Chroniques Express 62

Felix da housecat / I set my friends on fire /I & Fused / Persephone’s bees / Keane / Las ondas Marteles / Sexy Sushi / 1973 / Fischerspooner / Impossible Hair / Damian Lazarus / Scratch Massive / Men Without Pants / Sally Doherty / Data / Au Revoir Simone / Comfort / The [...]

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denims.jpgFelix da housecat / I set my friends on fire /I & Fused / Persephone’s bees / Keane / Las ondas Marteles / Sexy Sushi / 1973 / Fischerspooner / Impossible Hair / Damian Lazarus / Scratch Massive / Men Without Pants / Sally Doherty / Data / Au Revoir Simone / Comfort / The Blue Seeds / Franklin / Jack Peñate / Casiotone for the Painfully Alone / Priscilla Ahn

felixdahousecat.jpgFelix da housecat – Virgo, blaktro and the movie disco
Qu’écrire encore aujourd’hui sur Felix da Housecat et ses productions ? Ce pionnier de la House nous livre Virgo, Blaktro and the Movie Disco, son dernier album studio depuis Devin Dazzle & the Neon Fever (2004). L’album navigue entre électronique, House, funk, voire pop, et tout comme son prédécesseur se présente comme un album concept, centré sur les musiques noires des années 70 et 80 : hommage aux Prince, Parliament, Sly & the Family Stone, … Rien de bien neuf sous le soleil donc ! Quoique… Les aficionados de l’américain devront bien se rendre à l’évidence, les Daft Punk et autres Justice font des petits, même parmi les vieux de la vieille qui doivent du coup faire évoluer leurs productions… (2.0) François-Xavier Descamps
Nettwerk Records / Pias – Sortie : 2 octobre 2007 – Le site officiel

ismfof.jpgI set my friends on fire – You can’t spell salughter without laughter
Il est des albums qui me laissent parfois dubitatifs. Sérieux, par quel hasard et avec quelle idée derrière la tête peut-on bien me demander d’écouter ISMFOF. Et sur Benzine ? En espérant que j’en trouve quelque chose à dire. Bon alors….OK… ISMFOF c’est un groupe diffusé par Epitaph, qui envoie le bois à l’ancienne. Soit pour les lecteurs de Benzine : un groupe de rock punk qui fait super penser à ce qu’écoutaient mes potes skaters en 1998 par là. Des grosses guitares à la Metallica, des riffs rapides à la NOFX… mais aussi inspirés que Sum 41, et des hurlements qui pètent les roubignolles dès le second titre. Soit aucun, aucun, aucun bon goût sauf pour les visuels. Promis. Faut vraiment être un aficionado du genre, pour se retrouver dans cet album que je jurerais avoir mille fois entendu sous la casquette et les T-shirt Powell Peralta, y’a longtemps. Mais bon suis clairement pas dans la cible. Enfin ce qui me rassure c’est qu’à priori vous non plus. (0.0) Denis Verloes
Epitaph – Sortie octobre 2008 – Le site officiel

iandfused.jpgI&Fused – Slow eater
On est passé totalement à côté de I & Fused en 2008, pour le fallacieux prétexte qu’on n’avait jamais entendu parler de David Lavaysse ni de I N Fused, la précédente orthographe du groupe. On se rattrape ici, ou on tente. Slow eater est un album français donc, qui est enregistré au carrefour d’une électro d’acointance trip hop, de la folk, du free jazz, de la soul à tendance blues, d’un soupçon de dub et de références funk seventies. Subtilement, l’album avance dans son habit mid tempo et parvient à déstresser mieux que toutes les compilation lounge réunies, si si. Parce qu’ici il y a de l’idée, un cerveau, peut-être aussi parce que l’album est peaufiné jusqu’au moindre son? Pourtant cette touche d’intellectualisme et de technicité disparaît sous une volonté de faire passer des sentiments, qui d’ailleurs touchent très bien, merci pour eux. Ouvri l’album à 3h de mat dans une maison vide pour cause de vacances de la petite dernière, le soir avec un verre de Chinon en rentrant du boulot, ou en mangeant le quatre quart de sa douce le dimanche entre potes autour d’un thé à la menthe…. pour se sentir bien, apaisé. Juste bien. (3.5) Denis Verloes
0101 / Ici d’ailleurs – Sortie 2008 – Le site officielL’espace MyspaceTélécharger how fan I am

