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Dan Deacon - Spiderman of the rings

Deacon.jpgL’américain basé à Baltimore vient d’achever sa douzième tournée, soit plus de 300 concerts en à peine deux ans. La sortie de son 8ème LP Spiderman of the rings, le premier distribué en europe avec le support tour qui s’impose, est pour nous l’occasion de faire connaissance avec un génial illuminé du bidouillage électronique.

Dan Deacon est dépositaire d’une attitude foutraque -ouh le vilain mot galvaudé par Libération - qui lui a fait gagner la reconnaissance du public qui l’a vu se produire. Véritable showman, l’air de rien derrière ses grandes lunettes et son t-shirt de récup’, ses performances le montrent “Zébulonant” (tournicoti, tournicota) derrière son laptop, ses pédales d’effet, son clavier et son vocoder; quand il n’est pas par ailleurs soutenu par un ami V J.

Difficile d’imaginer que le gaillard est par ailleurs titulaire d’un “master degree” en composition électro-acoustique. De même que les précédents auditeurs de ses plus sages et “composés” albums autoproduits précédents doivent un peu peiner à y reconnaître leur auteur favori, nageant dans son chaudron d’électronique bouillonante.

Premier réel pont entre sa connaissance de la musique et son activité de performer, Spiderman of the rings est une totale réussite. On rangera forcément son auteur dans la lignée de l’intelligent-techno du Aphex Twin de Richard D James ou des dignes rejetons du Mike Paradinas de Mu-ziq, ou peu importe le pseudonyme sous lequel il officie.

Soit de la bidouille qui, prise individuellement, a une joliesse ou une recherche sonore particulière; et révèle une efficacité pour la structure mélodique d’ensemble, une fois assemblée par le démiurge derrière les manettes.

Deacon se situe donc dans la lignées des figures de proues du label warp des années 90, avec une différence majeure: le passage du temps. Depuis lors, la stricte opposition musique électronique vs autres musique ne fait plus tout à fait sens. Daft punk est devenu roi de lapop, Timbaland a saucé le R n B de boucles électroniques, Les Strokes ont ramené les guitares à la mode, Babyshambles les punks. Gnarls Barkley a fait un carton pop avec de l’électronique et même les ados en jean slim et Tektonik font pêter une crête façon no future. De cette marche du temps Dan Deacon retient une capacité à ordonner son mélange de genres. Il parvient à amener le chant rock dans une structure intelligent tech’, à amener la structure d’une musique de film ou d’un stage diving de rockeur à l’intérieur d’un agencement sonore sinon frigide, bref à amener la vie et une bonne dose de déconnade jouissive dans une série de morceaux qui ne se prennent pas la tête à l’écoute, parce que son auteur se l’est prise lors de la composition. Une réussite effrayante de simplicité et totalement addictive.

Denis Verloes
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Carpark / Melodic/ import

Tracklist

01. woody woodpecker
02. the crystal cat
03. wham city
04. big milk
05. okie dokie
06. trippy green skull
07. snake mistakes
08. pink batman
09. jimmy joe roche

Date de sortie:21/11/2007

Plus+
Le site officiel
L’espace Myspace
Les vidéos via Google

La vidéo de Crystal Cat via Youtube

Un commentaire pour “Dan Deacon - Spiderman of the rings”

  1. Ju Dit:

    Bonjour,

    Excellent ce disque, une autre chronique sur ce site :

    http://www.desoreillesdansbabylone.com/2008/02/dan-deacon-spiderman-of-rings-2007.html

    Bonne continuation,

    Ju.

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