Hadopi et moi – Lettre ouverte aux lettres ouvertes

Je parle souvent de mon inimitié pour l’Hadopi à la maison. Une maison où pourtant je ne suis pas perçu comme pirate, parce que bêtement, j’aime encore bien les bons vieux boîtiers de mes CDs et que je ne rate pas une occasion de racheter de vieux vinyles parce que je suis accumulateur d’objets. Je ne m’en suis du coup jamais exprimé sur benzine,

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hadopi.jpgJe parle souvent de mon inimitié pour l’Hadopi à la maison. Une maison où pourtant je ne suis pas perçu comme pirate, parce que bêtement, j’aime encore bien les bons vieux boîtiers de mes CDs et que je ne rate pas une occasion de racheter de vieux vinyles parce que je suis accumulateur d’objets. Je ne m’en suis du coup jamais exprimé sur benzine, même si mon métier et mon intérêt me portent régulièrement à envisager de nouveaux usages, pas forcément mercantiles, de la culture et de la musique et à saluer des modes de consommation, « alternatifs »

Mais coup sur coup, j’ai reçu la compilation des Vaselines, et entendu la lette ouverte d’artistes de « gauche » à Martine Aubry concernant leur lâchage par le PS… Je me suis soudain rappelé que pour tester Napster à l’époque (1999?) je me suis mis à rechercher un groupe dont parlait Cobain dans les interviews comme inspirateur de nombre de ses propres chansons… Et ai trouvé Jesus don’t want me for a sunbeam Par les Vaselines via l’Amérique, alors que nulle part ailleurs cet opus n’était disponible, pas même chez Caroline music, disquaire du passage St Honoré à Bruxelles où j’avais l’habitude de dépenser plein de sous. Ensuite je me rends compte qu’on est en train d’instrumentaliser politiquement Gauche contre Droite un débat cristallisé autour de l’Hadopi, alors que ce n’est pas d’un débat poilitique qu’il s’agit, mais bien d’un choix aujourd’hui pour la création et la consommation des cinquantes années à venir, autour d’un média de masse qu’on appelle internet.

Pour info, voici la lettre ouverte diffusée dans Le Monde. Je la mettrai en fin de news aussi pour si jamais les archives du monde se mettaient à devenir payantes d’ici là. Et en préliminaire à la compréhension de ma bafouille, je vous invite à regarder cette petite vidéo toute simple qui explique aussi par ailleurs mon inimitié citoyenne, et de geek, au texte discuté en ce moment. Notons par ailleurs que je ne parle que en mon nom propre et n’ai pas consulté mes petits amis de Benzine avant la publication. Je les invite bien entendu à réagir.

OK? Allons-Y!

La lettre d’Arditi et plusieurs discussions avec certaines de mes connaissances travaillant en maison de disque évoquent que le discours de consensus anti hadopi oublie généralement que ce sont les pommes, oranges et autres fruits numériques qui triompheraient d’un non passage de l’Hadopi, laissant les éditeurs et artistes en galère . Je me permets de glisser ici mon avis, en forme de résumé à ce que je pense de l’hadopi et de sa signature probable au parlement (ca semble bien parti pour d’autant que l’Europe semble acquiescer du bout des lèvres cet après-midi, que Rapidshare disparait de chez pleins de FAI et que Piratebay vient de prendre cher).

Comme vous Monsieur Arditi je pense que les pommes oranges et autres couleurs sont en train de jouer un jeu à la con. En se faisant les parangons de la gratuité alors qu’en fait ils sont surtout contents qu’on consomme le plus possible d’ octets payants et qu’on les stocke ensuite sur leurs outils. Comme vous je suis persuadé qu’il faut que des règles s’imposent aux opérateurs de télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu’ils cessent de piller la création. Je vais plus loin, en incluant les équipementiers et autres fournisseurs de disques durs. Je ne partage par contre en rien avec vous l’idée que la politique puisse résoudre cette question par son jeu habituel d’antagonisme, ni que l’Hadopi apporte une réponse valable à cette problématique d’avenir culturel.

Comme beaucoup, même en maisons de disque d’ailleurs, je pense que les éditeurs de musique et d’entreprise culturelles ont loupé le coche du côté des années Napster. Ils auraient pu et du induire de nouveaux modes de consommation à l’époque, plutôt que de se laisser dépasser d’abord, rattraper le train ensuite en instaurant des mécanismes anticommerciaux (DRM, catalogues restreints, zonage), avant de se mettre à conspuer une technique qui les a dépassé (chasse aux sorcières, procès fracassant); puis de jouer sur le tableau du comblement de fossé du retard tout en traquant les « vilaines pratiques » aujourd’hui et s’attirant au passage l’inimitié de nombre de consommateurs finaux se sentant agressés par ces méthodes… Le tout dans un monde où la réputation numérique est en train de devenir le mettre étalon de plein de choses en marketing et en commerce général.

