Buck 65 – 20 Odd Years

Longtemps considéré comme un artiste n’hésitant pas à  dépasser les frontières de son hip-hop natal, ne rechignant pas à  aller voir du côté du blues, du rock ou de la pop ce qu’il s’y passait, Buck 65 est en train de doucement mais sûrement tourner en rond.

Bien que responsable d’albums cross-over mémorable (Talkin’ Honky Blues et Secret House against the World), Buck 65 est effectivement depuis quelques disques rentré dans le rang en proposant à  nos oreilles, pourtant amies, des albums aussi poussifs qu’inutiles. Et cette fois-ci, le canadien a fait fort.

Car avec 20 Odd Years, Buck 65 finit de se fourvoyer complètement. Le crossover, c’est bien et intéressant; mais il faut savoir à  un moment donné se mettre des barrières et arrêter de s’acoquiner avec n’importe qui (quelle idée d’aller chercher l’affreuse Olivia Ruiz?) pour chanter n’importe quoi sur des productions sans nom (quelle vulgarité!).

Alors c’est bien de bosser le contenant (l’album existe en édition limitée avec pleins de goodies aussi débiles qu’indispensables genre casquette, balle de baseball ou mug) mais il aurait fallu aussi tenter de travailler un brin le contenu.

Parce qu’au final, une seule chanson sauve 20 Odd Years d’un naufrage total et complet. Non, ce n’est pas Gee Whiz chantée avec Nicholas Thorburn (ex-Unicorns, ex-Islands, ex-Human Highway), composition à  peine potable à  la durée bien trop courte pour être honnête, mais She Said Yes, très belle balade mélancolique comme sortie de nulle part, dans le grand style de Buck 65. Mais c’est bien peu pour ce qui s’annonce comme un des plus mauvais albums de l’année.

Olivier Combes

Tracklisting:
01 Superstars Don’t Love
02 Gee Whiz
03 Whispers of the Waves
04 Paper Airplanes
05 Stop
06 Zombie Delight
07 Tears of Your Heart
08 Cold Steel Drum
09 Who by Fire
10 She Said Yes
11 BCC
12 Lights Out
13 Final Approach

Sortie: 1er février 2011
Label: WEA

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One thought on “Buck 65 – 20 Odd Years

  1. Chronique trop sévère et assez convenue.

    C’est un album surproduit, limite un peu kitsch, mais c’est globalement un bon album. Pas un grand Buck 65 mais un bon album.

    She Said Yes est le meilleur morceau, c’est vrai (quoique pas un inédit), mais Whispers Of The Waves, Paper Airplane, et Who By Fire sont bien aussi.

    La chronique trahit une méconnaissance du bonhomme. A quels disques pense-t-on précisément quand on écrit ça : « Buck 65 est effectivement depuis quelques disques rentré dans le rang en proposant à nos oreilles, pourtant amies, des albums aussi poussifs qu’inutiles ». Quant à la relation Buck 65 / Olivia Ruiz, elle n’est pas nouvelle.

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