Breathe Owl Breathe – Ghost Glacier Ep

Breathe_Owl_Breathe___Ghost_Glacier_Ep.jpg 1966. Bob Dylan sort †˜Blonde on Blonde.’ et avec lui termine sa trilogie commencée quelques mois plus tôt par †˜Bringing It All Back Home.’. Surtout, Bob Dylan créée l’évènement en faisant de son plus grand disque le premier double album de l’histoire du rock. Rien que ça! Cette fois, tout tient sur deux vinyles. Et les possibilités s’ouvrent pour des artistes qui jusque là  n’osaient pas franchir le cap.

Quarante-deux ans plus tard, tout change. Et l’histoire se réécrit à  l’envers. Lors de l’arrivée du compact-disc et sa capacité à  stocker près d’1h20 de musique, tout a explosé, les groupes (et surtout les maisons de disques) ont rempli jusqu’à  la gueule ce nouveau support, comme s’il fallait en donner pour son argent à  l’amateur lambda. En oubliant que, par exemple, le plus bel album de la chanson française, ‘L’Histoire de Melody Nelson’, ne dure même pas 28 mns. Une technique malheureuse, qui plombera quelques chef d’oeuvres en devenir, trop insignifiants et inutiles sur un quart du disque pour être considéré comme tels.
Mais aujourd’hui, la tendance s’inverse. Les albums, mis à  part certaines exceptions, font tous entre 30 et 40 minutes, gagnant en concision et réservant leurs titres faibles à  quelques faces-b. Un retour en arrière inattendu. Mais salvateur.

Surprenant donc de voir débarquer Breathe Owl Breathe, un trio américain du Michigan, avec un disque de 32 mns, †˜Ghost Glacier Ep.’, pourtant affublé du suffixe EP. Déroutant presque. Comme si ces jeunes gens ne s’en laissaient pas compter. Quoiqu’il en soit, album, Ep ou mini-album, Breathe Owl Breathe est une belle découverte. Un groupe qui creuse son sillon dans un folk très mélodique, qui aime à  toucher la musique celtique du doigt le temps de quelques accords.
†˜Ghost Glacier Ep.’ mélange trois voix (dont une féminine à  tomber qui rappelle celle de Dawn McCarthy, qui officiait notamment sur †˜The Letting Go.’ de Bonnie Prince Billy, disque auquel on pense assez ici), de guitare, de banjo, de violoncelle, de glockenspiels ou de plastic toys, avec le piano en meneuse de revue.

Un bien beau disque de folk délicieux et mélancolique, assez sombre mais qui donne envie d’en savoir plus sur ces jeunes gens du Michigan, auteur de trois autres albums si l’on en croit leur site internet. Expirez. Inspirez. Plongez.

Olivier Combes

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Tracklist:
1. Playing Dead
2. Window
3. Drop and Roll
4. Ghost in the Morning Moon
5. Sabertooth Tiger
6. Your Cape
7. Sylvia Plath
8. Toboggan

Label: Fox on a Hill
Sortie: juillet 2008

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Retrouvez cette chronique ainsi que deux titres en écoute ici

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