Depeche Mode – Sounds of the universe

Depeche Mode fait partie de cette trilogie de groupes presque mystique, rescapés des années 80 : DM – Cure – U2. Tous trois ont réussi à perdurer assez longtemps en évitant presque les pièges de la ringardise et ont réussi à marquer durablement les esprits de leurs fans initiaux autant que les oreilles pré ou [...]

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DM.jpgDepeche Mode fait partie de cette trilogie de groupes presque mystique, rescapés des années 80 : DM – Cure – U2. Tous trois ont réussi à perdurer assez longtemps en évitant presque les pièges de la ringardise et ont réussi à marquer durablement les esprits de leurs fans initiaux autant que les oreilles pré ou post pubères de leurs enfants ou petit neveux. Du coup, chaque nouvel album de l’une ou l’autre formation est entourée d’attente, de magie, de communion et aussi il faut l’avouer, de déception.

Ainsi, chaque nouvel album est à ce point attendu par les fans, qu’ils n’oseraient se résoudre à ce qu’aucun des titres d’un nouvel opus ne vaille la peine, chaque nouvelle galette permet à la nouvelle génération de fans de s’approprier un peu de la magie du passé. U2 l’a bien compris, qui se contente en nabab de la pop, de produire la récurrente saisonnière où ne subsiste que la nostalgie. Cure, qui a depuis longtemps perdu l’inspiration mélodique a bien failli se vautrer dans la platitude, mais s’est sauvé de justesse avec le style, passant de la new wave au métal goth et titillant les plates bandes des fans des groupes de skate punk grâce à cet éternel pouvoir de corbac et à une cur-itude élevé au rang de style de vie. On est pas fan de Cure, on est Curiste, et votre serviteur (qui a même réussi à trouver du bon dans leur dernier opus) en est une preuve pas fière.

Depeche Mode aussi est passé pas loin du drame. Il aura fallu que Gahan meure puis ressuscite, qu’il se mette à écrire à son compte et que Gore l’autorise à jouer ce rôle de parolier dans le groupe, pour que revienne une (certaine) qualité d’écriture et une audible envie de perpétuer le groupe vers un nouveau siècle. DM est peut-être celui de ces trois groupes à s’en sortir le mieux. Il y a plusieurs titres qu’on retient, sur sounds of the universe, dont wrong est une illustration parlante. Mais il ne faut pas s’attendre ni à violator, ni même à songs of faith and devotion au fil de cet album. Et pourtant, pourtant, sounds of the universe est il faut bien l’avouer plus digeste que les derniers Cure et U2.

Une fois passé le constat que sounds of the universe est avant tout et essentiellement un bon album pour les fans, qu’en dire d’autre qui n’en donne pas une image aussi négative que cette chronique peut le laisser supposer. Quel son ! Ce qui frappe en fait au fil de ce dernier album du trio, c’est le son. On se croirait revenu à l’époque de Black Celebration. Effectivement, les synthés à l’ancienne sont ressortis de sous la poussière et, boostés par une production clinique contemporaine, assurent l’essentiel du job. Mais pas uniquement. Les claviers servent des mélodies et une manière décharnée qui accentuent la noirceur de l’ensemble, et l’impression d’un monde sans issue.

Ce son et l’ambiance qu’il véhicule est la grande force de cet album pour les fans. Il a le mérite de renvoyer les amateurs de DM nostalgiques à une époque pré-violator, et parvient à canaliser épisodiquement tout qui ne serait pas conquis par le groupe, vers l’idée que ces gars là, décidément, n’usurpent toujours pas la place qu’ils occupent dans le panorama musical mondial. Parce qu’un album de Depeche Mode, même en demi-teinte, reste toujours un bon album, à défaut de toujours être un Grand album.

Denis Verloes.

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Tracklist
01. In Chains
02. Hole To Feed
03. Wrong
04. Fragile Tension
05. Little Soul
06. In Sympathy
07. Peace
08. Come Back
09. Spacewalker
10. Perfect
11. The Truth Is
12. Jezebel
13. Corrupt

Date de sortie: 20 avril 2009
Label: EMI

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Le site officiel
Les vidéos via Google
La chronique de Hourglass, dernier solo de Dave Gahan
La chronique de Paper monsters premier solo de Gahan
Le clip de Wrong sur Youtube

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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