persephonesbees.jpgPersephone’s bees – Notes from the underworld
Toi qui a toujours rêvé de voir les années 60 se marier à la réverbération des 80’s, au glam rock 70’s et aux synthés funky post Michaël Jackson ; toi qui te dit qu’il devrait y avoir plus qu’un seul A.S. Dragon dans le paysage musical, les abeilles san franciscaines de Perséphone sont sans doute pour toi. Emmené par l’accent caucasien de la Russe Angelina Moysov les Persephone’s bees prodiguent sur ce deuxième album une pop enlevée mais pas primesautière qui flirte souvent avec le rock sans y adhérer toujours totalement. Meilleur morceau de l’album ? Muzika Dlya Filma chanté en russe, mais qui est aussi le meilleur représentant de ce pourrait être tout l’album si chacun des morceaux nous chatouillaient autant que cette cinquième plage. A découvrir ou pas, ce groupe signé chez Kuskus. (2.5) Denis Verloes
Kuskus – Sortie le 16/02/2009 (france) – le site officielL’espace myspace

keane.jpgKeane – Perfect Symmetry
8 millions. Il s’est vendu quelques brouettes de « Under the iron sea », second album efficace de Keane qui revient après quelques difficultés internes dont l’addiction de son frontman et la défection de son guitariste. Le résultat, c’est que le groupe pop pour toute radio généraliste s’est sans doute cramé dans sa quête de la rentabilité et dans l’obligation de produire. On loue du coup les rédacteurs de la bio chez Island France qui parlent de « quête d’un album différent » « énorme album » « tradition Beatles » « travail de studio conséquent » « remise en question »… On ne voit quant à nous qu’un album emmené par les tics de piano de Tom Chaplin, sans âme et une sorte d’infâme soupe lyophilisée où les croûtons ont comme un air de déjà mâché précédemment (The lovers they are losing) et dont les mélodies seraient parties voir sous d’autres cieux si l’air est plus respirable. Si tu n’a pas seize ans, si tu n’es pas inconditionnel (le) de Keane et si tu ne t’ouvrirais pas les veines devant la musique de Coldplay… passe ton chemin. Vite ! Très très vite… ça laisse des traces ce genre d’expériences. (0.0) Denis Verloes
Island /EMI – Sortie le 13 octobre 2008 – Le site officiel

lasondas.jpgLas ondas marteles – On da rocks
Seb Martel et Sarah Murcia ont voulu ce nouvel album, – cinq ans après leur production en homage au Cubain Miguel Angel Ruiz -, comme un retour aux sources en contre-point de leur jeunesse musicale quelque part en fin de new-wave. Une époque où on se rendit compte que le rock ‘n roll et le psychobilly connurent leurs heures de gloire non seulement fin des années 50, mais aussi au tout début des 80’s. Le frangin Nicolaï Martel se pose donc en crooner débutant sur des titres inspirés ou tirés des années 50, remis en non-couleur, comme ce fut l’usage au début des années 80 (Cramps…). Johnny Burnette, Hank Mizell, Dale Hawkins, Suzy Q, et même Sun Ra sont ici joués en mode B-52’s, Cramps ou Suicide, et passés parfois en idiome ibère. L’ensemble est efficace comme la preuve de réussite d’une équation musicale posée dès avant la composition du disque. Un disque qui ravira les fans, mais dont les trente cinq minutes d’homogénéité nue, quasi martiale et très marquée par un seul style, risquent de faire peur à plus d’un auditeur, dont votre serviteur (3.0) Denis Verloes
Corida / A rag / Because – Sortie le 30 mars – L’espace Myspace

3475_img2.jpgSexy Sushi – Tu l’as bien mérité !
T ‘as écouté Sexy Sushi ? Les paroles ça déchire grave ! Avec une recette qui ressemble plus ou moins à celle déjà appliquée par Yelle ou encore les rappeurs de TTC, Sexy Sushi, composé de Rebeka Warrior (la chanteuse, membre aussi de Mansfield Tya) et de Mitch Silver (aux machines), composent des chansonnettes qui racontent des histoire débiles sur des textes trash et provocateurs, pas forcément toujours drôles, mais assez efficaces, le tout sur des musiques techno lo-fi assez directe et entre-dedans. L’ensemble donne un gloubiboulga elecro-pop coloré et sans doute vite addictif pour qui aurait envie de se lâcher sur le dance-floor à la boum de fin d’année du lycée. Pour les autres, amateurs de choses plus raffinées et moins cul-cul, ils iront voir ailleurs si j’y suis. (2.5) Benoît Richard
Scandale ! / La Baleine – mai 2009

