Coming soon – New grids

La méthode la plus simple pour décrire la musique de Coming soon consiste à la positionner immédiatement dans la lignée du nu folk américain. Ce serait oublier la composante importante, sinon essentielle: les zigues sont français. Et une seconde par ailleurs: ils ont élargi le format du combo classique, de quatre à sept membres, qui [...]

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comingsoon.jpgLa méthode la plus simple pour décrire la musique de Coming soon consiste à la positionner immédiatement dans la lignée du nu folk américain. Ce serait oublier la composante importante, sinon essentielle: les zigues sont français.

Et une seconde par ailleurs: ils ont élargi le format du combo classique, de quatre à sept membres, qui occupent l’espace de la pochette du disque aussi efficacement que le corpus musical qu’ils abordent. Notamment sur scène où leur réputation de grand messe énergique les précède sur les routes de France. Des routes de France, New York, Berlin et Washington où ils croisent un André Herman Düne qui les rejoint sur scène, et une Kimya Dawson qui collabore un temps avec le jeune Leo Bear Creak (ah oui parce que je vous ai pas raconté… si on regarde la moyenne d’âge du groupe, on navigue entre 15 et 25 années au compteur).

Musicalement, on oscille entre extase folk aux acouintances quasi psychédélique, et noirceur énergique du Velvet Underground, judicieusement placé dans la bio. Géographiquement, le rock à chapeau de cow boy lutte -et le mag Magic! a abondemment glosé l’image- avec un versant Pop plus anglophile ou européen, relayé notamment par les occurrences féminines et leurs inflexions de voix au fil de new grid.

La composante joviale, pop, dépoussière une systématique folk, rebalisée depuis longtemps, en fait depuis qu’Adam Green d’un côté ou Sufjan Stevens de l’autre, sont adulés des indés. Elle illumine l’usine du Velvet. Elle rappelle tout à la fois le Giant d’Herman Düne et la discographie complète de Papas Fritas.

Et la grande force du septuor, est de laisser libre cours à ses tendances, ou aux richesses vocales et d’écriture de ses protagonistes, taquinant au fil des titres, plutôt l’un ou l’autre des versants de ses capacités. Le mélange est une des grandes force d’un new grid pourtant très cohérent dans son unité d’album. Les titres peuvent vivre individuellement, mais gagnent à être écoutés dans l’ordre imaginé par le groupe. On ne s’ennuie jamais, tant le terme « variété » est ici appliqué dans son acception initiale. Mieux, au gré des préférences de l’auditeur, les titres se dévoilent sous leurs différent visages. Jamais chiant. Toujours immédiat. On y aime soit le genre musical, soit la mélodie accrocheuse, soit le « zeitgeist » , soit la voix, soit la richesse du mixage, soit la pertinence de l’instrument, soit le classe de l’arrangement…

Denis Verloes

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Kitchen/Pias (France)/ Bang (B)

Tracklist

01. memento mori
02. wolves in the city
03. Jack Nicholson style
04. see the future
05. broken heart
06. home from the blues
07. bright tides
08. private tortures
09. big boy
10. music from the ceiling
11. time bomb
12. new territories
13. Howard’s mood
14. what you’ve left behind

Date de sortie:
4 février 2008

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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