Chroniques express 67

denims.jpgShelley Short / B R OAD WAY / Laudanum / Scary Mansion / Wolfmother / The Phenomenal Handclap Band / Nasser / Blind Cave Salamander / Bibio / Kreidler / Beluga.’s Hearing / The Patriotic Sunday / Marie-Flore / Zak Laughed / Sleepy sun / Iggy Pop / Kid Bombardos / Anabel Poppy’s Day

Shelley Short – A Cave, A Canoo

Au même titre que l’album de Erin Cole-Baker ou que celui de Marie-Flore, »A Cave, A Canoo » de Shelley Short est le genre de petite douceur réconfortante, qui fait du bien quand le soleil a décidé de mettre les voiles et que la grisaille gagne du terrain. Sur ce (déjà  !) troisième album, cette américaine basée à  Portland dans l’Oregon, joue une musique Country folk tranquille et légère, portée par une voix radieuse et juvénile (qui rappelle par moment Hope Sandoval) et autour de laquelle viennent,  se greffer la guitare mais aussi des notes subtiles d’accordéon, de piano ou de violon, dispensées notamment,  par Rachel Blumbger que l’on retrouve aux côtés de The Decemberists ou M. Ward. Après plusieurs écoutes, le talent de cette jeune fille s’impose comme une évidence. Et on se dit qu’il est encore temps de s’intéresser aux deux précédents albums de Shelley Short tant l’impression laissée par celui-ci est belle. (4.0) Benoît Richard

Hush records – octobre 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Hop Blog)

B R OAD WAY – Gang Plank

Pour qui a déjà  jeté une oreille aux musiques de B R OAD WAY, leur univers n’a jamais été d’une approche franchement facile. C.’est encore l’impression qu’on a au moment ou l’on pénètre dans ce »Gang Plank » album pour lequel les stéphanois se sont adjoint les services du Quatuor Pli histoire de brouiller un peu plus les cartes et de s’offrir un peu plus de possibilités. Résultat, la musique de B R OAD WAY se révèle toujours aussi foisonnante et pleine d’idées. Entre electro, hip hop et pop, le groupe navigue sans ligne directrice tracée, n’hésitant jamais à  sortir des limites et à  proposer des chansons aux arrangements complexes rappelant par moment Depeche Mode notamment dans cette façon si habile de réunir simplicité et exigence dans un même projet. Chapeau ! (4.5) Benoît Richard

6am / Discograph – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Laudanum – Decades

Si vous avez aimé »System : on » (2002) et »Your place & time will be mine » (2004), sûr que vous daignerez jeter une oreille curieuse à  ce troisième essai de Matthieu Malon dans lequel le garçon donne une version plus pop rock que jamais de sa musique sur ce »Decades ». Car si les deux précédents LPs sonnaient sans doute plus electro, ici les guitares s’expriment pleinement sans pour autant que les machines soient mises pour autant au rancard. Plus que jamais maître de son projet, Matthieu Malon assure toutes les parties vocales en s’en sort plutôt bien. Résultat ce troisième Laudanum s’avère tout aussi intéressant que ses prédécesseurs avec l’ombre de Depeche Mode (mais aussi celle de Cure ou New Order) qui semble ici planer du début à  la fin. Mais au-delà  de cette évidence, on sent la musique de Laudanum mûrir tranquillement au fil des années, s’arrondir, gagner en profondeur comme vous le constaterez sans doute vous même en écoutant cet album mais également en allant télécharger sur son site une véritable petite anthologie, soit pas moins de 80 morceaux rares, démos, live, reprises, remixes, etc, rassemblés dans†œ1996 – 2009 : the ultimate collection†. (4.0) Benoît Richard

Monopsone/Differ-ant – nov. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Scary Mansion – Make me Cry