ep_1973.jpg1973 – 1973 EP
Au vu de la pochette et du titre de l’album on aurait pu croire à un nouvel album de « pop nostalgie » de Vincent Delerm, mais même pas… 1973 est un groupe en trio qui propose avec ce premier Ep une pop ensoleillée est prometteuse, pas très loin de Phoenix ou de cette frange pop made in France que j’aime beaucoup représentée notamment par des gens comme Hey Hey My My, Tahiti 80, Mellow, Jp Nataf, Fugu et bien sûr Orwell. 1973 une année et un EP qui se décline ici en 4 titres subtilement arrangés en guise d’apéritif à un album que l’on espère tout aussi beau et inspiré. (4.0) Benoît Richard
Blonde music – mai 2009

fischer.jpgFischerspooner – Entertainment
C’est reparti pour Fischerspooner (Warren Fischer et Casey Spooner) qui sortent en ce début mai 2009 « Entertainment », leur troisième album, produit cette fois par Jeff Saltzman (The Killers). Le premier opus du duo avait été une grosse claque (en pleine vague l’electro-clash), le second, assez différent était lui une petite perle electro pop, quant à ce troisième, il nous propose à nouveau des chansons dansantes très efficaces, bien dans la continuité du précédent avec un son peut-être plus encore marqué pop ici. Bref, rien de bien neuf du côté des Fischerspooner mais, pas de quoi non plus crier au scandale avec un opus bien fichu, parfois drôle (« Danse en France ») et qui contient quelques tubes en puissance. On a vu pire. (3.5) Benoît Richard
Lo recordings/la baleine – mai 2009

impossible_hair_what_is_the_secret_of_impossi_L_1.jpgImpossible Hair – What is the secret of impossible hair
Arrivé tout droit des Etats-Unis, l’album « What Is the Secret of Impossible Hair ? » de Impossible Hair a le mérite de capter immédiatement notre attention avec des pop/rock songs courtes et efficaces qui rappelle autant Devo que les Pixes avec un son sec et tranchant, sans fioriture, dans une formule chante, guitare, bass, batterie des plus efficaces qui soit. Sans rien inventer et en utilisant une recette classique, le groupe parvient pourtant à titrer son épingle du jeu avec des chansons tour à tour entraînantes, attachantes qui prennent parfois des allures country western et qui au final constituent une très bonne surprise. (3.5) Benoît Richard
Impossible Hair – avril 2009

smokethemonsterout.jpgDamian Lazarus – Smoke The Monster Out
A bien écouter cet album de l’anglais Damian Lazarus, on se dit que ce Dj reconnu, fondateur du label Crosstown Rebels a plutôt bien réussi son passage à la production avec un album vraiment original et très personnel. Un album qui navigue entre pop, techno et deep house dans des titres souvent à la limite de l’expertemental dance et toujours passionnant. Pour mener à bien ce projet il s’est entouré du producteur et DJ Luke Solomon et des sœurs jumelles suédoises du duo Taxi Taxi. « Smoke The Monster Out » en référence aux personnages d’Alice au Pays des Merveilles est un album hors norme, aussi déroutant que singulier, pas dénué d’humour et qui devrait régaler ceux qui pensent que la musique électronique peut encore nous surprendre. (3.5) Benoît Richard
Physical/la baleine – mai 2009

joy.jpgScratch Massive – Joy
Entre deux albums, le duo e français Scratch Massive, (Maud Geffray et Sébastien Chenut) nous propose une sélection mixée composé de 14 titres bien calés sur 120bpm et piochés dans différentes époques. Au programme Muscleheads, Kalabrese, Poni Hoax, Tears For Fears, John Carpenter, Koudlam, Scratch Massive et d’autres dans un mix à danser plutôt plaisant mais qui n’offre pas non plus beaucoup de surprise. Pour mémoire, on retiendra le joli remix de Chloé pour le titre « Images of Sigrid » de Poni Hoax, histoire de nous rappeler combien l’album du même nom paru en 2008 est vraiment excellent. (3.0) Benoît Richard
Chateaurouge/module – mai 2009