En fait je ne suis pas du tout contre opposé au système des maisons de disque et autres sociétés de production, avec lesquelles mon métier (le vrai, pas Benzine) m’amène souvent à faire du business, sur les bases nouvelles auxquelles elles ont adhéré progressivement avec pertinence, grâce à des équipes rodées à l’exercice et comprenant tout à fait les enjeux des nouveaux médias (ceci pour couper court un discours entretenu « ces cons de maisons de disque versus les malins internautes)

Je comprends bien la situation actuelle d’un secteur de l’économie dont le SNEP, qui a hier encore annoncé de nouveaux résultats désastreux. Les maisons de disque (le pan de la culture monsieur Arditi, que je connais le mieux) cherchent comme les charbonnages dans les annnées 60 où les vendeurs de chevaux au début du siècle, à conserver un marché jadis fécond, celui de la vente physique ou assimilée, dans un univers où leur raison d’être est brinqueballée par la technologie et la mode, qui les ont progressivement submergés pour mille et une raisons.

Je trouve d’ailleurs qu’au jeu de sortir la tête de l’eau, plusieurs majors en France, comme EMI et Universal dont je connais les activités numériques ou téléphoniques, ainsi que de plus petites structures façon My Major company ou Cooperative music sont en train de mettre les bouchées doubles sur un terrain qu’ils auraient, certes, du occuper bien plus tôt, mais qu’ils investissent en ce moment de façon massive, avec compétence.

Mais est-ce trop tard? Je crois que oui.

Je pense que le débat aujourd’hui cristallisé autour du passage d’une loi bridant le téléchargement dit « pirate », après plus de neuf années de mise en place de pratiques, d’habitudes, de marketing nouveau et de nouveaux modes de consommation culturelle aura plus de corollaires négatifs que ce qu’il apportera d’effets positifs sur la culture française que, en tant que Belge, je vénère pour son exception et sa beauté, et dont vous messieurs dames Arditi, Piccoli et Greco sont de très beaux fleurons (imaginez dès lors ma tristesse de voir soudain l’exception culturelle focalisée sur un seul jeu Gauche / Droite, qui ne devrait pas être la question ici).

Je vais aborder ici le ton lapidaire d’un chef de projet marketing quand il travaille à analyser un produit, je m’en excuse par avance. Je pense que l’hadopi va avoir plusieurs effets pervers:
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- Mise en place d’un cadre légal de « censure » dont rêveraient les dictatures (ainsi un organisme non juridique et non démocratique est capable de brider ton accès au « nouveau » monde). Difficile de cautionner ceci pour moi qui avant tout clivage politique suis un fervent défenseur des valeurs démocrates françaises qui amenèrent un jour la rédaction de la Déclaration des droits de l’Homme. Imaginez un tel pouvoir du côté de nations non démocratiques ou pseudo-démocratiques et vous comprendrez mon inquiétude. Alors oui certes, la France est un pays de tradition démocrate, mais qui sait si les textes d’aujourd’hui ne seront pas les ferments de l’arbitraire de demain?

- Mise en place d’un climat hostile contre les artistes en maisons de disque (idem pour les strucures cinématiques je pense). Il deviendra très hype dans peu de temps de se mettre à contourner les règles en place pour s’en aller télécharger le dernier film ou disque d’un artiste ouvertement pro-hadopi.

- Mise en place de marchés parallèles incontrôlables, masqués, sans connexion numérique. (Vous savez comme que Bruxelles est à moins d’une heure 20 de Paris, et qu’un disque dur ça se transporte, aussi facilement qu’un cas de grippe mexicaine au travers des frontières). Mise en place de moyens de contournements de plus en plus sophisitiqués du tracking de téléchargement (Les suédois de Piratebay travaillent en ce moment à un anonymiseur de connexion…). Mise en place, sans doute de pseudo mafias (les cd-r de contrebande sur les marchés et dans les cours de récré), comme j’ai eu l’occasion d’en constater un jour du côté de la Thaïlande et Hong Kong ou comme on m’en proposait déjà il y a quelque 14 ans dans les couloirs de l’université.

