The Donkeys – Born with Stripes

the_donkeys__born_with_stripes.jpgRien de nouveau sous le soleil de Californie certes, mais élevés au bon air du Pacifique, les groupes continuent souvent de faire de la bonne musique. C’était le cas avec The Byrds, Grateful Dead et The Doors, ça l’est aujourd’hui avec The Donkeys, un groupe,  à  la force tranquille mais qui ne manque pas de talent.

Born with Stripes est le troisième album des Californiens et comme les précédents, il est ancré dans cette filiation typiquement américaine de folk-rock, mitonnée avec, un soupçon de, country. The Donkeys décide de titiller le blues sur, Bloodhood ou d’affleurer les rives psychédéliques de l’acid folk lors d’un West Coast Raga ornementé de sitar ou d’un vaporeux Kaleidoscope dont les motifs répétés créent une ambiance gentiment hypnotique., Sur 1’30, , New Blue Stocking recrée le vertige provoqué par The Doors, emmenant un rock classique dans la spirale d’un orgue Hammond.

Pourtant, The Donkeys ne fait pas dans le copier-coller exact de ses influences majeures (Les Byrds et Grateful Dead en tête) et mis à  part Born with Stripes, morceau clin d’oeil aux sixties,, le groupe ne, bloque, pas son curseur,  entre 1965 et 1970. Les nappes de claviers, qui sous-tendent les guitares, évoquent, plus la, new, wave britannique que n’importe quelle musique américaine, (Don’t know who we are où le fantome de Joy Division vient leur rendre visite). Le groupe est particulièrement à  l’aise, dans le tissage de gimmick de guitares qui s’entremèlent. Cela donne des titres au charme évident qui sans grand effet et sans énergie outrancière, marque les esprits., I like the way you walk est un bon exemple de ce joli assemblage de, Rickenbaker, avec des choeurs pop et des, saccades rythmiques, que n’auraient pas renié Mark Kozelek (Red House Painters ou Sun Kil, Moon). Avec son petit riff séducteur et sa mélodie pop, Oxblood a le charme ensoleillé des chansonnettes jouées sur la plage. Morceau de bravoure, Valerie transporte avec lui un psychédélisme tranquille pour une montée finale tout en intensité. En fin de disque, ces Américains de la Côte Ouest propose un titre malicieusement appelé East Coast, Raga, réponse plus dansante à  West Coast Raga, avec la volonté de paraître plus hype et plus tourné, vers la musique d’aujourd’hui.
Et dans cet exercice là , The Donkeys est une nouvelle fois crédible. Un bon groupe, je vous dis !

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Denis Zorgniotti

Date de sortie : 25 avril 2011
Label / Distributeur : Dead Oceans / Differ-ant

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vidéo de Don’t Know Who We Are by The Donkeys

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