Wavves – King of the beach

J’aime bien quand un album n’a aucune autre prétention que de poutrer directement dans mes incisives. Upercutant, sans pour autant etre bas du front. Il en va ainsi de Wavves, dont le second album en deux ans envoie du surf punk mâtiné de pop solaire et de Beatles dans un album compact, condensé d’énergie.

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J’aime bien quand un album n’a aucune autre prétention que de poutrer directement dans mes incisives. Upercutant, sans pour autant etre bas du front. Il en va ainsi de Wavves, dont le second album en deux ans envoie du surf punk mâtiné de pop solaire et de Beatles dans un album compact, condensé d’énergie.

Et oui, oui je reconnais n’avoir pas été du tout emballé par le premier opus, il y a une paire d’années, que je trouvais non mélodieux, dispensable, brutiste et abscon. Comme quoi je peux être un imbécile: je ne change pas d’avis. Le précédent opus ne laissait pas apparaître une once de l’efficacité de cet album qu’on s’enfile avec les doigts comme une gelée de groseille qu’on a envie de manger salement, et sans cuillère.

On ose à peine  imaginer la tête d’une prestation scénique des San Diego-iens originalement emmenés par Nathan Williams et Ryan Ullsh. Une grenade dégoupillée lancée on stage comme on le constate au gré des  enregistrement s  pirates repérés de ci de là sur la toile. Une débauche d’énergie qui s’est d’ailleurs fini en explosion en vol en plein milieu d’un festival lorsque Williams en vint aux mains avec Ullsh et  le public. 2010. Nouveau Line Up. Le duo original splitte et Williams repart avec une partie de la section rythmique de Jay Reatard décédé plus tôt cette année.

La première moitié de l’album passe à la vitesse de l’éclair, portée par un chant nasillard et punk de Williams qui envoie les bombinettes comme un machiniste le charbon dans la gueule de sa locomotive :  king of the beach, super soaker, idiot…  Le trip est immédiat et on se reverrait bien pogoter comme au bon vieux temps de nos vertes années.  Dans la seconde moitié de l’album, entamé par une transition en forme de when you will come, et dont j’aurais retranché l’un ou l’autre titre plus pop, plus ballade (baby say goodbye ?) ;  Wavves n’hésite pas à arpenter son côté californien et balancer des envolées pop / noisy pourtant pas éloignées  de l’ombre beatlesienne ou du soleil beachboysien : baseball carts, convertible balloons, Mickey mouse... Qui élargissent la palette du groupe mais manquent parfois de l’immédiateté des titres de début d’album. Mais bon, quand on voit le chemin parcouru entre le précédent opus et celui-ci, on ne peut qu’être en joie.

En fait, il ne manque guère qu’une plus grande continuité dans la propension à patater des mélodies imparables pour que le groupe de Ligue 1 se retrouve catapulté en ligue des champions.  Question de réglage, de rodage sans doute. Mais dans l’attente j’y trouve ma dose d’adrénaline simple et virile pour entamer ce troisième tiers d’année et combattre la morosité de l’automne qui arrive. Du bon coton tige musical pour te nettoyer les oreilles compagnon.
Denis Verloes

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Tracklist

Label: Fat Possum Records / Cooperative Music
Date de sortie: 30/08/2010

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La vidéo de Post acid via Vimeo

Wavves – « Post Acid » from GreenLabelSound on Vimeo.

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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