The Kooks – Konk

Allez, on se reprend une tranche des petits “loufoques” : The Kooks quoi, de Brighton. Luke Pritchard, Paul Garred, Hugh Harris et Max Rafferty remettent le couvert pour un second album, étape toujours difficile, faisant suite à Inside In/Inside Out réel succès populaire outre-manche (et aux Inrockuptibles).

Et combien ont-ils été ces groupes anglais qui [...]

konk.jpgAllez, on se reprend une tranche des petits “loufoques” : The Kooks quoi, de Brighton. Luke Pritchard, Paul Garred, Hugh Harris et Max Rafferty remettent le couvert pour un second album, étape toujours difficile, faisant suite à Inside In/Inside Out réel succès populaire outre-manche (et aux Inrockuptibles).

Et combien ont-ils été ces groupes anglais qui ont sombré sur foi d’une second album peu mémorable : Bluetones, Cast, Menswear, Gene, Elastica, Mansun, Kula Shaker… la liste est longue et pourtant pavée de bonnes intentions. Pour les Kooks, l’avenir dira si Konk est un album dispensable à l’aune de l’Histoire de la musique. Mais grâce à un timing parfait, ils continuent à surfer sur l’engouement et la méthode du premier album. Grâce aussi à ce rock pop toujours inspiré des Strokes de New york, mais mâtiné de ce que l’Angleterre est capable de transformer toute mélodie un peu gimmick-isante en hymne, ils adressent tous les pubs rockeurs de l’île. Puis, parce que les jouvenceaux parlent d’amours impossibles, de « ne me laisse pas, je ne suis rien sans toi », de faisons l’amour, la vie c’est moche…. Ils continuent à parler à tous les minets et midinettes de France, de Navarre et du monde.

Alors une question se pose: nous qui ne sommes ni un minet, ni une midinette, qui avons passé depuis longtemps l’age de l’adolescence, et des ouvertures de veines à coup de je t’aime pitié m’abandonne pas, soyons sexuels… pourquoi sommes-nous réceptifs à cet album clairement adressé à cette cible. La réponse est POP. Parce que l’album est POP.

Bien sûr Konk est un de ces albums de saison comme on a entendu mille albums de saison depuis qu’on écoute des albums de saison. Bien sûr il manque aux Kooks la petite once de morgue et/ou de génie, la petite étincelle musicale et la personnalité de tête à claque qui démarque les popeux qui comptent des autres popeux trop lisses… n’empêche, on ne peut s’empêcher de taper du pied sur Always Where I Need to Be ou Do you wanna un peu comme on le faisait sur le Alright de Supergrass ou le Oh Yeah de Ash, avant que Supergrass ne devienne un groupe plus mûr et Ash un groupe plus métal.

De la guitare rythmique en overdrive léger, une guitare solo pas trop casse-tête, des titre enlevés, quelques uns entêtants, un chanteur qui hésite encore entre sa voix de minaud et celle d’adulte, Du groove parfois, ou du boogie à d’autres… Puis il fait beau dehors à l’heure d’écrire cette chronique, puis on se remémore les après-midi passés la blonde à la main (la bière pas la fille) à refaire un monde qu’on a finalement pas refait à l’heure d’écouter Konk et d’écrire cette chronique. On relira sans doute ces lignes dans quelques temps en se disant que tout de même on a été bien indulgents avec les têtes à claques de Brighton. Oui mais là juste là… on a de nouveau 17 ans.

Denis Verloes

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Tracklist
01. See the Sun
02. Always Where I Need to Be
03. Mr. Maker
04. Do You Wanna
05. Gap
06. Love It All
07. Stormy Weather
08. Sway
09. Shine On
10. Down to the Market
11. One Last Time
12. Tick of Time
13. Walk Away

Label: Virgin / EMI
Date de sortie:
15 avril 2008

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La vidéo de Always where i need to be via Dailymotion

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