The Hoosiers - The trick to life
Une chose est claire, à l’écoute de l’album de The Hoosiers: les Britanniques ne révolutionneront pas l’histoire de la pop. Il n’empêche qu’à l’instar de The Servant ou même Muse, on préférera toujours une heavy rotation de ce genre de musique sur les ondes de France, de Navarre et du royaume que les insupportables BB Brunes et consorts sans talent.
Parce qu’à défaut d’une réelle remise en question d’un genre délavé, les popeux de The Hoosiers font pourtant montre d’une connaissance vaste de son histoire récente et parviennent à imposer une identité de groupe ainsi qu’une signature vocale (Irwin Sparkes) immédiatement reconnaissable.
Cette voix, qui d’ailleurs agacera les ardents détracteurs, miaule comme Robert Smith ou tente d’aller batailler (présomptueux va!) avec celle de l’ange déchu du Mississipi: Jeff Buckley.
On a hésité longtemps à savoir si on arrivait à la supporter ou si elle nous insupportait. On a fini par se ranger à ses côtés, surtout lorsqu’on s’est rendu compte qu’elle était le vecteur d’entrain du groupe, le monsieur Loyal présentateur des refrains… Et qu’on s’est aperçu, non sans quelque étonnement, qu’on revenait assez souvent à cet album plutôt festif, vissé sur les oreilles même le jour d’aller signer une lettre de licenciement chez notre patron de l’époque.
Musique pop d’agrément, cette définition sied finalement assez bien à l’opus des Hoosiers qui musicalement se définit à l’instar de la voix de son frontman. On est positionné ici, quelques heures après la sortie du Kiss me, Kiss me, Kiss me des Cure. Puis téléporté en 2008. Le voyage en hyperespace laissant quelques marques: une production archi clinique, un disque de major où certains titres font office de second couteau justifiant le prix de l’album, des guitares électriques plus prééminentes remontées dans le mix, le regain d’intérêt pour un riff virtuose, l’appui un peu surfait sur la composante punk et le formatage “pour plaire au chaland”.
Reste que The Hoosiers, appelé à une large reconnaissance radiophonique a au moins trois mérites pour les familiers de ce site: un évident plaisir plaisantin à proposer sa méthode Assimil de la pop grand public, une évidente réussite -avec ses gros sabots- de la poignée de single étandards, et un plaisir d’écoute façon chewing gum à la fraise: mastiqué en accompagnant une ballade où un passage de serpillère, trompe-faim mais pas vraiment nourrissant et plutôt sympa à échanger pendant le pallot à la salle des fêtes.
Denis Verloes
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RCA / SonyBMG
Tracklist
01. worried about Ray
02. worst case scenario
03. run rabbit run
04. goodby Mr A
05. a sadness runs through him
06. clinging on for life
07. cops and robbers
08. everithing goes dark
09. killer
10. the trick to life
11. money to be made
date de sortie (F): 22 octobre 2007
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