Cocosuma – We’ll drive home backwards

Comme le dit la bio du groupe, quelque chose a changé chez les Parisiens de Cocosuma. Quelque chose dû à la fois au départ de Kacey, la chanteuse, mais aussi à un repositionnement minutieux sur la carte musicale du genre abordé. Oui, certes la chanteuse démissionnaire a emporté sa voix, sa soul. Elle a laissé [...]

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cocosuma_1.jpgComme le dit la bio du groupe, quelque chose a changé chez les Parisiens de Cocosuma. Quelque chose dû à la fois au départ de Kacey, la chanteuse, mais aussi à un repositionnement minutieux sur la carte musicale du genre abordé.

Oui, certes la chanteuse démissionnaire a emporté sa voix, sa soul. Elle a laissé le duo restant avec un choix tactique de continuation, que n’a pas totalement réussi un Morcheeba ou un Sneaker Pimps, par exemple, quand ils ont été confrontés à la même problématique.

D’ailleurs, continuer dans la stricte lignée de Reindeer show the way ou we were a trio, avec la venue de la londonienne Amanda, avec sa voix un peu blanche, émanation de quelque Portishead de seconde zone ou de Hooverphonic parisianiste aurait conduit à la déroute. C’est ce qu’a bien compris Cocosuma qui, du coup, évite l’écueil.

Comment? Simplement (pas sûr) en se transformant. En passant de la version électronique à la version rock. En transmutant sa pop « rêveuse et sincère », jadis électronique, arrangée à coups de bidouillages et de bleep, pour la faire passer à quelque émanation contemporaine d’une pop ’60′s mid et downtempo. Une musique à instruments, composée pour être servie dans son lit d’arrangements, classieux, classe, éthérés mais surtout: analogiques, donc proches du son live, mais en plus beau, en mieux produit.

Et, si tous les titres ne revêtent pas leur habit d’indispensabilité à l’histoire de la pop musique; la fraîcheur des jeunes filles en fleur y côtoie les sombres introspections, en des moments musicaux jamais désagréables. On navigue toujours entre pop immédiate et évocation de Julie Cruise ou des Cranes (mais pas goths’). C’est d’ailleurs à l’exact croisement des accalmies et de l’énergie pogotante que Cocosuma convainc le plus et finit par remporter la mise.

Denis Verloes
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3rd side records / Discograph

Tracklist
01. you are my sunshine (intro)
02. Charlotte’s on fire
03. twilight zone
04. cinders
05. rec74
06. suffragettes
07. my my my
08. lady in waiting
09. oh Ruby sun
10. athletes !
11. Polly (has my disease)
12. the verve were right
13. broken glass

Date de sortie: 28/01/2008

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La vidéo de Cinders sur Dailymotion

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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