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	<title>Commentaires sur : Rien de personnel</title>
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	<description>Critiques musique, cinéma, littérature et bande dessinée</description>
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		<title>Par : SOULIGNAC G</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2009/09/21/rien-de-personnel/comment-page-1/#comment-2221</link>
		<dc:creator>SOULIGNAC G</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 13:33:06 +0000</pubDate>
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		<description>J’ai beaucoup aimé ce film de Mathias Gokalp. 

Il y a 3 épisodes : Le nouveau-La vie conjugale-Tous ensembles (les 2 premiers servent à planter le décor du 3ème). Chacun apporte une explication supplémentaire et un point de vue différent par rapport au précédent. A chaque étape, on a une fausse impression de déjà-vu et c’est là le piège, car il y a une articulation indissociable entre les 3 phases.

Le thème est d’actualité : 
Restructuration d’un grand labo pharmaceutique. Un cocktail-évaluation apparemment anodin vire au cauchemar :
•	D’abord, l’intro, avec une superbe sonate pour cordes de Vivaldi
•	Puis, progressivement mise sous pression et stress du personnel.
•	notations subjectives et dégradantes (Natacha est qualifiée de « faible »dans le rapport qu’on aperçoit trop fugitivement à la fin du film). Bien sûr, ces « notations » ont pour but de se débarrasser d’un « excédent de personnel » en le dévalorisant.
Les acteurs et actrices ont réalisés une prouesse au niveau de leur interprétation. Un sans faute. Il y a des scènes surréalistes :
•	Celle du PDG qui chevrote des poèmes de Gounod ou de Chabrier devant un public respectueux, manifestement aux ordres, pendant que les « exécutions » se poursuivent.
•	Celle ou Bruno (JP Darroussin) mange les morceaux de son verre brisé devant Bergerat (Denis Podalydès) atterré.
•	Celle ou Natacha (Mélanie Doutey) déstabilisée fait un malaise puis se ressaisie et mène sa révolte avec la seringue qui lui était destinée.
•	Et enfin, le geste énergique de Christine Barbieri (Zabou Breitman) dans les toilettes qui marque le point de départ de la rébellion et l’évolution imprévue du scénario imaginé par le PDG.

C’est une œuvre complexe, bien construite à voir et à revoir absolument car il y a de nombreux détails importants qu’on peut ne pas percevoir d’emblée. Très bon exercice pour l’esprit ! La fin apporte une note d’espoir avec le duo final Darroussin-Podalydès et avec la réconciliation d’un couple. A noter également l’amitié spontanée du labrador dans la voiture pour cet homme d’entretien qui a un rôle clé dans l’évolution de l’intrigue. Les animaux seraient ils meilleurs que nous ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai beaucoup aimé ce film de Mathias Gokalp. </p>
<p>Il y a 3 épisodes : Le nouveau-La vie conjugale-Tous ensembles (les 2 premiers servent à planter le décor du 3ème). Chacun apporte une explication supplémentaire et un point de vue différent par rapport au précédent. A chaque étape, on a une fausse impression de déjà-vu et c’est là le piège, car il y a une articulation indissociable entre les 3 phases.</p>
<p>Le thème est d’actualité :<br />
Restructuration d’un grand labo pharmaceutique. Un cocktail-évaluation apparemment anodin vire au cauchemar :<br />
•	D’abord, l’intro, avec une superbe sonate pour cordes de Vivaldi<br />
•	Puis, progressivement mise sous pression et stress du personnel.<br />
•	notations subjectives et dégradantes (Natacha est qualifiée de « faible »dans le rapport qu’on aperçoit trop fugitivement à la fin du film). Bien sûr, ces « notations » ont pour but de se débarrasser d’un « excédent de personnel » en le dévalorisant.<br />
Les acteurs et actrices ont réalisés une prouesse au niveau de leur interprétation. Un sans faute. Il y a des scènes surréalistes :<br />
•	Celle du PDG qui chevrote des poèmes de Gounod ou de Chabrier devant un public respectueux, manifestement aux ordres, pendant que les « exécutions » se poursuivent.<br />
•	Celle ou Bruno (JP Darroussin) mange les morceaux de son verre brisé devant Bergerat (Denis Podalydès) atterré.<br />
•	Celle ou Natacha (Mélanie Doutey) déstabilisée fait un malaise puis se ressaisie et mène sa révolte avec la seringue qui lui était destinée.<br />
•	Et enfin, le geste énergique de Christine Barbieri (Zabou Breitman) dans les toilettes qui marque le point de départ de la rébellion et l’évolution imprévue du scénario imaginé par le PDG.</p>
<p>C’est une œuvre complexe, bien construite à voir et à revoir absolument car il y a de nombreux détails importants qu’on peut ne pas percevoir d’emblée. Très bon exercice pour l’esprit ! La fin apporte une note d’espoir avec le duo final Darroussin-Podalydès et avec la réconciliation d’un couple. A noter également l’amitié spontanée du labrador dans la voiture pour cet homme d’entretien qui a un rôle clé dans l’évolution de l’intrigue. Les animaux seraient ils meilleurs que nous ?</p>
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