Rosalinde, de Thomas Cadène

rosalinde.jpgVéritable symbole pour avoir repoussé l’alien de son pays en compagnie de sa pourtant rivale la blonde Muchu, Rosalinde se voit malgré tout mise au rancart par le pouvoir, devant finalement se contenter d’un rôle de potiche et d’inaugurer des choses sans intérêt. Mais la brune sèche et le blonde sexy sont bien décidées a ne pas se laisser faire et entendent bien organiser la riposte.

Après un départ canon, des premières planches aussi psychédéliques que délirantes, le récit et le dessin de Thomas Cadène prennent enfin leur rythme de croisière pour nous emmener dans une historie abracadabrantesque, un farce pamphlétaire de laquelle on ressort presque ébahi par tant de folie au mètre carré. Si on ne comprend pas toujours tout, si les choses vont parfois plus vite que la musique, en tout cas, on est littéralement emporté dans ce gros délire comme dans une tornade d’où on ne peut s’échapper avant les dernières pages.

Quoi qu’il en soit, les amateurs de sensations fortes, de lectures décalées ne seront pas déçus, à  peine seront-ils déconcertés par le côté follement absurde de la chose. Quant aux plus perspicaces, ils pourront même déceler dans cette histoire une parabole, une réflexion sur le pouvoir, la politique et les médias. Mais une chose est sûre »Rosaline » ne laissera personne indifférent.

Benoît Richard

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Rosalinde (one shot)
Scénario & dessin : Thomas Cadène
Editeur : Casterman
Collection KSTR
144 pages couleurs – 16€¬
Parution : août 2008

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