbits; avec un seul bémol de chroniqueur lié à l’économie, affichée, des moyens. On est certes rangés à la conviction qu’une bonne pop song se satisferait d’un Yukulélé, il n’empêche qu’à plus d’un moment au fil de l’album on se prend à penser qu’un cuivre par ci une contrebasse par là ou quelques bidouillages de soutien ajoutés au duo guitare / voix n’auraient fait qu’aboutir encore plus des compositions déjà simples et entêtantes par nature. On s’en contente, d’ailleurs, parce qu’on est pas de ceux qui boudent leur plaisir, quand il se présente.

Denis Verloes

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Havalina Records / Discograph

Tracklist
01. Stranger
02. Shake
03. Happy As Can Be (Baryton: Mr Tidypaws In Tucson)
04. The Letter U
05. La ballade de Baby Face Nelson (feat. Barbara Pissere)
06. Leather Boots (Baryton: Mr Tidypaws In Tucson)
07. Second Skin
08. Supermarket
09. Dis-moi (Trumpets: 2 Jons In Tucson)
10. Share
11. Changes
12. Puke
13. Dream (Trumpets: 2 Jons In Tucson) + Hymne à la baise (feat. Barbara Pissere)

Date de sortie: octobre 2007

Plus+
Le site officiel Havalina / French Cowboy
L’espace myspace
Les vidéos via Google

La vidéo de Shake sur Youtube

Un Rétrolien

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