Super Furry Animals – Dark days, light years

SFA.jpgA plusieurs reprises les Super Furry Animals sont passés pas loin de la reconnaissance médiatique absolue. Celle qui fit de la britpop des stars et de Muse des monstres, par exemple. C.’est arrivé à  l’époque du premier album puis de rings around the world.

Puis on a l’impression qu’ils ont laché l’affaire. Pas lâché la musique non, juste l’affaire, la course à  la reconnaissance et à  l’album fédérateur qui remplit les stades et les colonnes des magazine de mode. Puis ils se sont mis à  faire ce que d’aucun appelleraient du surplace. D.’autres dont moi, diront un creusement du même sillon en le complétant systématiquement à  petites touches. Quitte à  publier une obédience plus folk(lorique) sous le patronyme du seul Gruf Rhys, ou à  se réinventer un super groupe Chanteur producteur Neon Neon quand il s’agit de tâter de la pop électronique de toute bonne facture.

Et du coup laisser à  Super Furry Animals ce qu’il fait le mieux. Le rock électrique bien balancé qui se balade du boogie au psychédélique et tâterait parfois du progressif ou d’accointances opéra rock s’il n’était pas resserré dans le format traditionnel d’une pop song à  la britannique. (Gaffe à  bien dire britannique et pas Anglais pour pas vexer ces Gallois qui n’hésitent pas parfois à  chanter dans l’idiome régional).

On a dit ça qu’on a presque tout dit. Mais on se rend bien compte que l’argument n’est pas férocement vendeur. On a envie de crier : « mais qu’est-ce que vous attendez pour écouter vous aussi, puisqu’on vous dit que c’est bien ? »Mais on est déjà  content d’avoir des lecteurs, on ne va pas se metre à  les braquer.

Parler de la construction des titres. Ils sont en général agencés autour d’ une bonne idée mélodique, souvent portée par la voix de Gruf Rhys, et ensuite arrangés pour les électriser sans oublier de ci un peu d’électronique, de là  pas mal de fuzz et au total plein d’énergie pour enlever l’album à  la vitesse d’une tornade qui passe et n’a pas le temps de lasser.

Parler surtout du kif. Ce nouvel album plus encore que les deux précédents cède une part importante au kif. Ce petit mémo , sorte de  » hé vous avez vu on est toujours là  et on se marre toujours autant  » qui renvoie à  fuzzy logic, quand il arpentaient les festivals sur un char de combat (sic) au raton laveur de radiator et plus tard à  Rings around the world. Cette capacité à  mixer la pop simple et bete au milieu de réflexions musicales plus complexes qu’il tentent perpétuellement sans être tout à  fait sûr d’arriver toujours à  une conclusion efficace.

Mais ce kif aussi qu’on transmet à  l’auditeur. Oui pardi l’album surprend moins que certains de ses prédécesseurs, oui c’est vrai pourtant, il n’est pas aussi bardé de tubes pop que les premiers opus. Oui on ne fait pas vraiment attention à  ce qu’ils racontent, tant est si bien qu’on ne sait même pas si l’Anglais prédomine sur la revendication galloise habituelle chantée dans la langue au chardon.

Pourtant, ca va faire deux mois que je me remets le nouveau Super Furry Animals dans les oreilles quand je sais que je suis un peu à  la bourre le matin, quand j’ai besoin de titres rythmés qui cadensent mes actions matinales ainsi que les marches inter-transports en commun. Et depuis deux mois c’est avec le meme plaisir que je me fais surprendre par l’efficacité de ces titres, qui avec l’air de ne furieusement pas y toucher, finissent par se révéler long en bouche. Dans une époque ou justement les groupes qui ont l’air de toucher, sur scène et dans la presse, collent aux dents quand il s’agit de les écouter sur disque.

Rien à  redire. Le nouveau Super Furry animals est à  la fois un nouvel album évident des bêtes poilues et reconnaissable comme tel mais aussi une rasade de rythmes simples mais travaillés, efficaces mais enlevés, qui mettent le tempo utile aux journées qui ne commencent pas forcément sur les meilleures auspices.

Denis Verloes

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Tracklist

01. Crazy Naked Girls
02. Mt
03. Moped Eyes
04. Inaugural Trams
05. Inconvenience
06. Cardiff In The Sun
07. The Very Best Of Neil Diamond
08. Helium Hearts
09. White Socks/Flip Flops
10. Where Do You Wanna Go?
11. Lliwiau Llachar
12. Pric

Date de sortie: 14 avril 2009
Label: Beggars / Warner

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La chronique de Neon Neon
La chronique de Hey Venus!
La chronique du premier album solo de Gruf Rhys
La chronique de Candylion
L’album en écoute sur Spotify

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