- Déconnexion plus grande entre le consommateurs et l’objet de consommation. Les majors vont être une fois de plus stigmatisées comme des voleurs de patates et d’une, et de deux il sera de plus en plus difficile de savoir qui est le consommateur (un comble alors que des gens comme EMI ou Universal sont en train de développer des mécanismes d’acquisition de « profils » via des outils CRM multi supports et multi médias). Qui sera la cible des majors de demain? Les centaines de milliers identifiés acheteurs de disques et autres DVD? ou la masse anonyme au profil parfois très différent qui connaîtra vos oeuvres par média pirate? Qui paiera les places de concert? Les seuls acheteurs de disque? Allez-vous modifier votre manière de jouer, vos choix artistiques, pour satisfaire les envies de vos acheteurs? Ou continuerez vous à travailler aussi pour les gens qui vous connaissent parce qu’ils ont eu accès à vos chansons et vos films et viendront du coup remplir salles de concerts et salles de cinéma?

N’oubliez pas que la salle de cinéma est un concept appelé à réduire son aura comme jadis le théâtre à l’arrivée du cinéma justement. Si demain vous vous coupez de la possibilité d’accroître exponentiellement la base gens capables de connaître votre art, quel que soit le biais de cette connaissance…. Alors ne viendront plus dans les salles déjà molestées par le home cinéma et Youtube, qu’un pourcentage de plus en plus congru des gens qui ont acheté vos disques ou vos DVD? Les autres ne vous connaîtront pas, au profit d’autres artistes émergeant de structures et de modes de pensée plus conformes aux habitudes de consommation de ce nouveau public. Que se passera-t-il le jour où piratage et baisse des fréquentations aidant, les producteurs diront « Arditi, ouais bof, c’est pas vraiment une valeur sure, ca vend pas de siège ni de DVD ». Et ce quand bien même plein de « pirates » continueraient à vous aduler dans leur sofa, et que d’autres ne demanderaient qu’à vous connaître s’ils n’étaient pas obligés de payer une dîme systématique pour le faire…. Combien de ces deux types de nouveaux consommateur après avoir piraté un de vos films ou découvert gratuitement votre métier viendront vous voir jouer « en vrai » au théâtre, pour tâter de votre art en vrai?
N’est-il pas temps justement de penser à une autre « valorisation » de votre art? Qui prenne en compte les fans non payant de vos supports? qui les utilise comme une force pour votre valeur? vos droits? vos autres activités lucratives appelées à croître par augmentation systématique du public touché.

- Impossibilité ensuite de revenir en arrière et de proposer un cadre légal, global, commercial au télachargement. On sera soit pirate, soit acheteur….. rien entre. Et on refusera ensuite tout mécanisme de « légalisation » moins absurdement tourné vers le passé ou le « pay per view ». Si je suis « pirate » et que malgré l’hadopi je trouve le moyen de rester impuni pendant 6 moi un an… Sérieux croyez-vous que j’aurai encore envie de payer un abonnement prémium chez mon FAI incluant une « licence globale quelconque »? Il sera trop tard, comme il fut un jour trop tard à la fermeture de Napster pour faire revenir les P2Piste vers une offre identique mais payante. Quel parti politique alors entendra vos complaintes ce jour là, quand vous direz « il y a quelque chose qui ne va pas messieurs les politiques, mon métier est en danger, je vends toujours moins ». On vous rétorquera « que voulez-vous qu’on y fasse, l’hadopi fonctionne bien vous savez, on coupe plein de connexions; preuve qu’on vous a bien entendus et qu’on a réagi ».

N’est-il pas temps aujourd’hui de poser le débat en d’autres termes que l’antagonisme acheteur vs pirate et art = DVD ou CD? Pour que la valeur que vous générez pour vous mêmes et aux gens qui exploitent commercialement votre art, soit prise en compte réellement dans l’ensemble de la chaîne de la production artistique. Prenant en compte aussi les nouveaux mode de consommation et les nouvelles valeurs qu’elles créent sur votre art, dont la valeur marchande de votre image. Et cette part de valorisation « image », nouvelle doit du coup induire que le maximum des gens qui en ont envie aient la possibilité de vous connaître, de vous aimer, sans forcément avoir l’impression de vous acheter en sortant le portefeuille puisqu’ils paient quelque part ailleurs votre art en fournissant du temps de cerveau disponible à un annonceur, à leur stockage nomade ou à leur FAI. Il me semble bien plus important d’encadrer ces nouvelles pratiques pour que vous en obteniez une juste rétribution, plutôt que d’en interdire bien illusoirement l’usage. Et permettre à vous artistes, à vos producteurs et à toute la filière culturelle de partager le nouveau gâteau dont quelques géants de la Silicon Valley ou du Nasdaq se coupent les tranches actuellement, appelant de nouveaux convives à leur table.

