Misophone – Songs from An Attic

Les très prolifiques Anglais de Misophone reviennent avec un nouvel album et leur style presque inimitable de folk bringuebalante couleur sépia.

On ne compte plus les albums (normalement quatorze en seulement 7 ans d’existence !!) de S. Herbert et de M.A Welsh, duo venu d’un Bristol plus connu pour son trip hop que pour tout autre chose. Misophone est à  l’exact opposé de ça. Aux claviers, le duo préfère généralement, l’accordéon, un orgue à  pompe pour gosses, un mélodica ou une boîte à  musique. A une batterie par trop agressive, il préfère un glockenspiel, des marimbas ou un xylophone. , A une guitare électrique, il opte pour la version acoustique mais aussi pour le banjo ou le ukulélé. Il y a bien là  un theremin dont les sonorités étranges ne pouvaient que séduire nos Anglais un poil farfelus.

Refusant de se produire en live, vivant une vie d’ascètes musicaux, Herbert et Welsh proposent des petites vignettes dégageant un charme suranné. Pourtant, si le duo est souvent mélancolique par ses mélodies (plus que sur leur précédent I Sit at Open Windows), il n’est aucunement nostalgique. Il y a un côté tantôt western, , tantôt fête foraine Belle Epoque avec vieux carrousel mais aussi femmes à  barbe, plus rarement une ambiance à  la, Tati , (Blackbird on Gravestone). Pourtant, dans sa faculté de se libérer du réel et de sortir de ces seules références, Misophone crée un univers bien à  lui, autrement plus poétique. De bout en bout, en dépit de son attirail musical bringuebalant d’orchestre miniature et bigarré, force est de constater que Misophone est bel et bien devenu un groupe pop. Un peu, Eels version rétro, un peu, Mellow d’avant-guerre (la Première ? la Seconde ?). Plus calme et moins fanfare que sur, I Sit at Open Windows – même s’il en reste quelques traces (The end of a love affai, Barnaby Flower, ou What the water gave me que les paresseux rapprocheront de Beirut),, Songs from an Attic est un album fortement doux porté par la voix cajolante de Welsh. Ce groupe vous fait vraiment du bien, à  se demander s’il ne faut pas être maso pour ne pas aimer Misophone.

Denis Zorgniotti

Date de sortie : décembre 2011
Label : Another Record

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