le 5+5 parlant, de aMute

aMute n’est ni tout à fait un groupe post rock comme son imagerie peut le laisser penser, ni tout à fait un groupe folk comme certaines chansons peuvent le laisser croire. La bande réunie autour de Jérôme Deuson et d’un esthétique léchée navigue à vue avec un seul maître-mot: l’atmosphère. Il y a quelques semaines, [...]

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amute.jpgaMute n’est ni tout à fait un groupe post rock comme son imagerie peut le laisser penser, ni tout à fait un groupe folk comme certaines chansons peuvent le laisser croire. La bande réunie autour de Jérôme Deuson et d’un esthétique léchée navigue à vue avec un seul maître-mot: l’atmosphère.

Il y a quelques semaines, alors que nous étions tout ébaubis de nous plonger dans Infernal heights for a drama, le nouvel album d’aMute, nous avons demandé aux membre du groupe, de nous éclairer sur leurs passions musicales, en forme de 5+5 benzineux. Un exercice dans lequel références de toujours et références d’aujourd’hui se mélangent un peu, au final. Parce qu’on aime ce mélange, qui nous semble définir aussi le groupe, on le livre en l’état

5 albums pour toujours… et donc aussi cinq du moment, dans l’ordre et le désordre

Pour Jérôme Deuson

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Nine Inch Nails – The Downward Spiral
C’est mon album par excellence, il rassemble tout ce que j’aime dans la musique de NIN. Violence, haine, frustration, sexe et passage plus ambient.

The Smashing Pumpkins – Siamese Dreams
L’album qui symbolise le mieux mon adolescence.

Nirvana – In Utero
Pas très original mais je reste complètement fan du son de cet album.

dEUS – In a bar under the Sea
L’album qui m’a fait prendre conscience qu’un groupe belge à l’époque dépassait tout le monde.

Do Make Say Think – Goodbye Enemy Airship the landlord is Dead
Le meilleur album du groupe et celui que j’ai usé jusqu’à la corde.

Pour Thomas Venegoni

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Pink Floyd – Live at Pompeï
Bah pink floyd, le groupe que j’ai aimé et que je n’ai jamais trompé depuis maintenant près de 9 ans. Quand on me demande ce que j’écoute, si je n’ai qu’une chance, je cite Pink floyd. J’ai décidé de donner le titre de ce magnifique live parce que pour moi s’il y avait à faire un best of Pink floyd ce serait ces morceaux que j’y mettrais. On est pas encore dans la course infinie à la production de l’ultime mais bien dans la période psychédélique des Floyd. Avec des morceaux comme set the control for the heart of the Sun ou encore echoes etc., voilà ce que Pink floyd a pu nous livrer de plus organique.

The Microphones – The Glow prt 2
Alors tout d’abord parce qu’en plus d’être une magnifique découverte, cette album m’a été offert par mon meilleur ami pour mes 20 ans (bah oui ton frère – Hervé Verloes NDLR- hein). Un des albums qui m’a fait découvrir un autre style de production, le côté home made et intimiste. ET puis cet album est un voyage complet qui passe par toutes les ambiances et toutes les textures. Mélodiquement cette album est parfait.

Portishead – 3
Pour moi franchement l’album de 2008. Je n’étais pas tout à fait fan du trip hop scrach DJ de portishead bien que je possède leurs albums et leur merveilleux live roseland NYC live. Ici ils m’ont tout simplement troué le cul par les sonorités de cet album, les mélodies, la chaleur des bandes, le son des guitares est exceptionnel et le son des claviers est vintage à souhait. Ils nous ont sorti des compos écorchées aux couleurs bien saturées comme on imaginerait une bien vieille photographie. C’est un album qu’il faut absolument découvrir sur support vinyle (LP). Un magnifique album fort sombre qu’on a du mal à digérer à la première écoute, mais qui titille la curiosité. J’ai du mal à imaginer passer à côté de cet album.

Berg sans nipple – Form Of …
J’ai découvert ce groupe en première partie de L’Altra en 2003. Je suis resté littéralement scotché face aux rythmiques et leur approche mélodique et acoustique de l’electro. C’est un album que l’on retrouvera dans le rayon electro et que je classifierais moi même d’electro acoustique au même titre d’ailleurs que l’album rounds de fourtet, si ce n’est que BSN n’a pas ce background jazzi et et leurs prises de sons sont à la base déjà plus texturés. Les textures de berg sans nipple tant en concert que sur support me laisse complètement conquis. Pour la performance en plus, il faut savoir qu’ils ne sont que deux dans ce projet.

Harvey Milk – Life … The best Game in town
Alors voici l’album de rock lourd sur lequel j’ai complètement flaché en cette fin d’année 2008. Southern rock, doom, on aime les melvins, black sabbath, kyuss, on aimera Harvey milk. Un album chargé comme on en entend peu. Pour moi les guitares électriques disto de cet album sont les meilleurs sont de disto que j’ai entendu dans un album de rock des ces dernières années, hormi chez les melvins. C’est lourd, c’est fâché, c’est un peu méchant pour rien, c’est gros et putain ce que ça fait du bien d’entendre un groupe qui sait faire péter un morceau avec de bons larsens et des riffs qui tournent en boucle pour faire poindre ce côté stoner qu’on aime tant chez les groupes du genre. Probablement peu soucieux du rendu auditif de leur prestation mais sincères dans leur approche, et dégageant ce qui n’est -souvent- pas bien vu dans les milieux mélomanes : de la puissance et … de la puissance !

Et pour Samuel Volan

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à emmener sur l’ile déserte:

the for carnation: the for carnation

the flaming lips: the soft bulletin

duke ellington et john coltrane: album en duo sur impulse

midlake: the trials of van occupanther

charlie mingus: blues et roots

ceux du moment:

MGMT: Oracular Spectacularw

wovenhands: ten stones

the war on drugs: wagonwheel blues

antony and the johnson’s: the crying light

animal collective: merriweather post pavillon

Plus+
L’espace Myspace
Le site officiel
La chronique de Infernal heights for a drama

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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