Hooverphonic – The president of the LSD golf club

Depuis les prémices de leur carrière musicale, arrivés discrètement de Sint Niklaas (Saint Nicolas) en Flandres, les Belges de Hooverphonic ont résolument positionné leur électro, subrepticement arty, sous les auspices internationaux. Un positionnement qui ne se dément pas, à l’heure de leur nouvel album qui réussit la gageure de perpétuer une même formule, sans en [...]

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hooverphonic.jpgDepuis les prémices de leur carrière musicale, arrivés discrètement de Sint Niklaas (Saint Nicolas) en Flandres, les Belges de Hooverphonic ont résolument positionné leur électro, subrepticement arty, sous les auspices internationaux. Un positionnement qui ne se dément pas, à l’heure de leur nouvel album qui réussit la gageure de perpétuer une même formule, sans en user aucun des rouages

Et c’est peut être parce qu’ils se perpétuent d’année en année, et d’album en album en ne modifiant que les éléments qui se nourrissent de l’air du temps, qu’Hooverphonic, continue à intéresser les amateurs de chill en mid tempo autant que les pubards et metteurs en son qui trouvent, dans la musique du groupe, suffisamment de grain à moudre dans ces bandes originales de films imaginaires.

The president of the LSD golf club ne fait pas exception. Alex Callier, Raymond Geerts et la voix à peine voilée de Geike Arnaert y font une fois encore mouche; avec un album de facture archi-classique qui pourtant ne met que quelques minutes à imposer une ambiance particulière. Une atmosphère chère à Lynch et Sofia Coppola. Qui conviendrait parfaitement à un voyage en mini tracteur ou à une héroïne en slip coincée dans sa chambre d’hôtel nippon.

Ou a un club de golf sous acide arpentée par les protagonistes de la série Pushing daisies tiens. Comprenne qui pourra, on ne lèchera pas plus longtemps la métaphore.

A côté de cette plongée dans un petit monde autonome, classiquement efficace, on s’amuse à repérer les particularités du cru 2008. La guitare gagne ici en patine de blouson noir et occupe les avant-scène comme jamais: riffs et solos mis en évidence. Puis, il y a cette sonorité d’orgue qui ponctue le propos comme un fil rouge psychédélique … Et ce rythme un poil plus rock, moins pop et à peine plus enlevé qu’à l’accoutumée. Ainsi Hooverphonic paie son petit écot à une vague/ vogue électrisée.

Reste que malgré cette petite touche contemporaine qui éloigne l’auditeur de la redondance formelle, c’est bien Hooverphonic, son petit monde aux portes de l’éther, qu’on prend plaisir à rechercher et trouver.

Et notre 18 trous en compagnie du président d’un club de golf sous acide occupe notre dimanche au vert.

Denis Verloes

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Columbia / SonyBMG

Tracklist
01. Stranger
02. Watt
03. Expedition Impossible
04. Circles
05. Gentle Storm
06. Eclipse Song
07. Billie
08. Black Marble Tiles
09. Strictly Out of Phase
10. Bohemian Laughter

Date de sortie (F):19 mai 2008

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Les vidéos via Google

La vidéo de Expedition Impossible via Youtube

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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