L’Hadopi va avoir des effets économiques désastreux pour la filière culturelle:

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- Léger rebond des ventes légales, qui camouflera en fait un passage en force du consommateur du côté obscur (bluetooth, disque dur, CDR-R, mini disc, cassette, enregistreur numérique)…
En parallèle, qui niera que l’offre de « loisirs » est devenue pléthorique, et qu’entre l’achat d’une console et d’un DVD nombreux sont ceux qui choisissent un des deux ou non les deux. Combien sont-ils qui en période de crise doivent choisir entre le produit de première nécessité et le CD? J’adore les médiathèques, je me démène dans une activité de chroniqueur musical pour perpétuer mon accès au disque, média que j’adore. Si ni l’un ni l’autre ne m’étaient accessibles légalement, quel recours financier me resterait-il pour connaître votre travail sinon internet. J’ai du mal à considérer les moins aisés comme des « méchants pirates », tout en négligeant de chercher une possible solution à rétribuer la filière culturelle, en prélevant d’une manière ou d’une autre sur l’accès via Internet et sur le stockage sur nos appareils nomades.

- impossibilité de conserver une certaine « connaissance » du consommateur musical et culturel(notez que je ne parle pas d’acheteur). Qui sera votre cible marketing réelle? L’acheteur ou le fan qui, passé dans l’illégalité, deviendra de vous inconnu (quelles seront ses attentes, ses envies, les morceaux qu’il préfère dans votre discographie, le film de vous qu’il préfère, les rôles dans lesquels il espère vous voir revenir et pour lequel il paierait bien une place confortable au ciné plutôt qu’une séance devant son Ipod… ou plus trivialement… Quel spectateur incarne Pierre Arditi? Quel produit peut on placer dans un film avec Michel Piccoli etc…) ou pire, réfractaire lui qui aura vu votre film en version screener pourrie et en parlera sur son blog en disant que dans ce film on entend pas bien ce que vous dites et que du coup il le déconseille….

- Je suppose aussi, mais j’espère me tromper, que légalité revenant; du coup les investissement en création de notoriété style « Zaho » multi supports (web, mobile, physique) seront jugés un peu « chers »… Et risquent de ne plus forcément être mis en avant par les producteurs revenus en situation de non crise, au profit de mécaniques aux marges plus grandes, aux plateformes Zaoza like… Autant d’initiative un peu désuètes et qui ne sont malheureusement utilisées que par une frange bien définie de consommateurs, masquant le gouffre abyssal de ceux passés « du côté obscur ». Je pense avec angoisse aux entreprises inventant chaque jour de nouveaux services culturels, de nouveaux business models, et qui travaillent pour la plupart déjà main dans la main avec les département numériques des majors… Eux qui risquent du coup de ne plus trouver d’objet à leur métier, quand sera revenue le calme apparent après la tempête du « pillage numérique ». Je pense aussi aux départements numériques des labels et maisons de production, bouillonnant en général d’idées malines pour contrecarrer la crise, promouvoir vos films de manière différente, innovante, et qui se verront à nouveau cantonnés à vendre du single ou de la vidéo à la demande via des canaux balisés, ciblant une portion congrue de la population en ligne.

- Isolement mécanique, et idéologique de la France culturelle dans le monde. (parce que m’est avis que les géants internationaux des sites de vidéo en ligne et consorts vont s’amuser, si l’Hadopi passe, à monter artistes contre maisons de disqueils le font déjà en Angleterre depuis qu’a frémi un projet similaire -pour conserver leur main mise sur l’accès à la vidéo et à sa valeur marchande. Comment? Simplement en prévenant les artistes, par exemple, qu’ils se voient dans l’obligation de retirer de leur réseau les médias qui ne leur rapportent rien, ou pas assez, au vu des profits réalisés dans le même temps par les producteurs…. Devinons les clips de quelles sources vont subir ces retraits avec le plus de fermeté? => Avec pour risque la diminution relative de la médiatisation des artistes Hadopisés, par restriction d’audience. Une restriction que je ne vois pas compensée par les plate-formes vidéo façon Universal récemment lancée, arrivées trop tard dans la course à la notoriété. Youtube rules. C’est un fait. Il est illusoire de penser qu’une initiative locale peut encore concurrencer ces géants de la médiatisation passés dans le langage et les usages courants de la jeunesse mondiale. Bien plutôt il faudrait se battre pour que ces gens qui construisent leur business et leur notoriété sur votre savoir faire, arrivent à légalement financer votre talent, ce qu’ils se disent vouloir faire.

