Non, Babybird n’est pas l’homme du seul You’re gorgeous, non The Pleasure of Self Destruction ne vaut pas par la seule présence de Johnny Depp à la guitare. Babybird ou l’oiseau rare de la pop anglaise.
Les Crimes de Snowtown
Parce que ce sont deux films noirs australiens s’articulant autour de la figure d’un adolescent, il serait tentant d’agréger Animal Kingdom (sorti au printemps 2011) et Les Crimes de Snowtown. Tentant mais fallacieux.
Swod – Drei
Quatre ans sans nouvelle du duo Swod, c’est long, surtout lorsque l’on est très client de leurs productions et plus généralement des sorties du label germano-britanique City Centre offices.
Jardin sucrés, de Lewis Trondheim & Fabrice Parme
Le Père Noël a tout fait de travers cette année : Panda a reçu une petite fille comme cadeau de Noël… à moins que ce ne soit l’inverse ? Hugo, Maxime et Dorothée ne sont pas mieux lotis avec leurs doudous et doivent eux aussi se débattre avec de gros monstre à poils
Le Miroir
Venu d’Iran, le cinéaste Jafar Panahi – dont il faut une fois encore rappeler la condamnation et l’interdiction de sortir du territoire et de continuer à réaliser – a bénéficié de la présence en salles de deux longs-métrages :
Chaos Physique – 1975
Moins radical que sur leur précédent album, Chaos Physique, emmené par Amaury Cambuzat, trouve avec 1975, le point d’équilibre entre psychédélisme hypnotique et fureur punk.
C’est pas du Van Gogh, mais ça aurait pu… de Bruno Heitz
Avec « J’ai pas tué de Gaulle… », Bruno Heitz a été élu « Bande dessinée de l’année » ici même en décembre 2010, parce que Bruno Heitz est un auteur au style comme il n’y en a pas deux, parce que son univers très personnel revoie à une époque lointaine
Ô dingos, Ô châteaux, de Manchette & Tardi
« Ô dingos, ô châteaux » est la troisième adaptation par Tardi d’une œuvre de Jean-Patrick Manchette. Après “La position du tireur couché” et “Le petit bleu de la côte ouest”, le créateur d’Adèle Blanc-sec revient sur un des polars les plus sombres
Meilleurs Films 2011 : le choix de la rédaction
L’année aura été riche, marquant la bonne santé et la diversité du cinéma national, mais c’est du côté d’Israël et plus encore de l’Iran que nous serons parvenus les meilleures surprises d’une production émancipée de ses problèmes internes pour mieux créer et offrir un regard nouveau et réjouissant.
Le Havre
Bien sûr, Le Havre, le nouveau film du finlandais Ari Kaurismäki, dont on était sans nouvelles depuis 2006, année de sortie des Lumières du faubourg, prend toutes les allures du conte de Noël avec sa générosité et sa bonté affichées, que d’aucuns auront la tentation de qualifier de mièvrerie ou de naïveté.