Scary Mansion annonce la couleur d’entrée de jeu avec un premier titre très »power pop » et bougrement efficace qui, avec son mur de guitare et son riff de synthé, rappelle étrangement les Rentals. Pour la suite, Leah Hayes, la chanteuse leader de Scary Mansion nous entraîne toujours et encore vers des hymnes pop rock soniques, assez convenus, mais qui révèlent malgré tout une touchante fragilité quand les guitares s’éteignent, que la musique se fait plus calme, se fait plus dépouillée, laissant du coup la voix cassée de Leah Hayes plus seule que jamais comme sur le très Cat Power »On My Mind ». Un album sans surprise donc mais assez charmant, voire émouvant par instants. (3.5) Benoît Richard

Talitres/Differ-Ant – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Wolfmother – Cosmic egg

Qu.’on s’en félicite ou qu’on le déplore, aujourd’hui encore Black Sabbath fait toujours des émules. En témoigne ce récent et second album de Wolfmother, dans lequel ce groupe australien remet une fois encore au goût du jour le hard rock du début des années 70 de la bande à  Tony Iommi. Plus qu’une inspiration c’est presque une copie 40 ans après à  laquelle on a droit ici avec un Andrew Stockdale dont le chant se rapproche parfois à  s’y tromper de celui de Ozzy Ozbourne. Une fois accepté ça, on se plonge dans les morceaux pour constater que le groupe n’est pas avare en riffs destructeurs et qu’il déploie une belle énergie tout au long de l’album. Malgré tout, peu de choses se détachent véritablement de l’ensemble et plutôt que de singer Black Sabbath, le groupe aurait sans doute du essayer de donner un peu plus de personnalité à  sa musique et à  des chansons qu’on a déjà  oubliées à  peine le disque terminé. (2.0) Benoît Richard

Mudulor – octobre 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

The Phenomenal Handclap Band – The Phenomenal Handclap Band

Sorti de nulle part ou plutôt si, de Brooklyn, le projet The Phenomenal Handclap Band est formé à  la base par Daniel Collas et Sean Marquand avec ensuite des featurings à  la pelle dont Jon Spencer du Jon Spencer Blues Explosion, Jaleel Bunton de TV On The Radio ou encore Nick Movshon, bassiste au sein du groupe d’Amy Winehouse. Tout ce petit monde réuni nous a concocté un album de pur funk 70.’s (à  s’y tromper !) vraiment addictif ou se mêlent des influences disco, afro, boogie voire rock qui font penser autant à  Santana, qu’à  Sly Stone, aux vieux Kool & The Gang ou même aux tout premiers Deep Purple eu autres groupes de progressive rock de l’époque »Et tout y est : roulements de batterie, orgues Hammond, grosses basses guitares et wha-wha… Une mine pour les prochaines B.O. de Tarantino et surtout une excellente surprise en cette d’année 2009 ! (4.0) Benoît Richard

Gomma/Module – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

nNasser #1

Marseille a toujours été un lieu important de la musique électronique à  danser. On se souvient à  l’époque de la »French Touch » de Superfunk qui avait enchanté nos dimanches avec sa house filtrée nourrie au funk sur l’album »hold Up ». Presque 10 ans après, c’est Nasser, un groupe composé du duo Double Zero et de Facteur qui vient nous titiller l’oreille avec une musique electro/rock bougrement efficace, carrée et pourvoyeuse de singles à  la pelle. A commencer par l’inépuisable »Ghb » ou le single »Come On » que l’on retrouve remixé plusieurs fois en fin de disque. Tout ça mis bout à  bout, ça donne un disque plein de fraîcheur, un disque au plaisir immédiat et sans doute sans lendemain, mais sans calcul, sans chichi qui rappelle lbien .’esprit de la french touch 1.0 de la fin des années 90. (3.5),  Benoît Richard

Leonizer Records – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Blind Cave Salamander – Troglobite