Si j’avais du penser à l’hadopi, et si j’avais le pouvoir d’avoir le pouvoir de mille bras, mille cerveaux et autant de groupes de pression (et parce qu’avec des Si je m’amuse à mettre Paris en bouteille):

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- J’aurais commencé par investir dans la SACEM et en faire un pôle efficace de rémunération des industries culturelles et de la filière culturelle. De collecte des taxes déjà existantes sur le stockage et de leur rétribution au prorata de l’usage qui est fait de l’artiste et de son oeuvre. Faire en sorte que tout artiste français usité quelque part, puisse recevoir un pouillème de chaque utilisation commerciale de son oeuvre (pouillème en pub, pouillème en droit de synchro etc.). Idem pour les producteurs, les réalisateurs, les éditeurs, les maisons de disque. En fonction des diffusions, de l’usage, de l’image de l’homme ou de son oeuvre enregistrée. Comme ça les artistes se rendraient compte que ces médias nouveaux, ne sont pas que des médias qui ne produisent rien. Et qu’il existe tout un pan de valorisation de leur art, de leur image, de leur identité qui se valorise (et parfois échappe au contrat qu’ils ont signé avec leur maison d’édition de tutelle) et dont aujourd’hui ils ne touchent pas grand chose. Prenons un cas concret avec la vidéo de Francis Lalanne ci-dessous…. voilà que l’image et l’idée de monsieur Lalanne, présent gratuitement sur la chaîne publique, sert l’audimat de la chaîne, donc aussi la valeur des pubs intersticielles quand elles existent, puis sert les vendeurs de stockage à Google, de valorisation à la marque Youtube, et de valorisation aux publicités présentes sur la page Youtube. Ensuite, parce que c’est le principe de ces nouveaux médias il pourrait être diffusé sur un blog personnel (ce n’est d’ailleurs pas notre cas ici… ce qui me fait vénérer Benoît, patron de Benzine chaque année au moment de repayer de sa poche les frais d’hébergement et de nom de domaine) où de nouvelles pubs pourraient apparaître pour rétribuer le blogeur et le serveur de publicité. Sur une chaîne évoquée ici plutôt large de rémunérés… quelle est la part de l’artiste?
N’y a-t-il pas un début de réflexion juridico-économique, de nouveau monde économique numérique à mettre en analyse, qui partirait de la France comme une révolution de ce nouveau monde média on line; comme jadis d’autres révolutions sociales et culturelles?

- J’aurais développé un système Echelon onéreux (le système actuel périmable Hadopi, ne va-t-il pas coûter aussi cher?) mais permettant de savoir exactement quelle oeuvre culturelle est regardée par qui (sous couvert de redistribution des pouillèmes je suis sûr que personne aurait été choqué par la pratique). Un système dont, en plus, les éditeurs culturels peuvent espérer un avenir plus rentable en terme de marketing que l’actuel « pirate/prison » qui ne fonctionnera qu’un temps. Ou pas du tout. Et comme je m’appuierais sur la Sacem renouvelée évoquée ci-dessus, les rémunérations arriveraient pour tous à part équitable.

- Je ferais muter les maisons de DISQUE en « méta maison des artistes » soit un endroit où l’artiste et aspirant artiste vient pour bénéficier d’un réseau d’expertise: production d’un album, mise à dispo d’infrastructures -studios, zicos…-, mise à disposition de lobbying vers radios, mise à disposition d’un tourneur, d’agence de buzz web etc.
N:B Notons pour s’amuser, que j’ai vu passer un contrat d’artiste d’une grosse maison de disque il y a un an… Cette major a anticipé ce métier de « méta médiatisation », en reprenant un pouillème sur les droits d’auteurs de l’artiste en argumentant que ces métiers dits de promotion doivent être payés en supplément de leur rôle de producteurs d’oeuvre phonographique. N’est-ce pas quelque part une abérration créé par cette fameuse crise du DISQUE.
Les maisons de disque doivent-elles toujours se cantonner à vendre du disque ou un dérivé numérique, ou se mettre à vendre de l’artiste, puisque c’est que les nouveaux médias recommandent. Ailleurs en économie, si ton produit ne marche plus, ou n’existe plus, il disparait (je sais de quoi je parle, je rentre au pôle emploi cette semaine pour cette seule cause). Si les labels ne peuvent plus vendre de disque parce que le consommateur veut plus payer pour… Hé Bien c’est abérrant de dire: « c’est un vilain consommateur » ou « tant pis moi je suis maison de disque, on me paie pour faire des disques ». Un patron responsable ne peut se contenter de ces œillères, et les patrons de majors sont des gens responsables, et leurs équipes des gens malins, je suis sûr qu’en coulisse ils songent à leur évolution.
D’ailleurs Terra-firma (actionnaire de EMI) a affirmé par communiqué avoir pigé le truc, Sony monde aussi. Ils sont en train de faire évoluer certaines structures jadis discographiques en maison de promotion des artistes et plus forcément vendeurs de seuls « disques ». S’il en est ainsi, les contrats et métiers des maisons de disque sont également appelés à changer. Idem des autres pans de la culture.