men.jpgMen Without Pants – Naturally
Men Without Pants c’est la rencontre entre Russel Simmins (batteur du Blues Explosion) et Dan The Automator (le producteur de Gorillaz, mais aussi l’homme à la base de nombreux side-projects tels que Lovage ou Deltron 3030). Ici il s’éloigne plus que jamais du hip hop avec un album rock’n’roll endiablé en compagnie de quelques joyeux drilles tels que Sean Lennon ou Yuka Honda (la chanteuse de Cibo Matto). Véritable partouze musicale, cet album qui promet énormément sur le papier laisse finalement un goût d’inachevé à l’écoute de ces 13 morceaux proposés. Si l’idée de faire du raffut et se taper un bon gros délire a plutôt bien réussi, en revanche question musique proprement dit, on ne peut pas dire que la bande de copains se soit foulé la rate. Car contrairement aux autres projets où était impliqué Dan The Automator, là il ne ressort rien de bien vraiment passionnant… pas même un petit single ravageur pour se consoler. Et très vite on comprend que le groupe se réfugie derrière un mur de guitares et de son saturés à défaut d’avoir trouvé l’inspiration. (2.0) Benoît Richard
Vicious Circle/Discograph – avril 2009

shayo013_sd.gifSally Doherty – Electric Butterfly
Après nous avoir sorti une compilation de chansons signées Sally Doherty & The Sumacs (« collection of songs 1995-2005″), le label suisse Shayo nous propose un nouvel album de cette britannique avec 11 nouvelles chansons nourries d’influences diverses qui vont de la chanson à la musique sur américaine en passant par la pop. Produit par Colin Elliot et bénéficiant de la présence de Richard Hawley, Shez Sheridan et Liz Hanks, l’album dévoile des chansons mélancoliques ou romantiques parfois un peu trop lyriques à mon goût, la faute, en grande partie, à une production beaucoup trop chargée. Dommage. (2.0) Benoît Richard
Shayo Music – avril 2009

data.jpgData – One in a Million
En guise d’apéritif, d’amuse-bouche à son premier album qui devrait sortir courant mai, Data nous propose un single et trois remixes, histoire d’enfoncer le clou après le Rapture ep paru l’an passé pour un artiste que l’on pourrait classer entre Justice et Sébastien Tellier. Bref, rien de bien neuf sur le dance-floor, juste un refrain à tout casser, quelques notes de piano et une pluie de synthés pour un titres avec un petit côté kitch années 80 bien sympa. Reste à savoir si tout ça tiendra sur la longueur d’un album. La réponse très vite. (3.0) Benoît Richard
Naïve – mai 2009

au_revoir_simone_still_night_still_light.jpgAu Revoir Simone – Still Night, Still Light
Au fond rien n’a vraiment changé chez les « drôles dames aux Casios » : toujours la même recette, simple et efficace qui consiste à chanter en chœur des pop songs légères et mélodieuses accompagnées de claviers vintage et de boites à rythmes. A ce petit jeu, on se dit qu’elles ne tiendront pas 107 ans… Mais pour l’instant, après presque trois albums, le charme est intact… même si ce « Still Night, Still Light » dégage quand même un petit air de déjà vu. Alors comme je ne voudrais pas répéter ce que j’ai pu dire à la sortie de « Bird of music » en 2007 , je dirai juste que ces filles ont toujours ce don inné pour mettre en place des pop songs vite entêtantes, que l’on est encore une fois touché par la mélancolie qui se dégage de l’ensemble, même si évidemment l’effet de surprise ne joue plus comme ça a pu être le cas par le passé. (4.0) Benoît Richard
Moshi Moshi/Cooperative Music – avril 2009

confort.jpgComfort – Sleep Talking Shared
Sans vraiment appartenir à un genre proprement dit, on peut dire que le deuxième album des italiens de Comfort se situe au carrefour entre jazz contemporain et musiques électroniques, tout comme peut l’être dans un tout autre style, celle de Amon Tobin. Moins mécanique et répétitive que celle du brésilien et sans doute plus proche de ce que peut proposer par exemple Four Tet, la musique de Comfort joue plus sur l’aspect ambiance, avec un coté cinématographique indéniable qui donneuse belle rondeur et un côté très concret aux morceaux. Extrêmement mélodieux, très agréable à écouter, ce « Sleep Talking Shared » confirme la bonne santé du label Stilll et ne devrait donc pas décevoir les amateurs de mélange des genres. (3.0) Benoît Richard
Off-Stilll/Import – avril 2009

