Little joy – Little joy

Que fait Fabrizio Moretti, batteur des Strokes, tandis que Albert Hammond Jr s’en va jouer les rock stars dans son coin au fil de déjà deux albums. Facile, il embringue sa chérie Bikini Shapiro puis un pote chanteur Rodrigo Amarante, et sort un petit album de batteur barbu. Un de ces disques sans prétention aucune, [...]

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little_joy.jpgQue fait Fabrizio Moretti, batteur des Strokes, tandis que Albert Hammond Jr s’en va jouer les rock stars dans son coin au fil de déjà deux albums.

Facile, il embringue sa chérie Bikini Shapiro puis un pote chanteur Rodrigo Amarante, et sort un petit album de batteur barbu. Un de ces disques sans prétention aucune, que le chroniqueur pressé aurait aussi bien pu zapper que chroniquer. Et dans le second cas, par paresse, en mettant en avant sans doute, la ressemblance frappante entre la voix de Amarante et celle de Julian Casablancas, des Strokes. Oui mais.

Sans doute parce que cette album à la production jouant la retenue et au son se piquant d’accompagner notre intimité est arrivé sur la platine de la voiture, un matin pluvieux où on cheminait seul dans la campagne provinoise à la recherche d’une pharmacie de garde ; il a touché directement le cœur. Dans une ambiance feutrée et jouant l’économie de moyens, le trio déroule de petites mélodies, pas fondamentalement éloignées des Strokes – comme un Strokes qui aurait décidé de laisser la disto au vestiaire, jouant l’alternance des voix masculines féminines-. Little joy est de ces albums sans esbrouffe, dont la conviction autant que la pertinence désarment d’abord, transportent ensuite, provoquent l’envie d’y revenir : enfin.

Comme on retrouverait un trio d’amis, par hasard un dimanche d’oisiveté, parce qu’ils passaient dans le coin et se demandaient si des fois on serait pas à la maison, Little Joy déroule ses chansons, comme autant de conversations impromptues entre amis autour d’un thé à la menthe ou d’un verre de rouge pas tout à fait chambré. Simple, feutré, chaleureux, intime, Little Joy est un album automnal, arrivage de saison d’une platine justement en mal de cajoleries douce mais pas doucereuses. Et qui du coup, en redemande.

Denis Verloes

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Tracklist
01. The Next Time Around
02. Brand New Start
03. Play The Part
04. No One’S Better Sake
05. Unattainable
06. Shoulder To Shoulder
07. With Strangers
08. Keep Me In Mind
09. How To Hang A Warhol
10. Don’T Watch Me Dancing
11. Evaporar

Date de sortie: 4 novembre 2008
Label: Rough Trade / Beggars / Naïve

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La vidéo de next time around, via Youtube

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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