J’aimerais que la France que j’aime et vénère tant soit le terrain de cette réflexion et non un bastion du « ne rien faire et contraindre ». A l’avenir l’artiste ne viendra plus vendre un disque en maison de disque, ou un film à son éditeur, mais se vendre en tant que produit à promouvoir, un nom, une image, un potentiel, des concerts, des entrées en salle, des audiences de chaîne…. Que déclinera la maison de disque ou son éditeur de film sur l’ensemble des métiers qu’ils maitriseront et avec les gens balèzes qui comprennent les rouages de cet univers. Ainsi demain, on achètera plus un disque de Zaho, ou le nouveau Juliette Greco made by Biolay mais on achètera du temps d’antenne avec Zaho, de la promo produit via Olivia Ruiz (cf. coca light), une image de marque de site avec Lily Allen, un gage de sérieux et de renommée d’une salle avec Juliette Greco… Et il reviendra à ces nouveaux spécialistes de gérer l’entreprise « artiste » en prenant les justes pouillèmes financiers pour ce travail à chaque partie de la chaîne, dont le « disque » ou le DVD ne seront plus qu’un élément parmi d’autres, et non les uniques postes de rétribution des artistes. Il reviendra aux artistes à améliorer leur art et le remettre en question perpétuellement pour ne pas sombrer dans une unique « marchandisation » de leur nom, de leur image.

N.B a ce titre, il faut aussi changer les mentalités promotionnelles de plein de gens: promoteurs comme auditeurs… C’est abérrant encore aujourd’hui d’entendre un artiste promu par son label en disant « il a vendu 1 millions de sonneries (sic) » (ouaw ça c’est quali), « Anne Roumanoff cartonne avec son DVD vendu à 100 00 exemplaires » (euh un carton ça? une preuve? c’est pas vendeur, je préférerais qu’on me dise le nombre de gens qui ont vu le spectacle ensuite vendu en DVD), ou encore « Quick offre une heure de téléchargement gratuit »(c’est quoi une heure de téléchargement gratuit?)

- Je ferais progressivement muter ces « méta-maisons des artistes » en agences de communication à échelle mondiale. dans un créneau qui touche tous les jeunes, tous les vieux, toutes les classes sociales, tous les pays, les heures, et les moments de l’année… elles ont en main les clés pour créer des carnets de tendances impressionnantes, des observatoires mondiaux. Qui sont les jeunes? les aînés? que veulent ils quand ils écoutent monsieur Le Forestier sur son site officiel? Le tracklisting qu’on imagine pour le produit dérivé disque est-il pertinent si on le rapporte aux titres écoutés sur le site? Qui est son public réel d’internautes? Comment consomment ils, à quelle heure, quel produit, sur quel support. Quelle partie du site ils vont voir, comment ils parlent du film via Twitter ou leur blogs… Le t shirt? non c mort, c’est plus tendance maintenant, il faut vendre du schmurtz, c’est ce schmurtz qui se vend le mieux chez nos jeunes et dont ils parlent à fond en ce moment sur nos plates-formes. Le western revient en force dans les discussions des 15 20 ans, et tout le monde verrait bien M. Piccoli à contre-emploi… Je vendrais ces tendances et des « clés sur porte » (euh vous avez vu que le combat de Brahim Asloum web only vendu 3.99€ le visionnage a explosé les serveurs?), toi monsieur l’opérateur, je te vends Ben Harper à l’olympia et monsieur Coca aussi. Mais attention hein on a que deux cent mille connexions simultannées possibles… premier pris premier servi, exclusivité = autant! … Etc. Etc. Notons que c’est exactement le type de modèle mis en place au Japon par des groupes type Xavel.

Les maisons des artistes auraient alors une connaissance impressionante de tous les segments de leurs utilisateurs / consommateurs (qui ne se cacheraient pas), la production musicale étant gratuite en mp3 (à venir chercher sur le site de l’artiste parce que là tu dlds à vitesse grand v et qu’en plus tu peux gagner un super booster piaggio à l’instant gagnant X), un peu plus chère si comme moi, vieux con, t’aime encore bien ces objets CD, ou comme les DJ le vinyle…. J’irais même jusqu’à contrôler mon réseau de distribution tiens, façon Clear Channel… en achetant les salles dans lesquelles je mettrais les artistes que je promeus et du coup… je me mettrais en vente la possibilité de sérier les gens présents dans la salle sur base de critères géographiques, ages, etc. En gros, être capable de garantir à un annonceur-salle un public défini et une attention maximum au produit à promouvoir. D ‘ailleurs c’est sans doute pour cette raison que Madonna a balancé son contrat avec son label d’antan pour s’en aller convoler avec son tourneur.

