Honnêtement je ne sais vraiment pas pourquoi j’aime les Rakes, mais j’aime bien les Rakes. Est-ce parce que je les ai découvert alors que leur premier album venait à peine de débouler chez V2, sur la scène d’un festival des Inrockuptibles à la Cigale ? Est-ce parce que les conditions sonores médiocres du concert du soir et les coupures de courant à répétition n’ont pas entamé l’envie du groupe à être là et de patater un album encore peu connu des ouailles? Est-ce à cause des étranges moulinets de bras du chanteur ce soir là, ou d’un t-shirt L acheté à l’échoppe Rakes post concert , pour une obscure raison de tache de vin sur l’immaculé t-shirt Hanes porté ce soir là ? Un t-shirt qui me rappelle aujourd’hui qu’un jour je suis rentré dans un L…
Difficile à dire. Peut-être aussi parce que quelque part les Rakes nous rappellent Blur à l’époque de Leisure. Un côté tête de con instruite, pas petite frappe, et une énergie qui est bien présente faute de toujours exploser sur album. Reste que voici venir le troisième opus et qu’on est toujours amateur de Rakes et toujours sans raison réellement objective.
Toujours sans trop savoir pourquoi, on se laisse porter par les guitares électriques qui puisent allégrement à la fois dans l’héritage Stooges et l’héritage britpop. Toujours sans trop savoir pourquoi, alors que quasiment aucun titre n’est tout à fait une réussite pop (du genre de celle qui ouvre grand les portes du Mouv’ ou de Pure FM) ni un total échec à oublier, on écoute puis réécoute Klang. Le piano fait son apparition, suffisamment présent pour qu’on s’y arrête, et la pop britannique se mue en stridence rock punk plus précise, sous le propos musclé du producteur Chris Zane. On aime. Mieux en fait que ten new messages, le précédent opus de 2007. Moins fade. The Rakes n’est jamais aussi agréable en bouche que lorsqu’il envoie le bois comme sur Strasbourg de Capture / Release en 2005. Comme une lager étanche-soif en festival.
L’album est court parce qu’il emprunte ses codes au punk, même si la voix du chanteur gagne en assurance (voire en maniérisme). Ca doit aider à se l’enfiler d’une traite et ne pas se rendre compte qu’il est reparti pour un tour avec la fonction replay du lecteur mp3. Et puis, et puis… avec des paroles qui envoient une mélodie imparable qu’on pourrait traduire par « ne me laisse pas dormir chez toi ce soir, je suis bourré et tu à l’air à mon goût. Laisse-moi sur le canapé, ne me propose pas ton Futon…. » un groupe rock peut-il être réellement mauvais ? Moi je suis persuadé que non.
Denis Verloes
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Tracklist
01. You’re in It
02. That’s the Reason
03. The Loneliness of the Outdoor Smoker
04. Bitchin’ in the Kitchin’
05. The Woes of the Working Woman
06. 1989
07. Shackelton
08. The Light from Your Mac
09. Muller’s Ratchet
10. The Final Hill
11. Never Get Married
Date de sortie: 23 mars 2009
Label: V2 / Cooperative music
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Le site officiel
L’espace Myspace
Les vidéos via Google
La chronique du premier album
La chronique du second album
La vidéo de 1989 via Dailymotion
















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