Groupe italien composé de Fabrizio Palumbo et Paul Beauchamp (accompagnés par la violoncelliste Jula Kent), Blind Cave Salamander est signé chez les suisses de Shayo pour un très bel album, entre post-rock électroacoustique et ambient, dans lequel le groupe développe des motifs assez sombres, où les guitares, les claviers, les cordes jouent à  cache-cache et s’amusent à  nous nous à  nous faire peur du début à  la fin. Malgré l’apparente noirceur des motifs mis en place par le groupe, »Troglobites » s’avère pour autant un album très libre, très ouvert qui dégage des émotions très différentes d’un morceau à  l’autre et qui doit, sans aucun doute, donner sa pleine mesure en concert. (3.5) Benoît Richard

Shayo – octobre 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Bibio – The Apple And The Tooth

Et de trois pour Bibio ! Après »Ambivalence Avenue » et »Vignetting The Compost » l’anglais fait paraître, en cette année 2009, une troisième sortie constituée de quatre inédits et de huit remixes. Evidemment, plus anecdotique que les deux précédents LP, »The Apple And The Tooth » n’en est pas moins un recueil de titres forts intéressants. D.’abord jetons un oreille sur les inédits pour se rendre compte que notre ami Stephen Wilkinson nous gratifie de quatre titres pop/folktronica aussi intéressants que ce qu’on avait pu entendre sur »Ambivalence Avenue »et notamment le titre »Steal The Lamp » qui tranche bien avec le reste. Sur les 8 titres restants, chaque producteur imprime sa patte sur les originaux, ce qui donne finalement dans l’ensemble quelque chose de varié, allant du breakbeat un peu pénible de Clark au dowtempo langoureux de Letherette qui pour l’occasion réutilise le sample que DJ Cam utilisa pour le titre »Dieu reconnaîtra les siens » en 1997, à  savoir un bout du titre soul de 1979 signé Dexter Wansel (The Sweetest Pain). (4.0) Benoît Richard

Warp – Novembre 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Kreidler – Mosaik 2014

Rescapé de la vague néo Krautrock/post-rock qui fit son apparition au milieu des années 90 avec notamment Tarwater, Tortoise, Ganger ou Trans Am, Kreidler revient aujourd’hui avec un nouvel album, près de 15 ans après sa formation dans un style mélangeant dub et Krautrock et avec des influences qui peuvent évoquer Kraftwerk ou Can. Publié sur le label allemand italic recordings (ou l’on retrouve également Coloma) »Mosaik 2014″ mélange sonorités numériques et instruments dans des constructions 100% instrumentales, précises, elliptiques et hypnotiques, alternant le chaud et le froid avec, par moment, un petit coté chill-out très agréable »comme à  l’époque finalement. Kreidler continue ainsi son petit bonhomme de chemin, sans faire de bruit mais avec un album très agréable et attendant, qui sait, peut-être un nouveau Tarwater ! (3.5) Benoît Richard

Italic records/Module – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

Beluga.’s Hearing – Imaginary Landscapes

Après Toy Fight, Orouni, Mina Tindle ou Sébastien Schuller, la pop folk française »qui chante en anglais » nous séduit une fois encore avec cette fois Beluga.’s Hearing, formation niçoise amie de Benjamin Fincher qui propose en cette fin d’année 2009 un très joli ep à  ne pas manquer pour les amoureux de mélodies fines et d’arrangements délicats. Au programme quatre titres pour entrer dans l’univers tranquille et mélancolique de Beluga.’s Hearing, quatre titre pour apprécier les belles notes de guitares, les cordes tristes sur lesquelles s’accordent si bien avec les voix masculines et féminines mêlées. On en redemande ! (3.5) Benoît Richard