Elles ne seraient plus maison de disque…enfin plus que….

Elles seraient aussi, vendeurs d’espace pub, générateurs de talents, boosters de remplissage de salle, accélérateurs de carrière, créateurs de tendances, placeurs de produits, agences de buzz marketing pour l’annexe… avec une matière première « l’artiste » qui touche le monde entier. Je vous promets messieurs Arditi et Piccoli, je rèverais de monter ma boîte sur un concept dont je suis sûr qu’il touche autant de gens vos deux noms réunis, avoir l’idée d’un produit qui d’emblée touche autant de monde que la touche « Juliette Greco » aux yeux du monde entier. Mais ces produits n’existent semblent-ils que dans l’art et la culture, et reposent sur votre savoir faire. Il est d’autant plus temps de poser le débat du renouveau des métiers de la filière culturelle.

Mais bon… Je suis sûr que ça plein de gens en maison de disque ou chez les éditeurs y pensent avant moi, mieux que moi et le développent en parallèlle de ma pauvre prose.

C’est juste que à titre personnel:

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- J’aime vraiment pas les termes de l’hadopi et cette horripilation n’a rien à voir avec une quelconque vénération des pirates mais plutôt de la démocratie.

- J’aime pas qu’on dise que tous ces gamins cachés derrière leur pc sont des voleurs, quand ils pompent un album que de toutes façons il n’auraient pas acheté faute d’envie, de sous, de choix. (Pourtant plus que notre génération encore ils sont curieux, ont le temps, des fois ils écoute des trucs … Ils utilisent le web comme nous la médiathèque, pour découvrir ces Léo Ferré et Barbara dont parlaient les parents). Si demain ils ne le font plus parce que vos oeuvres ne les interessent plus dès l’instant où elles deviennent payantes, ne craignez vous pas que la trace que vous laisserez dans le monde de la culture se dissipe progressivement? Ca me rendrait triste. Effacés par un non possibilité d’accès, la barrière du financement, alors que dans le même temps, pulluleront les artistes, des inconnus, des revenants, des jeunes, des oubliés, des petits malins qui joueront le jeu de la gratuité, de la notoriété numérique, pour prendre différemment l’assaut de la jeunesse en ligne (les exemples ne manquent pas déjà: Arcade Fire, Lily Allen, George Michael, David Bowie, Nine Inc Nails, Radiohead).
Croyez-vous vraiment que des artistes qui n’auront encore rien à perdre, rien à préserver, se priveront d’investir un terrain de jeu planétaire? N’est-ce pas pour ça aussi un peu pour ça que des artistes que j’adore,(mais quel gamin encore?) comme les Monty Pythons ont préféré mettre leur oeuvre en ligne sur Youtube (et par corollaire de notoriété se mettent à revendre des DVD?). Laisser une trace, un espace, des finances à leurs descendance….

- J’aime pas quand un charbonnage (la maison de disque en version d’ aujourd’hui) essaie de passer une loi qui essaierait en gros de faire dire au monde entier qu’ils obligent de payer du charbon, alors qu’aujourd’hui tout le monde serait passé à l’éolien. Et ce sans apparemment se remette pas en cause plus’ que: « on va augmenter l’offre légale ». J’aime pas quand on essaie de faire passer un débat culturel ou sociétal sur le monde, pour de la simple confrontation d’idées politiciennes.

- J’aime bien les équipes numériques de maison de disque, et ceux qui gravitent autour. Y’a plein de gens diablement créatifs dans cet univers. Les cantonner à vendre de la sonnerie ou du CD dématérialisé, c’est un peu en dessous de leur potentiel je trouve. Et du potentiel de leur produit « artiste ».

- Je n’aime pas penser que la France s’isole du monde alors qu’elle aurait pu lancer un débat prescripteur; mais ne va pas se défaire des mafias et autres libertés nationales qui tolèreront le téléchargement. Alors qu’elle aurait pu mettre en place avec les consommateurs, les juristes, les FAI, les ptits génies du hack etc. une vaste plate-forme de réflexion puis de promulgation d’une loi maline régulant un jour au niveau mondial une partie des droits d’auteurs et producteurs et des échanges de valeur. Qui serve les besoins économiques de tous; et puisse servir de base à l’échelle mondiale (comme, dans d’autres univers, la déclaration des droits de l’homme en son temps etc.)

