Kasabian- West ryder pauper lunatic asylum

kasabian.jpgKasabian c’est typiquement le genre de groupe que la presse musicale spécialisée commence par ne pas aimer, avant d’avoir toutes les peines du monde à  se dédire quand le groupe propulse une galette que la pétition de principe n’eut pas oser imaginer .

Et d’ailleurs si je me souviens bien, j’ai moi-même massacré les premières sorties du groupe en évoquant un excès de suivisme et un manque flagrant d’originalité. Je parie que j’ai même cité Oasis. Si. Je me souviens par contre que le précédent opus m’avait bluffé, me forçant a admettre le changement, le tout devant un collègue Breton quant a lui depuis longtemps convaincu de la Kasacause. (bon c’est aussi le même qui a signé un contrat de travail avec Universal, mais ça ne veut pas forcément dire qu’il a mauvais goût).

La nouvelle galette confirme-t-elle la bonne augure perçue sur le précédent essai? A n’en pas douter. Et jamais, sans doute, un groupe n’as-t-il fait du copisme/suivisme qu’on lui reprochait initialement, une telle force, une telle identité, une forme d’art de vivre, qui finit par transcender le groupe qui pratique l’exercice. Et puisque j’ai oser les traiter de copieurs récupérateurs des sixties britanniques autant que de la britpop 90’s, Kasabian revient avec ces deux références en guise d’étendard. Ah ils sont »comme »… Et bien il tentent de faire, en plus, »comme si mai en mieux ».

On ne rentrera pas dans une vaine polémique. Sont ils parvenus à  leurs fins? Font-ils oublier les modèles? Sérieusement je m’en contre tapez boulette droite et fait du volley ball avec l’autre. Sans doute non, dans l’ensemble restent ils restent dans l’ensemble quelques copistes touchés par la grâce, comme jadis Cast ou Bluetones, a la faveur d’un album efficace. Oui. Sauf que c’est déjà  la seconde fois que Kasabian passe du côté des albums mineurs bien torchés et sympathiques qu’on écoute en boucle parce qu’ils font du bien ( on en dirait pas tant de Cast et Bluetones pré-cités). Oui. Et on est, en plus, forcés de reconnaître que la nouvelle livraison n’est pas juste »satisfaisante » mais bien plutôt »réjouissante ». Pop. éclectique. Électrique . Balancé entre ballades et envoi de bois dans la chaudière. On aime. Et on n’a plus peur de le crier

Avec Maximö Park, Kasabian concourt sans doute au titre d’album britannique de l’été. West ryder pauper lunatic asylum se dévore au gré de mélodies bien troussées; au fil de titres convocant les références empruntées de manière si subtile que le monde parlera
plutôt d’inspiration intelligente, que de contrefaçon. L’album se mange d’une traite avec la légèreté qui convient à  un album de pop/rock à  la britannique. à‡a sent la bière et la Benson&Hedges, la morgue mancunienne et l’ecstasy. On croise pèle mèle 0asis, Ash, Primal scream rock et Primal scream électronique. On s’acoquine avec Chemical brothers où on pique le flow de Prodigy, puis on joint les doigts pour retrouver l’esprit des Stone Roses et la douleur électrisante de Spiritualized… Mais on finit
par accrocher plutôt Inspiral Carpets et les Charlatans. On sert le tout sur lit de Beatles et de Rolling Stones, comme on mettrait genou en terre devant le suzerain. Et juste avant que ça refroidisse on oublie pas la pincée de glam à  la Bowie.

Oui, c’est vrai, ça n’a pas une once d’expérimentation et pas un poil de réflexion plus haute que le bas du front. Mais c’est tête en avant que ça part a l’assaut de nos réticences. On est plutôt au petit restaurant routier qui ne paie pas de mine que chez Loiseau mais on n’est pas non plus devant la pièce de veau du Buffalo grill servie d’ailleurs sur le précédent album. La viande vient du même fournisseur certes, mais il y a dans la nappe Vichy posée sur la table du routier, dans le bon mot et les quelque paroles échangées avec le taulier, un charme certain, une envie d’en faire son restaurant repère, son stam café l’endroit où on se sent bien… Chose qu’on aurait pas pensé à  faire avec un album Buffalo Grill.

Kasabian est la bonne surprise de mon début d’été. Simple, branleur, efficace. Parfait pour la saison, parce qu’ I am on fire I am on fiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrre.

Denis Verloes

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Tracklist
01. Underdog
02. Where Did All The Love Go ?
03. Swarfiga
04. Fast Fuse
05. Take Aim
06. Thick As Thieves
07. West Ryder Silver Bullet
08. Vlad The Impaler
09. Ladies And Gentlemen, Roll The Dice
10. Secret Alphabets
11. Fire
12. Happiness

Label: RCA / SonyBmg
Date de sortie: 8juin 2009

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