Midnight juggernauts – Dystopia

Cela fait un bail que l’album de Midnight juggernauts s’en revient titiller nos oreilles dans le train du matin. Et autant de temps qu’il nous laisse dubitatif quant à l’appréciation que nous pouvons en donner. Parce que pour une fois la critique peut être unanime dans son explication de texte. Ils sont jeunes, donnent dans [...]

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midnightjuggernauts.jpgCela fait un bail que l’album de Midnight juggernauts s’en revient titiller nos oreilles dans le train du matin. Et autant de temps qu’il nous laisse dubitatif quant à l’appréciation que nous pouvons en donner.

Parce que pour une fois la critique peut être unanime dans son explication de texte. Ils sont jeunes, donnent dans la musique électronique, construisent leurs titres autour d’une basse filtrée et d’un beat au tempo leste. Musicalement on se dit que ces Français là, sans doute trop jeunes pour avoir vécu la French touch et les cake and milk du Batofar, mais bien assez pour avoir entendu Alex Gopher se fourvoyer et Bob Sinclar en dilapider l’héritage.

Oui… Ca doit être ça. Sauf qu’en fait, pas du tout. Ces bonshommes là sont nés en Australie et le cake and milk doit surtout leur évoquer un petit déjeuner familial tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Reste une évidente pâmoison pour la techno « à la française » du genre de celle qu’à popularisée les Versaillais de Air, mais aussi une évidente affection pour le David Bowie en partance pour les araignées de Mars. L’ensemble donne avec une certaine facilité, un album qu’on pourrait facilement sous-titrer Ziggy Stardust and the 1000 hz spiders of mars, mais dont le patronyme est Dystopia.

Et le chroniqueur bien embêté se dira que faire? Plomber totalement un album qui ne témoigne pas la moindre originalité constitutive : ni sonore, ni conceptuelle, ni thématique ni technique Dans ses pires moments Dystopia ressemble à quelques faces B ou bandes oubliées du duo de Versailles ; parce que c’est quand le groupe se décide à « chanter » que la ressemblance avec les vieux Bowie apparaît.

Ou alors, vanter quand même la globale efficacité de l’ensemble? Malgré son absence totale de spécificité, c’est néanmoins dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes – comme aurait dit ma grand-mère et Jack White, très forts en soupe. Et force est de reconnaître que lancé sur un dancefloor, pas forcément australien, il y a de quoi trémousser les sneakers et le t-shirt probablement fluo aujourd’hui, puis rehaussé d’une si féminine charmante ceinture à clous. Dystopia enchaîne les perles élèctro comme d’autres les perles. Même si les perles sont ici semblables à celle qu’on achète en boîte plastique pour qu’une petite fille de quatre ans se compose son propre collier.

I

mpossible de trancher. Du coup, on finit par produire, longtemps après sa première écoute, une chronique molle qui ne fournit pas franchement d’avis au lecteur. A peine quelques clés pour tenter –ou pas- l’entrée dans un revival australien de la French Touch. A vous de voir.

Denis Verloes

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Tracklist
01. intro
02. ending od an era
03. into the galaxy
04. shadows
05. worlds converged
06. dystopia
07. road to recovery
08. scorpius
09. twenty thousand leagues
10. tombstone

Date de sortie:14 avril 2008
Label:EMI

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

  • http://poprevuexpress.blogspot.com/ benoit

    c’est vrai que cet album sent quand même bien le réchauffé, j’ai pas trop compris l’emballement de la presse autour de ce groupe qui sonne un peu trop « french touch »

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