DyE – Taki 183

Sur les premiers titres, on songe au projet de Martin Gretschmann, Console, et au fameux titre »14 zero zero » qui offrit son quart d’heure de gloire à  l’allemand, mais globalement, et plus généralement, »Taki 183″ évoque tout un courant de musique synthétique et électronique des années 80 qui a toujours su donner un aspect pop à  des musiques au départ assez expérimentales.

A ce titre, le cas de DyE/Juan De Guillebon est vraiment intéressant. Notamment sa démarche qui est basée sur un procédé d’écriture automatique associé à  l’improvisation. Laissant aller sa boite à  rythmes, il joue de ses claviers moog en travaillant au maximum ses effets, en jouant sur les filtres pour donner une épaisseur et une certaine longueur à  ses arpèges, à  ses nappes de synthés aux relents fortement nostalgiques.

Musique retro-futuriste, électro pop atemporelle, le travail de »DyE » est un bel exemple de composition de musiques bariolées, jouant d’une palette de textures et de sonorités très diverses, empruntant des chemins différent au fur et à  mesure que l’on avance dans l’album. Et si au début, on a un peu de mal à  s’y retrouver, à  définir une ligne pour un album, on se rend compte que le son s’éclaircit au fil des titres, prenant des teintes de plus en plus pop à  mesure que l’on se rapproche de la fin. Une démarche voulue et assumé par Juan De Guillebon qui en tout cas signe là  un album fort prometteur et qui fait honneur au catalogue du label de Joakim, Tigersushi.

Benoit RICHARD

Tigersushi/Module – juin 2011

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