autoproduit – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

patrio180.jpgThe Patriotic Sunday – Characters

En vacance de Papier Tigre, Eric Pasquereau en profite pour sortir un nouvel album de The Patriotic Sunday dont on a déjà  pu apprécier par le passé les chansons folk sur Lay Your Soul Bare paru il ya déjà  4 ans dont une fameuse reprise du »Billie Jean » (Michael Jackson), pour la compilation du †˜Collectif Effervescence’ auquel, rappelons-le, il est lié. Plus rock que sur son précédent essai, »Characters » met en avant une qualité d’écriture indéniable et plus encore des arrangements soignés et pour ainsi dire parfaits faisant ressortir, au fil des écoutes, des cuivres des cordes ou encore un piano Wurlitzer. Si les mélodies ne sautent pas instantanément aux oreilles dans cet album, en revanche le rythme est bien marqué par une batterie incisive aux accents parfois post-rock (façon Chicago) qui donne une résonnance toute particulière à  un ensemble réussi mais pas aussi facile que ça à  apprivoiser. (3.5) Benoît Richard

Collectif Effervescence – oct. 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Pop Revue Express)

more_than_30seconds.jpgMarie-Flore : More than thirty seconds if you please

Loin du buzz et de toute agitation médiatico-musicale, la jeune fille a su se forger une identité à  travers une poignée de chansons plus belles les unes que les autres. Après quelques premières parties plutôt marquantes, cette Cat Power française (la voix et les intonations rappellent fortement celles de Chan Marshall) sort donc un album autoproduit fort réussi aux chansons contrastées allant du folk dépouillé (« Half Past Three ») à  des compos plus rock (« While you were there ») qui font d’elle tout simplement un des plus beaux espoirs made in France pour cette fin d’année 2009. On espère franchement que la jolie fleur ne se fanera pas trop vite et qu’elle nous apportera par la suite encore autant de plaisir qu’avec ce »More than thirty seconds if you please » qui ne s’use toujours pas même après une bonne douzaine d’écoutes. (4.5) Benoît Richard

autoproduit – septembre 2009 (Retrouvez cette critique avec des titres en écoute sur Hop Blog)

20338.jpgZak Laughed – The Last Memories of my Old House

Johnny Cash, Dylan, Eels, The Moldy Peaches…Zacharie les aime et les reprend. Zacharie n’a pourtant que 15 ans, pas mal de concerts à  son actif et, armé de son ukulélé offert par ses parents à  11 ans, entend marquer l’histoire de la folk music à  la française. Ce jeune Clermontois sort enfin son premier album qu’il a entièrement composé et arrangé avec sa bande de potes, les Hobos. A l’évidence, c’est de manière érudite que Zak Laughed a assimilé l’histoire et les codes de ce genre musical typiquement américain, qu’il aborde de la manière la plus fidèle et innocente qu’il soit. Problème : comment reprendre les thèmes classiques du folk (amour perdu, solitude de l’homme mûr, nostalgie du temps passé) quand on est né dans les années 90 et que sa voix n’a pas mué ? Le jeune effronté n’en a cure et ose des mélodies excellentes de sa voix fraîche et frêle. Le résultat est forcément ambigu : on reste partagé entre l’admiration pour un album de folk impeccablement troussé, serti de très bons morceaux (Each Day) et l’ambiance un peu ridicule de cette voix prépubère qui nous renvoie la désagréable impression d’entendre les performances karakoés d’un jeune fan de Cash d’artistes sixties. L’auditeur tranchera… (2.5) Jean-François Lahorgue

Sophiane / 3eme bureau / Wagram – 2009

Sleepy sun – Embrace

Entre autres tendances lourdes du moment, le retour au psychédélisme n’est pas la moindre. Voici donc Sleepy sun formé à  Santa Cruz, basé désormais à  San Francisco qui aime les morceaux de bravoure où tous vos sens sont mis à  mal dans une dérive de la perception New age, Sleepy son). Le sextet n’écrit pas à  proprement parler que des titres psychés. Mais même ceux qui apparaîtront comme inoffensifs (le Lennon-ien Lord) sont tirés du côté des vapeurs d’amphétamines. Comme un brouillage voulu des codes par un prisme déformant. Tout l’album baigne donc dans cette atmosphère de paradis artificiel d’où émergent volontiers un solo de guitare incendiaire, une rythmique en forme de spirale infernale. Même l’inoffensif et Lennon-ien Lord brouille rapidement les pistes …pour notre plus grand plaisir.Le son renvoie à  ces années 68-72 mais Sleepy sun puise autant chez les babas Jefferson Aiplane que chez Black Sabbath. En effet, White dove sort la grosse artillerie du placard. On pourra trouver Espers plus émouvant, The gris Gris plus aventureux et plus barré mais Sleepy sun sort avec Embrace un album déjà  passionnant. (4.0) Denis Zorgniotti

