The Pains of being pure at heart – Belong

Si j’avais 17 ans à nouveau, TPOBPAH serait sans doute le groupe que j’adulerais, Comme j’ai pu le faire à mon époque, avec Ride, Pavement ou les Smashing Pumpkins. Un mélange de rock brutal, de mélodies troussées et de fougue juvénile.

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Si j’avais 17 ans à nouveau, TPOBPAH serait sans doute le groupe que j’adulerais, Comme j’ai pu le faire à mon époque, avec Ride, Pavement ou les Smashing Pumpkins. Un mélange de rock brutal, de mélodies troussées et de fougue juvénile. Et bien vous savez quoi, quand on a trente cinq ans… ca marche encore.

J’aimais les premiers essais de Pains pour ce côté brouillon et presque ado qui émergeait du magma sonore pataté à toute berzingue. Je suis bluffé du coup, de la vitesse avec laquelle le groupe est passé à une certaine forme de maîtrise, capable tout à la fois de canaliser son énergie, et de jeter de temps à autres un regard dans le rétroviseur.

Belong, c’est un concentré de tubes pop/rock. 10 titres lancés tambour battant à l’assaut des charts, enfin si tant est que les charts existeraient encore. La grande force de ce nouvel essai est d’avoir réussi à faire produire l’album de manière conséquente (la production est partie prenante du son final) sans que ce nouveau membre du groupe ne vienne bousiller l’ensemble.

Au contraire, la production joue le rôle de « chef d’orchestre » de l’ensemble, surveillant le mix et chargée d’arranger le rapport entre hommes et instruments pour que chacun y soit reconnu à sa juste valeur. Vraiment une réussite, qu’il me semble bon de pointer pour tous ceux qui chercheraient ici quelque trace de LO-FI : que nenni.

Belong c’est aussi et surtout des guitares empruntées au Shoegazzers, Slowdive et Ride en tête, passés à la moulinette pop de, mettons, Smashing pumpkins évoqués plus haut.

Une formule qui ne serait pas novatrice pour un sou, si TPOBPAH n’y distillait une grosse dose de New Order : on n’est pas loin de trouver des accointances vocales dans la voix de Kip Berman avec celle de Bernard Sumner, et un son de guitare qui rappelle parfois l’album Get ready de New order.

Le tout saupoudré d’une subtile once de baggy façon Stone Roses, sans le groove…. Ainsi c’était donc ça la formule pop parfaite pour 2011.

Belong s’avale d’une traite comme jadis mes K7 de quarante cinq minutes par face, où je glissais deux albums fétiche à m’écouter en auto-reverse dans les transports en commun. Belong me provoque un de ces beaux effets madeleine que je commence à aimer en devenant vieux. Mais ne sent jamais la naphtaline.

Simple, efficace, resserré sur l’essentiel et sur sa volonté de faire bouger l’auditoire. Un grand +1 (comme on dit chez Google) dans mon année pop rock. Un de ces groupes aussi que j’aimerais jauger en live, pour vérifier s’ils explosent comme on le pressent au fil de l’album.

Denis Verloes

Tracklist

Label:Painbow Inc. / Pias
Date de sortie: 28 mars 2011

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Le site officiel
L’espace Myspace
La critique du premier album

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L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

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