the_blue_seeds.jpgThe Blue Seeds – The Blue Seeds
The Blue Seeds est un duo de Montréal composé de Amélie Laflamme et Francois Dufault qui joue une musique très évocatrice, dominée par la voix et la guitare, entre pop downtempo, country western, folk et trip-hop. Malgré tout, le style des chansons reste, dans un sens, très traditionnel et fait penser à pas mal de choses déjà entendues par le passé (Chris Isaac, Calexico, Archive, Texas…). Malgré tout, le groupe parvient quand même à tirer son épingle du jeu principalement en travaillant les ambiances, très cinématographiques, qui ressortent de l’ensemble. Un album pas renversant mais bien sympa et qui vaut son petit détour. (3.0) Benoît Richard
ioda/anticraft – avril 2009

franklin_pochette.jpgFranklin – Every Now And Then
On avait bien senti avec son dernier album sous le pseudonyme de Double U que le Français Franck Rabeyrolles avait envie de découvrir de nouveaux horizons, de faire évoluer sa musique. C’est ainsi que l’on vit Double U muter vers quelque chose de plus pop, plus tourné vers les beaux arrangements et les mélodies soyeuses. Dans la lignée donc de l’album « The Imaginary band », Franck Rabeyrolles donne naissance au projet Franklin avec toujours ce soin apporté aux compositions en appuyant ici plus que jamais le coté vaporeux et éthéré de ses pop songs fragiles et lumineuses. Résultat on a là un album bien sympathique, très agréable aux compos soignées, mais auquel il manque une once d’originalité et surtout deux ou trois titres fort pour convaincre vraiment. (2.5) Benoît Richard
Wool Recordings/Anticraft Music – avril 2009

jack.jpgJack Peñate – Tonight’s Today
L’été s’annonce tout doucement et voilà déjà que les tubes dance-floor ensoleillés se profilent à l’horizon. A commencer par cet irrésistible « Tonight’s Today » signé Jack Peñate, un garçon que l’on a connu nettement plus rock’n’roll par le passé et qui propose là un mélange de musique caribéenne, de samba et de House music dans un titre très accrocheur. Une sorte d’hymne hippie dance-floor très prenant qui se décline ensuite sur trois versions dont celle très dépouillée signée Julianna Barwick. On attendra évidemment l’album pour voir si la tendance se confirme, mais pour l’instant tout ça est bien agréable. (3.5) Benoît Richard
XL recordings/Naïve – avril 2009

casiotone.jpg Casiotone for the Painfully Alone – Vs. Children
Un de mes petits chouchous de ces dernières années s’appelle Casiotone for the Painfully Alone. Récemment encore je m’étais emballé pour cette compilation d’inédits vraiment bien et voilà donc qu’aujourd’hui sort ce nouvel album. Dans la lignée de « Etiquette », (on confondrait presque les pochettes des deux albums) mais en plus posé et moins lo-fi encore, ce nouvel album de Owen Ashworth (l’homme au centre du projet) marque une petite évolution dans la discographie de CFTPA avec des pop-songs assagies, moins barrées où les machines se font moins présente mais où la voix chaude et mélancolique de Owen Ashworth fait toujours autant d’effet. Un album qui nous ramènerait presque du coté des Bill Callahan et autre Will Oldham. Une tournure qui n’est pas pour me déplaire et qui prouve que même la musique à base casio peu aussi vieillir comme du bon vin. (4.0) Benoît Richard
Tomlab/Differ-ent – avril 2009

Priscilla_Ahn___A_good_day.jpgPriscilla Ahn – A good day
L’album est sorti en import en 2008, le voilà désormais réédité et distribué par Blue Note pour le plus grand plaisir de ceux qui aiment les chanteuses folk à la voix douces et aux chansons cotonneuses. Et cette Priscilla Ahn en fait assurément partie. Sans esbroufe et sans rechercher une quelconque forme d’originalité, cette jeune femme originaire de Pennsylvanie nous offre ses folk songs plus ou moins dépouillées, avec une touchante simplicité. Auteur, compositeur, chanteuse et instrumentiste, Priscilla Ahn dégage une classe et une aisance incomparable, avec des chansons emplies de douceur, bien dans la lignée des productions Blue Note et de ses artistes fétiches (Norah Jones, etc..) (3.5) Benoît Richard
Blue Note – avril 2009

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L'Auteur:

Benoit Richard
a créé Benzine en 2000, puis Ondefixe, puis Hop Blog, puis Pop Revue express, puis Netlabels Revue, puis Hop BD, puis Des Chips et du Rosé, puis s'est dit que ça suffisait comme ça.

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