L Ombre du Vent, de Carlos Ruiz Zafon

551379_gf.jpgDaniel, dix ans, orphelin de mère, est emmené un soir par son père, libraire, dans un lieu étrange : †œle cimetière des livres oubliés†. Là , l’adulte lui demande de choisir un livre à  †œadopter†, un ouvrage parmi les milliers que compte l’endroit. Le choix du petit garçon se porte sur †œl’Ombre du Vent†, de Julian Carax. Aussitôt rentré chez lui, il plonge dans cette histoire, dont il ne sort qu’au petit matin, avec l’envie dévorante de lire d’autres romans de l’auteur. Il entame sa recherche et n’en trouve nulle part, mais s’aperçoit bien vite que quelqu’un est passé avant lui, et a apparemment consacré sa vie à  brûler tous les romans de Carax. Le jeune garçon, en grandissant, va poursuivre en parallèle sa quête des romans de l’auteur »Il va en apprendre plus sur son compte, avec un étrange parallèle entre leurs deux vies.
Julian Carax était fils d’un chapelier espagnol et d’une Française professeur de piano. Un jour, il est remarqué par un personnage puissant de Barcelone, M. Aldaya, qui le prend sous son aile, et lui permet de faire son entrée dans un collège privé, où il recevra une meilleure éducation. Julian se lie d’amitié avec Jorge, le fils de ce monsieur. Mais surtout, il tombe amoureux de sa fille, la jeune Penelope. Les deux enfants ont alors à  peine une douzaine d’années. Et il va s’en passer des choses, heureuses et tragiques, entre ce moment et celui où Daniel découvre †œl’Ombre du Vent†, des années plus tard »

Prenant pour théâtre la Barcelone des années 1945, entre les fumisteries d’une police plus que nuisible, et les plaies béantes du peuple, l’Ombre du Vent nous entraîne au fil des les ruelles de la ville espagnole, en passant par une maison hantée, dans le sillage de ces personnages hauts en couleur, auxquels on s’attache sans même s’en rendre compte. D.’ailleurs, quand on referme le roman, on est triste de les quitter.
l’ouvrage alterne présent et passé, pour mieux nous expliquer l’histoire de Carax et de Daniel. Ce roman, qui peut laisser une impression de désordre, suit simplement un courant de vie, parfois imprévisible, impétueux. Les vies entrelacées de Daniel, Julian, Penelope, Firmin, Fumero et les autres entraînent le lecteur dans un tourbillon duquel il ne sort pas indemne. Le lecteur oscille en permanence entre rires et larmes. Mêlant plusieurs genres différents avec brio, ce roman sur le pouvoir des livres se dévore plus qu’il ne se lit.

Caroline PERIN

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L’ombre du vent
de Carlos Ruiz Zafon.
636 pages – 8€¬
Livre de Poche
Parution : janvier 2006
première édition chez Grasset (2004)

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