La belle image, de Cyril Bonin

Après la série »Fog » et »Chambre obscure » Cyril Bonin adapte en bande dessinée et de fort belle manière un roman de Marcel Aymé, moins connu que Le passe-muraille ou Uranus mais tout aussi charmant : »La belle image ».

Raoul Cérusier est courtier en publicité. Un beau jour, alors qu’il se trouve au guichet d’une administration pour fournir des pièces afin d’obtenir des papiers pour un permis de conduire, les fonctionnaires refusent ses photos d’identité qui ne correspondent pas, selon eux, à  la personne qu’ils ont en face d’eux. Croyant d’abord à  une blague, Raoul Cérusier doit se rendre à  l’évidence : il a bel et bien changé de visage. Ne sachant que faire, il refuse de se présenter sous sa nouvelle apparence à  son bureau et à  ses proches qui risqueraient de ne pas comprendre cette transformation. Il décide alors de se créer une nouvelle identité, de s’installer au-dessus de l’appartement familial et décide même de séduire… sa propre femme.
Conte fantastique paru en 1941 aux éditions Gallimard, La belle image propose une très belle variation sur le thème de l’identité, sur l’apparence physique et leur impact sur relations amoureuses.

De son trait plaisant que l’on avait pu apprécier sur autre adaptation de roman »Chambre Obscure » Cyril Bonin réalise là  une bande dessinée parfaitement maitrisée, bénéficiant d’une narration fluide et jamais ennuyeuse nous faisant très bien ressentir la mélancolie du personnage principal. Une belle réussite donc pour une adaptation qui a le mérite de mettre en valeur une oeuvre sensible et délicate bien que tombée en désuétude depuis longtemps.

Benoit Richard

La belle image
Scénario & dessin : Cyril Bonin, d’après le roman de Marcel Aymé
Editions,  Futuropolis,
80 pages couleurs – 16€¬
Parution : 6 juin 2011

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