Wolf Parade – At Mount Zoomer

wolf_parade___at_mount_zoomer.jpg« C.’était mieux avant ». On entend souvent cette sentence. Ce besoin de toujours dénigrer ce qui se fait aujourd’hui pour mieux aller se lover dans quelques disques marquants des années ou des décennies passées. Alors qu’en fait non quand on y réfléchit bien. Non non. Prenons les Wolf Parade. Ils en sont le meilleur exemple.

Super groupe (c’est à  la mode depuis quelques années en Amérique du Nord) mené par Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs – autrement dit, et entre autres, les deux voix qui s’entremêlent sur le disque – amis des Arcade Fire (Wolf Parade a enregistré cet album dans l’église détenue par la bande de Régine Chassagne), il avait été découvert en 2005 via un EP – éponyme – assez enthousiasmant, avant d’enchainer par un album bon quoiqu’inégal.
Trois ans plus tard, voilà  qu’ils nous reviennent, avec un »At Mount Zoomer » pourvu de neuf titres (bouh !) et 46 mns de musique (yeah !).
Conclusion ? Ce n’était pas mieux avant : c’est juste mieux maintenant. Que l’on soit ici passionné de musique, auditeur occasionnel ou fan de variété française multi-(re)diffusée, le débat ne devrait pas avoir trop lieu concernant cet album. Pour peu qu’on ait un minimum d’ouverture musicale et d’envie.

Indie-pop, indie-rock, prog-rock aux relents un peu cheap, »At Mount Zoomer » est un peu tout cela à  la fois, entouré d’une production d’une qualité dingue. Mais surtout, c’est un album cohérent, sans faiblesse, sans temps mort, particulièrement bien écrit et qui laisse les errements de leur premier »Apologies to the Queen Mary » de côté. Sub Pop parle même de « this generation’s »Marquee Moon » » rien que ça. On n’ira pas mettre ce disque au niveau du chef d’oeuvre de Tom Verlaine, en tout cas pas maintenant.

Mais alors que beaucoup s’enthousiasment pour le nouvel album d’Islands, qui n’a, à  mon grand regret, ni le génie des Unicorns ni la joliesse de »Return to the Sea » Wolf Parade va sortir dans l’indifférence générale (en France) un deuxième album vraiment (d)étonnant, mature, généreux dans ses compositions et sur de lui. Bref un grand disque. On parie qu’on en reparle dans six mois ? D.’ici là , portez la bonne parole mes ami(e)s !

Olivier Combes

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Tracklist:
01. Soldier’s Grin
02. Call It a Ritual
03. Language City
04. Bang Your Drum
05. California Dreamer
06. The Grey Estates
07. Fine Young Cannibals
08. An Animal in Your Care
09. Kissing the Beehive

Label : Sub Pop
Date de sortie : 17 juin 2008

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Vous pouvez retrouver cette chronique, ainsi que deux titres en écoute ici.

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