Grass Widow – Past Time

En écoutant Grass Widow, une évidence m’a frappé : la new wave naissante de Cure période Three Imaginary Boys et l’indie rock des Américaines de Sleater-Kinney avaient plus que de vagues similitudes en commun. Par essence, les deux musiques appartiennent au même esprit : un rock sec et nerveux bati sur des mélodies simples mais addictives et produit dans un minimalisme étriqué mais séduisant.

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GrassWidow_PastTime.jpgEn écoutant Grass Widow, une évidence m’a frappé : la new wave naissante de Cure période Three Imaginary Boys et l’indie rock des Américaines de Sleater-Kinney avaient plus que des vagues similitudes en commun. Par essence, les deux musiques appartiennent au même esprit : un rock sec et nerveux bati sur des mélodies simples mais addictives et produit dans un minimalisme étriqué mais séduisant. Dans leur spectre étroit, les guitares dessinent des courbes vives comme pour compenser la sécheresse du propos. La batterie joue aussi le contraste entre des sons de toms sourds et des cymbales précises et alertes. Grass Widow se situe parfaitement entre Cure et Sleater-Kinney.

On aura tendance à les rapprocher naturellement des secondes car Grass Widow est lui aussi un trio féminin. A la différence de la fougue vocale des Sleater-Kinney ou du chant désincarné de Smith, les Californiennes, elles, choisissent de chanter en choeur avec de douces voix fluettes, parfois dans un timbre bleu proche de Laetitia Sadier : ce parti-pris compense encore plus les contours un peu abrupt de la musique et apporte une vraie personnalité à Grass widow par rapport à ces modèles possibles. Et je ne parle pas d’un violon sur Uncertain memory ou d’un orgue sur Strangers come qui tire encore plus le trio du côté de l’harmonie. L’album est simple et diablement efficace. Et comme il ne dure que 26′, on en redemande !

Denis Zorgniotti

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Label / Distribution : Kill Rock Stars / Differ-ant
Date de Sortie : 23 Août  2010

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L'Auteur:

Denis Zorgniotti
Naturellement branché par quelques préfixes musicaux (indie, post, abstract, alt...) et même un suffixe (nica). Toujours prêt à défendre le petit label de Tours, Chambéry ou de Portland. Après quelques expériences presse et radio, a trouvé avec Benzine mag, un nouveau terrain de jeu et d'expression. Ne désespère pas de trouver le temps un jour d'écrire sur le cinéma, sa formation initiale et son autre passion. Mais seulement 24h dans une journée, un vrai scandale !

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