Et ça m’énerve….. Preuve, cette longue bafouille que je referme ici avec les propos de M.Lalanne dans « Ce soir ou jamais » (si un jour on m’avait dit que je serais d’accord avec Francis Lalanne…):

N.B: ce jour, plusieurs labels indépendants de chez indépendants ont signé une pétition anti Hadopi, dans lesquels ils chargent contre l’Hadopi et les majors ainsi que leurs syndicats représentant. Ils militent également pour une re-discussion des règles « numériques » pour la musique. Sur des bases comme celles-ci
Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

* assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
* créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création,
* éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,
* interpeller la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,
* favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),
* réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…
* lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
* intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prises de décisions concernant la filière musique.

Le débat, on le voit, fait débat

Denis

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Voici le texte intégral de cette lettre ouverte :

Madame la Première Secrétaire,
Depuis toujours nous avons soutenu la gauche. Chaque fois que vous avez fait appel à nous, nous avons répondu présent. Pas par devoir. Moins encore par intérêt. Par désir et par conviction.

La gauche – notre famille – c’était le refus d’un ordre purement marchand. C’était la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la gauche avait sauvé les artistes dans notre pays. C’était vrai, en particulier, des dispositions prises sous François Mitterrand. Ceux de nos voisins qui n’ont pas fait ce choix-là n’ont plus de cinéma ni de musique.

En vous opposant, à l’occasion de la loi « Création et Internet », à ce que des règles s’imposent aux opérateurs télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu’ils cessent de piller la création, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune.

Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle. Vous êtes désormais, par l’effet d’une étrange ironie de l’histoire, les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l’heure du numérique.

Souvenez-vous en : le droit d’auteur est un droit de l’homme. Ce n’est pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité est moindre. Pour être cool en apparence, le capitalisme numérique n’en est pas moins sauvagement prédateur ! Héraclite nous enseigne : « le Peuple doit combattre pour ses lois comme pour ses murailles ».

En faisant échec au vote de cette loi à l’Assemblée vous nous avez adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception.

Vous avez perdu notre soutien – peut-être n’est-ce pas si grave après tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme.

Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver.

Veuillez croire, Madame la Première Secrétaire, en l’expression de nos salutations attristées.

Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat, Michel Piccoli

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

  • PellO

    pas d’accord DU TOUT.
    en fait c’est plutôt un ras le bol général.
    la « blogosphère » en perdition se targue de « défendre » la diversité musicale tout en facilitant le pillage (attention, OUI leur travail peut aussi faire découvrir et donner envie d’acheter). alors HADOPI c’est peut être pas LA solution mais il est plus facile de critiquer que de proposer.

    et puis stan et machin là t’as juste envie de leur mettre une claque.
    ces mecs passent certainement leur temps à télécharger pour montrer à leurs amis qu’ils ont WAOW 50Go de son sur leur disque dur qu’ils n’écouteront probablement jamais.

    bref je ne vasi pas m’épancher sur le sujet mais juste dire que si on considère aujourd’hui que les oeuvres musicales sont gratuites elles disparaitront dans quelques années.

    à bon entendeur. à vos comments.

  • http://emgenius.free.fr Denis Verloes

    Arf
    et puis stan et machin là t’as juste envie de leur mettre une claque.
    Marrant, je me suis dit pareil en visionnant leur truc… z’ont des bonnes têtes de Kad et O façon marque repère….

    Par contre je me demande si vous avez lu mon article..

    Parce que oui, je pense qu’une partie de ce que vous appelez « l’oeuvre musicale » est appelée à devenir gratuite tout prochainement.

    Mais pas remplacé par le néant que vous énoncez. Plutôt par un mélange entre quelques ventes, du merchandising, de l’image, des concerts, des salles de ciné remplies etc.

    Et j’aurais aimé que l’Hadopi ne soit pas une porte fermée aux nouveaux modes de consommation « gratuite » de la musique, mais bien plutôt la base d’une rétribution équitable entre artiste, FAI, opérateurs, équipementiers, état (qui perçoit une taxe sur chacun de nos stockages), artistes et producteurs….

    Plutôt qu’un débat politisé à outrance, qui se joue de la méconnaissance des technologies, des envies et des réalités de terrain au profit d’un manichéisme délirant vantant les bons pirates >< création et aux gentils artistes

  • http://vincemobile.orangeblog.fr Vincemobile

    Hadopi a en effet un train de retard par rapport aux mutations économiques en cours. Je crois également à une évolution du modèle économique vers plus de pluralité mêlant gratuité/payant, physique/immatériel, masse/exclusif…
    Merci en tous cas pour cette mise en perspective sur les aspects « business » de cette loi.

  • Pingback: Musique Business en vrac #3 | MySpace, Twitter, Chasseur de pirates, Apple et HADOPI | B comme BoxSons

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