Concert de Légende – The Doors: Honolulu Convention Center

Si vous n’avez jamais posé une oreille sur cette merveille capturée à Hawaii, paradis sur Terre s’il en est oh que ouiiiii, my sweet Lord, je vous envie tellement *censuré* ce boot est un pêché, un hymne au vice

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Si vous n’avez jamais posé une oreille sur cette merveille capturée à Hawaii, paradis sur Terre s’il en est oh que ouiiiii, my sweet Lord, je vous envie tellement *censuré* ce boot est un pêché, un hymne au vice : deux heures de magie intemporelle..Mmmm que dire d’autre c’est un must pour tous les aficionados, qui renferme des versions irréelles voire même d’exception – vous le passez en soirée pas un mosquito ne vole ou alors il vibre en rythme et vous piquotte et vous suçote la peau avec amour la saloperie, tellement les âmes chavirent, le cœur part en compote et le sourire figé, des momies hypnotisées..

Si vous le savourez en amoureux euh bah je ne vous fais pas de dessin, si ou bien *sourire taquin* ?? Vous avez la recette pour repeupler en deux temps trois mouvements si je puis dire (…), la planète..*schwing*

Pourtant l’année 1970 fut plus que chaotique pour le groupe : en effet hormis entres autres Boston ou Philly (incontournable c’est le Live In America !) , il y eut cette année là une palanquée de gigs atroces et inaudibles où Morrison parvenait trop rarement à surnager dans ses démons alcoolisés pour délivrer autre chose qu’une bouillabaisse d’expérimentations calamiteuses laissant à Jimbo son double désinvolte bituré jusqu’au trognon le loisir de livrer des prestations chaotiques pour ne pas dire foirées où il montrait tout au sens littéral (!!) et surtout n’importe quoi depuis le ahem Miami 69( le bien nommé…)

Heureusement dans ce marécage malheureux où la provoc’ donnait le là au détriment de l’extase des sons , il y eut des gigs où le Mojo was litterally risin’ (ahaha pardon) , des instants de félicité absolue où il retrouvait l’espace d’une nuitée -ô temps suspend ton vol , son aura , cette grâce unique qui savait transporter les foules corps et âmes, ce cocktail unique où il laissait son âme, sa voix se disloquer et booster ses tripes pour laisser surgir la poésie.et flotter la musique…Honolulu 1970 est l’une de ces splendides prestations à graver dans le marbre et larvées de spirales mélodiques évanescentes qui font naître des frissons incroyables…

La genèse du boot déjà est un poème à elle seule, la veille, le gang a découvert le peyotl local délicieusement appelé le « paka lolo » euh après en avoir absorbé ne tentez aucun mouvement brusque n’allez ni courir ni rien don’t bouge ;).. le lit et c’est tout ou la plage couché en étoile de mer.. hors le (Big)Jim et ses acolytes ont choisi d’aller pousser les vocalises et de jouer alors imaginez le délire ;) à l’époque..

Le gang déclenche les hostilités sous la moiteur locale avec un bluesy « Backdoor Man » qui suinte le sexe par tous les pores …La chevauchée se poursuit avec un furibard « Roadhouse Blues » qui déchire la nuit et s’achève de façon apocalyptique avec le King Lézard qui hurle sa rage après les lumières… Voilà que le Paka lolo rend le Jim loco;))…Les ingé en prennent plein la caboche, et on ne sait plus qui tellement il s’emporte..Pas grave, survolté, il enchaîne sur une version incendiaire de « Break On Through » qui vous brûle de bonheur avec une transe à la fin où Manzarek aka Mister Harmonie vient carrément donner de la voix avec Jim (qui décoche un râle euh perturbant aaaaaah!)et le public (qui a itou goûté à l’élixir local) n’est pas en reste, les volcans de l’Ile pourraient être en éruption que tout le monde s’en taperait le coquillard..Les choses se compliquent avec le public remonté comme une pendule et chaud comme la braise sur les morceaux suivants mais qu’importe, l’abandon est plus troublant et pénétrant que jamais sur « The Crystal Ship » et tels des moutons de Panurge, on succombe..la version est une des plus bellissima que le gang ait jamais exécutée… le sillon tracé par l’orgue Hammond est d’une beauté sans nom dans laquelle s’engouffre l’organe de Morrison.

Le crépuscule du gig est indescriptible .. Le train s’affole davantage et on s’embarque sans se faire prier dans le « Mystery Train » avec une envie non feinte, les percus sont démentielles on se passerait plus d’une fois ce « Love me Two times » avec une interstice inattendue et fabuleuse du Baby Please Don’t go.. »Rock me » débarque ….et son fameux « All Right All right All right » répété de façon entêtante…le Roi Lézard achève ses disciples… Morrison nous réveille avec un « Wake Up » de circonstance avant de nous faire fondre complètement sur un « Light My Fire » étiré à l’envie et cerise sur le péyotl il n’y a pas de mot pour décrire la fin : un véritable chaos cosmique « The End » morceau revisité voire euh réécrit presque où s’entremêlent avec délice chant, morceaux de poésie, délires extatiques ou narcotiques, un orgasme absolu de 17 minutes au compteur.. le public est emporté et nous avec.. La messe est dite, un gig qui vous emporte loin et vous laisse le coeur en liesse .. Certains n’ont toujours pas atterri à l’heure qu’il est et sont encore sur orbite quelque part..

Corinne LGT

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Le site officiel
The Doors – Honolulu Convention Center,
Hawaii 18 Avril 1970
Partir, divaguer , fantasmer, s’envoler > le concert est assez facilement trouvable sur le web

The Doors – Back Door Man / Love Hides / Five to One – Honolulu – 4/18/1970

Setlist
Back Door Man / Love Hides
Five To One
Roadhouse Blues
Break On Through
When The Music’s Over
Peace Frog
The Crystal Ship
Mystery Train
Love Me Two Times
Rock Me (cut)
Wake Up / Light My Fire
The End / « Ensenada » / « Coda Queen

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L'Auteur:

Corinne LGT

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