Caitlin Rose – Own side now

Elle a 23 ans, habite Nashville, a une voix de fumeuse d’American Spirit et un daron qui diffuse de la music country pour les majors. Et elle fait quoi comme musique ? Devinez.

S.’il est vrai que le détracteur de la country pop dans sa plus simple expression a tout intérêt à  passer son chemin, les amateurs du dimanche, comme votre serviteur y voient une manière de se réjouir. Il y a du Loretta Lynn, Johnny Cash ou du Patsy Cline dans ce petit bout de fille à  la voix idoine.

En plus elle est pas la moitié de jolie. Il n’en faut pas plus pour passer son chemin dites vous ? Ben en fait, non.

Il y a bien sûr aussi une part du mythe américain pour ceux qui comme moi n’ont jamais baladé leurs baskets sur une route rectiligne comme une règle graduée, au volant d’une décapotable un peu souffreteuse. Caitlin Rose vend/vante ça aussi un peu au travers de son album largement encensé par la presse quotidienne nationale britannique.

Je me vois bien accoster au Marlow.’s y boire des Buds dans un environnement fait de routiers aux casquettes élimées, de fumée de Luckies ou autre marque nationale (oui avant l’interdiction dans les bars quoi) et pourquoi pas tiens, de vampires rousses qui hésiteraient entre leur Tru Blood et la veine de mon cou. Et là  derrière, sur un tabouret de bar, Caitlin Rose y tiendrait le crachoir, toute proprette et pas dézinguée (ben oui on est dans un rêve, et un rêve c’est comme une série, c’est assez aseptisé), sous le néon vantant Miller ou toute autre bière locale. Simple, cliché, efficace, presque trop beau pour être honnête.

Mais il y a aussi les ferments de la nu folk anglo saxonne et une sorte de pop qui ne voudrait pas trop y toucher dans le premier album de l’américaine avec sa pochette qu’on croirait sortie de Hanna Montana. Et si Own side now est loin d’être mon album de l’année, il s’écoute malgré le genre et les références, ou à  cause du genre et des références, puis parce que la jeune femme y lâche ses tripes.

Et que même si on aime pas une musique, la tripaille ça se respecte. Puis, un tout petit peu aussi parce que par son côté le plus pop elle me rappelle que si Beth Orton et Kimya Dawson était nées à  Nashville, elle aurait certainement fait de la musique de cette sorte.

Denis Verloes

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Tracklist


Date de sortie: 5 octobre 2010
Label: Ryko / naîve

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