ATP Recordings – 2009

Iggy_Pop_Preliminaires.jpgIggy Pop – Préliminaires

Mais qu’est-il arrivé à  notre Iggy adoré ? Déjà , son album pas terrible Avenue B laissait présager que l’Iguane comptait désormais se calmer et revenir à  des choses plus posées. Ce n’est pas une raison pour commettre ce mauvais album, qui débute par une reprise catastrophique d’un classique intouchable (Les feuilles mortes) et continue par une cover ratée d’un standard de bossa-nova (How sensitive), les deux baignant dans une atmosphère de jazz électro très laide. Au gré de ballades insipides, de big band poussif, de rock bas de front, d’hommage pompeux au non moins pompeux roman de Houellebecq La possibilité d’une île, Monsieur Pop n’a plus rien à  prouver, certes, mais donne l’impression de gâcher l’aura de respect que l’on possède pour lui, l’ex-Stooges furibard et sexy. Sur Préliminaires, tout est tiède, trop arrangé, trop mou, trop moche. On va donc oublier cettte incartade malheureuse et prier pour que nous revienne rapidement Iggy Pop avec un album speed et sauvage. Utopie ? (1.0) Jean-François Lahorgue

Emi Music France – 2009.
kid_b_L_1.jpegKid Bombardos – s/t

Les jeunes Bordelais auraient pu se réclamer de Bertrand Cantat, mais c’est plutôt vers Lou Reed ou Jeffrey lee Pierce qu’il faut chercher des accointances. Premier maxi éponyme de 5 titres et un remix, et déjà  des allures de rock’n’rolleurs hexagonaux comme on en attend depuis un bail. Fluidité des mélodies, voix à  la traîne chère aux jeunes pousses type Strokes ou Kings of Leon, guitares saillantes à  la Velvet, les Kid Bombardos ont tout pour se faire un nom. Alors, pourquoi Revolver (pour comparer avec un groupe français jeune et hype) et pas eux ? Peut-être un single qui tue, ou se démarquer davantage…On vous attend, les frérots Martinelli, à  vous de jouer. (3.5) Jean-François Lahorgue

Sober&Gentle – 2009.

6a00d10a7905288bfa0123ddb690eb860b_320pi.jpgAnabel Poppy’s Day – Far from home

Acolyte des talentueux Fairguson, Anabel sort son deuxième pléthorique album, plein comme un oeuf et débordant de trouvailles sonores. Originaire d’Ouzbékistan, elle affectionne depuis longtemps les sons lo-fi qui émanaient du mariage des bruits extérieurs avec les morceaux qui sortaient de son baladeur. Le résultat est toujours là  : premier album remarqué en 2003, et aujourd’hui, chez Coco records, 38 morceaux (!!) de 2 minutes environ, 38 chansons bricolées avec son imagination fantasque, 38 bombinettes qui lorgnent du côté des Pixies en mode économe, ou des girls next door de l’indie pop, les Liz Phair, Cat Power du bric-à -brac synthé-cheap. Un gros bémol quand même : sa petite voix d’adulescente un peu énervante sur la longueur, qui gâche parfois les comptines pop-rock-électro de la demoiselle foldingue. Grosse découverte en tout cas, il serait dommage de passer à  côté de la pop’in’girlette Anabel, nouvelle extra-terrestre des boîtes à  rythmes. (3.5) Jean-François Lahorgue

Coco Records, 2009.

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