Adoubé par Joe Lally (bassiste de Fugazi) au début des années 2000 en les faisant signer un premier LP sur son label Tolotta Records, les américains de Dead Meadow ont par la suite séduit des groupes tels que Dinosaur Jr., Brian Jonestown Massacre ou The Black Mountain (rien que ça).
Passé chez Matador depuis six albums, le trio n’a jamais cessé de muter (un guitariste par ci, un guest par là) et a toujours réussi à affiner sa créativité. Ouvertement porté sur le rock des années 70, Dead Meadow est un vrai groupe à guitare old school. Ils aiment autant les riffs rageurs mais pacifiques que les solos de gratte façon rock heavy.
Entre ode pastorale gorgé de psychédélisme soft et complainte urbaine baigné de spiritualité, Old Growth n’est pas un album passéiste à la gloire des seventies mais plutôt un disque de genre.
Grâce à des arpèges langoureux propres à la folk music, a des rythmes indolents qui font penser au blues et a un chant incantatoire adressé aux cieux, les californiens sont des ambassadeurs de la musique dédiée à l’âme. Malgré une structure harmonique très classique, ils parviennent à installer des ambiances originales et saisissantes.
C’est un ouvrage qui sent bon l’artisanat pointu, l’amour de la discipline bien œuvré dans la meilleure des traditions.
Briec Jequel
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Tracklist
01. Ain’t Got Nothing
02. Between Me And The Ground
03. What Needs Must Be
04. Down Here
05. ‘Till Kingdom Come
06. I’m Gone
07. Seven Seers
08. The Great Deceiver
09. The Queen Of All Returns
10. Keep On Walking
11. Hard People / Hard Times
12. Either Way
Label: Matador / Beggars
Date de sortie: 4 février 2008
Plus +
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Le site officiel
Les vidéos via Google
La chronique du précédent feathers sur Benzinemag
La vidéo de what needs must be via Youtube














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