Princeton – Bloomsbury [EP]

bloomsbury.jpgLes romanciers Virginia Woolf (To the Lighthouse, the Waves) son mari Leonard Woolf, l’écrivain E. M. Forster (howard’s End, A Room with a View, Maurice), le peintre Roger Fry, Lytton Strachey (Eminent Victorians) et sa femme Vanessa Bell, Lytton Strachey, historien biographe (Queen Victoria), son frère James Strachey, psychanalyste, John Maynard Keynes (et sa secrétaire amoureuse Ms Bentwich) économiste et Duncan Grant forment le Bloomsbury Group dans le Londres du début XXème siècle jusqu’à  la fin des années 30.

Appartenant à  la classe sociale et intellectuelle supérieure, les membres de cette société amicale venaient d’universités de renom : Cambridge, King’s College et Trinity College. Ecrivains, peintres, ils étaient amis et se réunissaient essentiellement au 46 Gordon Square chez miss Woolf, au coeur du quartier chic de Londres Bloomsbury pour y évoquer la littérature, l’art, la philosophie mais aussi l’athéisme, le libéralisme sexuel et leur idée de la famille à  contre-courant de la pensée conventionnelle de l’époque, de l’art abstrait qu’ils réfutaient, d’histoire, de politique, de théâtre, etc.

Bloomsbury c’est aussi le nom d’un ep que le groupe Princeton vient de sortir.

Princeton, ce sont les frères jumeaux Jesse et Matt Kivel, multi-instrumentistes et Ben Usel au piano et orgue. Ces trois californiens se connaissent depuis l’école primaire. Ils forment un groupe à  l’âge de douze ans et commencent tôt à  jouer sur scène; puis quelques années plus tard, partent ensemble étudier dans une université à  Londres.

Musicalement influencés par Serge Gainsbourg, les Kinks, le trio étudiant assure également des concerts durant l’année 2005 et enregistre un mini album A Case of the Emperor.’s Clothes. De retour à  Los Angeles, diplomés, ils mettent en musique l’histoire du collectif intellectuel londonien et les Princeton sortent du studio avec le ep Bloomsbury sous le bras, mixé par Pete Weiss (Aimee Mann) et masterisé par Jeff Lipton (The Magnetic Fields, Sebadoh, Wilco).

Le style pop des mélodies est orné de handclaps, maracas, flûtes, les compositions sont fleuries de guitares, de ukulele, de violoncelles, clavecin et clarinette, terribles, délicieuses. Pendant l’année 2007, les Princeton sont invités à  jouer au côté de Au Revoir Simone, Vampire Weekend, My Brightest Diamond, The Ruby Suns. Quoi de mieux que la pop pour illustrer la vie du Bloomsbury Group philosophant et batifolant dans les salons victoriens de Virginia Woolf ou lors de pique-nique dans Hyde Park avec Aldous Huxley, Georges Orwell

Princeton allie l’énergie des Voxtrot, la classe de Belle and Sebastian, de Divine Comedy, l’originalité de Fred Astereo et la magie des Ladybug Transistor. Leur album figurera surement dans mon top 10 des sorties 2009. Attention !!! Amateurs de ACDC, les Princeton peuvent nuire gravement à  votre santé.

Marie-Agnès Hallé

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