Broken Bells – Broken bells

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Dire que Broken Bells est l’album made in SonyBMG dont la presse indé fait ses choux gras, tient de l’euphémisme. Parce que oui Broken bells, c’est un peu le genre de super groupe dont le monde de la presse musicale.

Imaginez Danger Mouse (aka Brian Burton) s’associant avec un musicien en vue pour un album d’un genre musical une fois de plus différent, et d’un patronyme éthéré à  faire se retourner Pink Floyd et Milke Oldfield dans leur « retraite musicale. Parce que oui, quand Danger Mouse s’associe avec quelqu’un, ça donne en général des albums qu’on écoute, et toujours des albums dont on parle. Rappelez-vous : Gnarls Barkley avec Cee-Lo, The good the bad and the queen avec Albarn, ou le Grey album avec Jay-Z, les Beatles et la furie de EMI devant un album interdit leaké sur le net. Furie qui engendra ensuite le refus de Dark Knight of The Soul album concocté avec le regretté Mark Linkous, dont la carrière continue sur le net faute de distribution.

Voici donc Broken Bells, en covoiturage avec James Mercer ci devant leader de The Shins, autre formation qui a la cote auprès des amateurs de pop sixties bien troussée. Et quand les deux bonshommes producteur et musicien+chanteur s’associent. Le résultat est un album évidemment influencé par les musiques sixties californiennes, et évidemment produit comme un rutilant van Volkswagen remanié par le Doc de retour vers le futur.

l’album oscille perpétuellement entre influence Beach Boys et éthers de la musique psyché, sans jamais trancher réellement, laissant l’auditeur démêler,  le factice de l’efficace, le plaisant du réussi, la pop de l’électro à  la Air époque 1000 hz » le morceau sympathique du tube radio en puissance (the ghost inside) avec son air de ne pas y toucher. Moins immédiat que l’ultra écouté Gnarls Barkley, moins polémique que le Grey Album, Broken bells démontre que Danger Mouse est un sacré bon sang de producteur efficace mais surtout que, dans le cas présent, un musicien amateur de l’époque solaire de la pop américaine.

Broken bells est une réussite. Au casque, et à  la cool lové dans un canapé, l’album prend toute son ampleur, orchestré par un metteur en son de génie. l’impression d’avoir trouvé le chaînon manquant entre Air et le rock est saisissante. Archive peut désormais sombrer dans l’oubli. Dans le métro, ou en bande son d’une journée au boulot, broken bells manque pourtant de tubes pop immédiat, aussi redoutablement mnémotechniques que les rengaines du Gnarls Barkley, par exemple.

Bon album, conceptualisé et réalisé par deux musiciens solides, le disque éponyme affirme son intelligence et la maestria de sa conception. Il lui manque à  mon sens, pour en faire un des albums qui comptent à  mon panthéon, le petit supplément d’âme et de tripes qui font passer l’analyse de l’intellectuel au sensoriel. Mais un album à  découvrir absolument (comme disait Gérald jusqu’à  il n’y a pas si longtemps).

Denis Verloes

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Tracklist :
01. The High Road
02. Vaporize
03. Heads On Fire
04. The Ghost Inside
05. Sailing To Nowhere
06. Trap Doors
07. Citizen
08. Float
09. The Waiting Game
10. The Mall And Misery

Label: Sony Music
Date de sortie : 8 mars 2010

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Les vidéos via Google

Ecouter l’album via Spotify

Regarder la vidéo de The High Road via Vimeo

Broken Bells – The High Road from Phunk Promotion on Vimeo.

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