Delphic – Acolyte

Acolyte.jpgJe n’ai pas encore le recul nécessaire, à  l’heure d’écrire cette chronique, pour savoir si cet album des Anglais de Delphic vieillit bien. Il n’empêche que je ne peux éviter de revenir quasi quotidiennement à  cet album et que This momentary troisième plage du disque et résumé de sa formule me hante perpétuellement depuis sa découverte il y a quelques mois dans un podcast de JD Beauvallet pour les Inrocks.

Delphic ces sont le guitariste Matt Cocksedge, le multi-instrumentiste Richard Boardman, l’éphèbe chanteur James Cook, et le batteur additionnel Dan Therman, qui apparaît lors des shows du groupe.

Ils sont Mancuniens. Difficile de le nier, vu qu’ils plongent allègrement dans l’héritage Factory pré-baggy. Il y a une filiation évidente dans la tradition pop/électronique qu’arbore fièrement Delphic à  sa boutonnière. Et si les copistes de génie que sont Maximö Park et Interpol éfleurent la tradition Mancunienne par l’angle Joy Division, il ne fait pas un pli que Delphic titille quant à  lui sa verve New Orderienne. D.’ailleurs, il y a fort à  parier que si la bande emmenée par Sumner avait survécu à  une période contemporaine plus électrique, New Order né en 2009 aurait sonné comme Delphic aujourd’hui.

Delphic mélange pop électronique et plages plus électriques avec une facilité évidente au fil d’un album qui s’avale avec facilité. Une évidence qu’on n’avait plus entendue depuis l’album de inaugural MGMT . Et s’il faut bien avouer que tous les titres n’ont pas la caractéristique mnémotechnique, de This Momentary, il faut aussi reconnaître qu’il n’y a rien a jeter sur l’album des Britanniques. Tout en synthétique et mélancolie un peu cellophanée, on saute de la pop à  l’intelligent techno en moins de temps qu’il n’en faut pour arranger un titre. Delphic installe une atmosphère où le guilleret qui point de temps à  autres semble parfois incongru. Incongru, mais évident à  la réflexion, sur des visages d’ordinaire moroses qui se baladent sourire aux lèvres (léger le sourire, et un peu figé par la mélancolie, oui c’est vrai) pour quelque sexuelle raison.

Les sons sont tous filtrés par le prisme électronique, et par la volonté de rester au format pop. l’album est riche sans être dense ou prétentieux. On songe parfois à  Aphex Twin , parfois à  Underworld calfeutré sous une chape de plomb (pas trop épais le plomb). On ne songe pourtant jamais au synthétique version Pet shop boys. Et pourtant ces sonorités synthétisant de vraies guitares n’ont guère que le groupe de Neil Tennant pour cousin éloigné. Tout est ici pensé pop, orienté mélodie. POP, dans sa plus britannique expression, mélange de chagrin et de 24hours party people

On en redemande,. Et on se laisse bercer par ce qui pourrait bien devenir un classique.  » Can we make the time to leave it behind and reshape, remake our Fate in what we see, how you feel so unsteady, I’m already out of reach, remember finding your feet, In a fine time, take time to find me, I’l be ready waiting lets do something real… Lets do something real « 

Denis Verloes

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Tracklist

01. Clarion Call
02. Doubt
03. This Momentary
04. Red Lights
05. Acolyte
06. Halcyon
07. Submission
08. Counterpoint
09. Ephemera
10. Remain

Date de sortie: 8 février 2010
Label: Cooperative Music

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Ecouter l’album sur Spotify

La vidéo de »This momentary » via Dailymotion

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