Parts & labor – Receivers

Comme les épouses des Présidents, les guitaristes féminines de l’ombre exerceraient-elles quelques pouvoirs occultes sur les groupes de mecs ? Questionnement essentiel que nous abandonnons tout de suite pour revenir à Parts & Labor, groupe New Yorkais fan d’Husker Dü (je l’apprends par la bio car j’avoue ne pas avoir entendu parler de ce groupe [...]

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partsandlabor.jpgComme les épouses des Présidents, les guitaristes féminines de l’ombre exerceraient-elles quelques pouvoirs occultes sur les groupes de mecs ?

Questionnement essentiel que nous abandonnons tout de suite pour revenir à Parts & Labor, groupe New Yorkais fan d’Husker Dü (je l’apprends par la bio car j’avoue ne pas avoir entendu parler de ce groupe avant Receivers) qui aujourd’hui propose un album power pop des plus énergisants.

Les Américains ont accueilli en leur sein une nouvelle guitariste – Sarah Lipstate – ce qui m’a fait me poser ma question initiale. Peu importe et profitons du résultat avec un bouillonnant Satellites en ouverture : 7’ d’un rock où les guitares supersoniques remplissent tout l’espace.

On croirait parfois entendre King Crimson ! Mais ce morceau épique parfaitement maîtrisé marque les esprits. Par la suite, Parts & Labors va garder en mémoire cette puissance sonore de tête de bélier, ces envies de souffle, que ce soit pour un single à la mélodie fédératrice (Nowheres high) comme pour des compositions carrément traditionnelles : le fond de Mount misery pourrait être une ballade irlandaise avec un Theremin pour faire le vent et idem pour Little ones qui fait chanter les cornemuses.

Mais le traitement change tout et P&L ne ressemble en rien au Wings de Mull of Kyntire. Les larsens du passé viennent sans cesse jouer les mouches du coche. Autre paradoxe d’un groupe qui essaye de faire cohabiter des énergies contraires. Et qui y réussit plutôt bien.

Denis Zorgniotti

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Tracklist
01. Satellites
02. Nowheres Nigh
03. Mount Misery
04. Little Ones
05. Ceasing Now
06. Wedding in a Wasteland
07. Prefix Free
08. Solemn Show World

Date de sortie: octobre 2008
Label:
Jagjaguwar/Brah/ Differ-ant

Plus+
L’espace Myspace

La vidéo de The gold we’re digging via Youtube

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L'Auteur:

Denis Zorgniotti
Naturellement branché par quelques préfixes musicaux (indie, post, abstract, alt...) et même un suffixe (nica). Toujours prêt à défendre le petit label de Tours, Chambéry ou de Portland. Après quelques expériences presse et radio, a trouvé avec Benzine mag, un nouveau terrain de jeu et d'expression. Ne désespère pas de trouver le temps un jour d'écrire sur le cinéma, sa formation initiale et son autre passion. Mais seulement 24h dans une journée, un vrai scandale !

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