Zita swoon – Big blueville

Stef Kamil Carlens est suicidaire. Un peu. Enfin, musicalement parlant s’entend. A la tête d’une formation estampillée flamande, l’Anversois tente de remporter la mise dans la langue de Molière. A l’heure où l’ex acolyte Barman, publie un nouveau Deus avec force fracas fomenté par un quotidien belge en manque de lectorat, Zita Swoon sort dans [...]

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zitaswoon.jpgStef Kamil Carlens est suicidaire. Un peu. Enfin, musicalement parlant s’entend. A la tête d’une formation estampillée flamande, l’Anversois tente de remporter la mise dans la langue de Molière.

A l’heure où l’ex acolyte Barman, publie un nouveau Deus avec force fracas fomenté par un quotidien belge en manque de lectorat, Zita Swoon sort dans l’hexagone un big blueville Qui perpétue la quête de l’Amour avec un grand A entamée sur le précédent et mitigé a songs about a girls.

Et c’est avec une inquiétude ironique, mais non feinte, qu’on se demande comment le public va recevoir l’opus orienté rock, pop, tango, zouk et blues, dans lequel le collaborateur éclairé du dernier Miossec essaie, avec succès, de faire bouger le français?

Public belge d’abord, pour lequel on craint quelque rejet façon politique de comptoir si usuel au royaume: un Flamin’ qui se pique de chanter, avec l’accent habituellement raillé, des mélodies essentiellement francophiles; un echt leeuw van Vlaanderen émergeant d’une région acquise au Vlaams belang qui ose – trahison des trahisons – utiliser l’idiome à proscrire.

Public français ensuite. Y a-t-il en république de la place dans les cœurs pour un second Belge du nord? Un second Arno qui ne soit pas Arno, dans le fond comme dans la forme, ici largement plus littéraire. Un français non Français qui fasse onduler le corps sans provenir des Antilles ?

Public du reste du monde enfin: les auditeurs seront-ils conquis, comme votre serviteur par ce retour pas encore tout à fait franc, mais plus évident, à un rock psyché canalisé pop ; en tous cas à une musique qui fait bouger le bassin. Dupliquant en d’autres univers musicaux, une formule qui fit les belles heures des deux premiers albums de la formation ainsi que la force des concerts électriques de Zita Swoon. Un mode musical où on préfère retrouver Stef Kamil Carlens quelque part entre rock et… autre chose.

Retour par la petite porte expérimentale… qui permet à son auteur d’explorer sa/ses passion(s) tout en ré-affirmant, un peu, qu’il faut toujours compter avec la puissance pop des Belges de Zita Swoon. Mission accomplie pour votre serviteur dans la tête de qui les refrains francophones sont entrés un matin de navette vers la capitale, et ne l’ont pas lâché, toute la journée durant. Un chroniqueur qui espère que Zita Swoon réexplore encore longtemps son versant rock, et trouve un public ouvert en Belgique, France, ainsi que partout dans le monde.

Denis Verloes

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Discograph

Tracklist
01. infinite down
02. looking for a friend
03. I feel alive in the city
04. je range
05. everything is not the same
06. Josieanna
07. people can’t stand the truth
08. quand même content
09. l’opaque paradis
10. giving up the hero

Date de sortie: 31 mars 2008

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La chronique de a song about a girls

I feel alive in the city sur Youtube

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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