Coralie Clément – Toystore

Salle des pas perdus, Bye bye beauté, et aujourd’hui Toystore. La petite sœur de Benjamin Biolay, tout en discrétion, en charme intime et en maestria, nous livre un album écrit par elle et dirigé par le frangin qui se pose en seconde moitié de 2008, comme une des plus simples et belles réussites de l’année. [...]

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Coralieclement.jpgSalle des pas perdus, Bye bye beauté, et aujourd’hui Toystore. La petite sœur de Benjamin Biolay, tout en discrétion, en charme intime et en maestria, nous livre un album écrit par elle et dirigé par le frangin qui se pose en seconde moitié de 2008, comme une des plus simples et belles réussites de l’année.

Coralie Clément, s’est installée à petit pas (perdus) dans le paysage de la pop dite « indé » et francophone. D’abord repérée essentiellement pour ce qu’elle est la sœur d’un Benjamin Biolay alors encensé par une certaine critique : Gainsbourg attitude, famille Mastroianni, tête de con prétentieuse ou génial ; s’en était épris la presse spécialisée et non spécialisée.

Du coup derrière le vent de la « people »-isation du frère, Coralie a affirmé sa présence féminine et francophone sans qu’on s’en rende vraiment compte (Enfin sauf les Japonais, mais le syndrome big in Japan n’est pas en général le meilleur argument commercial, et puis Mireille Mathieu aussi est adulée là-bas) et de manière inversement proportionnelle à la présence médiatique déclinante (?) du frère Benjamin .

C’est pourtant encore le génial frangin qui tire les ficelles musicales de ce magasin de jouet pop. Et vu qu’il y fait montre de la maestria pop/rock anglaise adaptée à la France de ses deux derniers et propres albums. On aura beau crier à l’efficacité et à la perfection que cela n’aura pas forcément d’impact sur les ventes. Toystore est un album pop anglaise en français. Un album-univers à la fois lieu musical et alchimie intime ou apparemment intime, de sa chanteuse à la voix ronde et enfantine. Power pop domestique dit la bio.

Un concept album Biolaysien en tous cas, mais qui réussit à se cacher suffisamment derrière l’univers de sa soeur, et où la gageure est de sonner pop en n’utilisant que des toy instruments : ukulélés, pipeau, cornet de poche, demi-violon alto, sifflet à coulisse, melodica, marakas, shaker, métaphone, baby Farfisa. Oui certes, parfois, le concept prend l’eau et on sent au loin poindre la menace d’un certain excès de méthode et duplication de ficelle. On y tombe pourtant jamais vraiment. Et c’est tant mieux. La formule fournit en fait à l’ensemble une certaine patine d’homogénéité.

Le tout dans pour un album réussi de bout en bout côté musical. Simple mais jamais redondant, enfantin mais jamais infantile ni ne cédant à la facilité. Je ne sens plus ton amour, chanté avec Etienne Daho, est beau comme une chanson de Daho et mélancolique comme une nuit d’automne; la reine des pommes sonne comme une chanson de Coralie Clément et non comme le standard de Lio. Le baiser permanent est une ritournelle pop britannique chantée en français, imprable…En fait, on se rend compte qu’on a peu à en dire, mais on ne saurait que trop vous conseiller que d’y jeter une oreille plus que seulement curieuse. Pour que comme nous, vous repassiez encore et encore ce disque de fille sur votre platine, sans jamais arriver à vous lasser.

A bon entendeur…

Denis Verloes

4.gif

Tracklist

01. L’Effet Jokari
02. C’Est La Vie
03. Share The Day
04. Le Baiser Permanent
05. Je Ne Sens Plus Ton Amour
06. Sono Io
07. On Etait Bien
08. Houlala
09. Reine Des Pommes
10. Paris Dix Heures Du Soir
11. So Long Babylone
12. Tu Seras A Moi

Date de sortie: 6 octobre 2008
Label: Discograph

Plus+
Le site officiel
L’espace Myspace
La chronique de Bye Bye Beauté sur Benzine
Les vidéos via Google

La vidéo de c’est la vie via Dailymotion

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

✪ Mini News

B tweets

RSS

RSS articles

AILLEURS